Le Xa/i Wates, près de Poutiangan
6. Le Zoh kidang, un grand affluent formé par la jonction des rivières Watou bëlah et Moundou près de la désa Lohkidang. Le Watou bélah prend sa source près du village Watou, au Sud de Bandiarnégara, sur la petite arête Diambou; le Moundou vient de l’arête qui comprend les cimes Séligour, Plangon et Poulosari, situées toutes en Banioumas; près de Mélipitan, le Xa/ri Te dounan joint ses eaux à celles du Moundou. Le Loh kidang lui-même se joint au Loh oulo à 1 kilomètre au sud-est du village de Lohkidang.
7. Le Zatiaban, formé par la jonction du Sourouan et du Xawoung au hameau de Tienguis ; le Sourouan naît dans du porphyre quartzeux, près du signal Kaïou bimo. Le Tiatiaban reçoit le Xa/7 Gorang à Tienguis, et le Xa/i Sérengseng à Somowongso. Il passe ensuite par Pénguëmpon, Mirahan et Diati sawit, pour se jeter dans le Loh oulo à Binangoun. Les nombreux blocs de porphyre quartzeux sur lesquels le Loh oulou passe dans son cours inférieur, et qu'on utilise déjà en Keboumen pour en faire du gravier pour les propriétés et pour les routes, sont apportés par le Tiatiaban et spécialement par son affluent supérieur le Sourouan.
8. Le Guebang J1, dont la source est au village de Kalipoutih, arrose Losari et Pésawahan et se jette dans le Loh oulo au Nord de Pénanggoulan.
N.B. La direction Est-Ouest que prennent, dans une grande partie de leur cours, les rivières Loh oulo, Tiatiaban et Guëbang a pour cause la direction des couches éocènes, laquelle d'ordinaire ne s’écarte pas fort de 90°.
9. Le Kalï Karang, au village de Kalikarang, et qui a sa source au sommet Paras.
Ici le Loh oulo abandonne bientôt le terrain éocène, pour s'engager dans une crevasse étroite, entre des roches miocènes, et se diriger vers Kéboumen et puis par la plaine vers la mer.
La partie Nord-Ouest des schistes anciens est arrosée par des affluents du ÆXali Sapi, qui prend sa source au Sud de Bandiarnègara, passe par Masaran et Mérden, et se joint au Séraïou à Pourworédio,
La disposition des schistes est indiquée dans les profils Nos. XIX, XX et XXI; il sera préférable de la décrire en même temps que celle des roches voisines.
Profil No. X/X. Dans le profil No. XIX, le terrain a été coupé au niveau de Pésawahan (sur la rivière Guëbang 11), depuis les schistes au Nord jusqu'aux roches miocènes au Sud; il servira principalement à faire voir la disposition des couches plissées éocènes. Les schistes plongent en pente raide sous les roches éocènes pour ne plus reparaître qu’en un seul point dans la rivière Tiatiaban, savoir entre Diati sawit et Mirahan, non loin du calcaire signalé sur la carte. La direction des roches éocènes est généralement Ouest-Est; celle des schistes y est difficile à déterminer, parce que la roche est fort éboulée; la pente est le plus souvent raide et vers le Sud ou le Sud-Est. Les calcaires à nummulites qui affleurent en trois endroits appartiennent probablement à une seule couche, ainsi qu’on l’a indiqué au profil. Aux argiles et aux grès éocènes succèdent immédiatement vers le Sud des roches de l'étage miocène inférieur, conglomérats, brèches et grès de fragments et gravier d’andésite, qui inclinent au Sud en pente abrupte.
Profil No. XX. Dans le profil No. XX, le précédent a été prolongé plus au Nord et au Sud et reproduit à une échelle plus petite. Les schistes qui, au bord méridional, sont en pente escarpée vers le Sud, semblent le plus souvent, au bord septentrional, incliner à pic vers le Nord, bien qu'ici encore la direction et l’inclinaison puissent rarement être bien mesurées. Il importe de faire mention d'une couche calcaire interposée entre les schistes à serpentine, qui se trouve à découvert près Panisian (au Sud de Mérden), au Nord de Sironggué, non loin du village Karang téngah, et au Nord de Loneng. On a trouvé dans ce calcaire, au Nord de Sironggué, de petites orbitolines, les seuls fossiles que les ,,schistes anciens” de Java aient fourni jusqu’à ce jour.
Au demeurant, les schistes contiennent de toutes parts de petits filets de quartz, dont l’épaisseur n’est le plus souvent que de quelques (1 à 4) centimètres (No. 656).
Au Nord des schistes, on rencontre partout des brèches miocènes (m,) et des marnes (m,), inclinant d’abord au Nord, puis au Sud, puis encore au Nord ; en même temps on voit apparaître Çà et là de l’andésite compacte en petites cimes aiguës. Font partie de ces dernières, le Gg. Tampomas de notre profil et les deux petits sommets Gg. Krawang, situés plus à l'Est. Les cimes Gg. Lanang, Séligour, Plangon et Poulosari, situées au Sud du Tampomas, consistent en brèches. Près de la rivière Sapi, non loin de Masaran, les roches tertiaires disparaissent sous les produits quaternaires de la rivière Séraïou.
Dans le profil No. XX, les schistes font place vers le Sud aux roches éocènes du profil No. XIX, puis viennent des brèches miocènes (m,) en pente raide au Sud; à celles-ci succèdent des marnes à teinte claire, des argiles et des grès (m,) avec couches interposées de brèches et de calcaires, jusqu’à la plaine près Pëédiagowan (Soka). Ces dernières ont dans notre profil, donc à l'Ouest du Loh oulo, d’abord une direction de 90 environ et une pente vers le Sud; plus au Sud, la direction atteint 180° et la pente est vers l'Ouest. A l’autre bord du Loh oulo, les couches ont encore une direction d'à peu près 90°, mais l'inclinaison a lieu alternativement vers le Nord et vers le Sud, ainsi que le profil qui suit le fera voir encore plus distinctement. Puisque de part et d'autre du Loh oulo, les mêmes couches ne se continuent pas d’une manière régulière, 1l semble exister ici dans le terrain miocène une rupture ou une faille, le long de laquelle le Loh oulo a pris son cours.
Profil No. XXI. Au profil No. XXI, le terrain a été coupé suivant une ligne, qui se dirige dans la plaine depuis le Gg. Midangan par Sadang, sur le Loh oulo, par le Gg. Sirangkok (dos du Paras), par le Gg. Indrokilo et le Gg. Péntül, à l'Est d’Alian, vers la station de chemin de fer Koutawinangoun.
Le Gg. Midangan est constitué par des brèches d’andésite et des grès (m,), sur lesquels reposent vers le Nord des marnes altérées (m,). Ici encore les schistes sont fort redressés, et entre autres au Nord de Sadang et de Loneng, ils ont une direction de 75° et une inclinaison de 45° au Sud. Vers l'Est (hors des limites de notre profil), la direction semble être plutôt Nord—Sud et l'inclinaison vers l'Est; nulle part, au bord septentrional, je n'ai pu déterminer la direction précise de ces schistes; mais ils paraissent incliner vers le Nord, comme c'est le cas plus à l'Ouest, et former par conséquent, d’une manière générale, une grande selle abrupte.
Dans la vallée du Loh oulo, affleurent des argiles éocènes fortement contournées, reposant sur les schistes.
L'arète Paras—Sirangkok—Kouta Pékalongan, qui limite au Sud du Loh ouio les roches éocènes, consiste vers le bas en brèches et en grès avec de gros blocs de diabase et d’andésite; là-dessus reposent des grès fins avec des couches alternantes de brèches, sur lesquelles passe la route en pente escarpée qui conduit de Boudiagan à Wadasmalang. Ces couches ont été toutes rangées dans l'étage m,. Plus haut encore, viennent des roches marneuses tendres et fines, de teintes claires, qui inclinent au Sud au Gg. Indrokilo, et au Nord au Gg. Pëntul et près d'Alian, pour descendre enfin, en pente au Sud, vers la plaine de Kéboumen. Le bassin du Gg. Indrokilo—Péntiül peut très bien se voir sur la route d'Alian à Wadasmalang, près du passage de la rivière Srouni, à peu près au niveau de Ploumbon. (Voir dessin Fig. 37). Près d’Alian, il existe une source thermale salée, nommée ,,Krakal” qui tient en dissolution beaucoup de sels calcaires. (Voir Section IV).
Afin d'achever la description de la disposition des couches miocènes en Baguëlen, nous rappellerons en premier lieu, que sur la limite de Baguëélen et de loguia, au Gg. Kélier, les couches calcaires m, reposent à peu près directement sur les roches de l'étage inférieur m,, et que seulement les couches marneuses arénacées interposées peu épaisses peuvent être rattachées à notre étage m,.
Profil No. XX/1. Nous trouvons quelque chose d’analogue dans la chaîne du Karang bolong, réputée pour ses grottes à nids d’hirondelles. Cette chaîne s'élève isolément dans la plaine, à la limite de Banioumas et de Baguëlen, et elle ne se rattache à la chaîne située plus au Nord que près d'Idiou, par une bande étroite de terrain accidenté. Elle s'étend depuis Idiou jusqu’à la côte et consiste, dans sa partie septentrionale, en marnes et argiles blanches et gris-clair; dans sa partie méridionale, en conglomérats et en brèches et vers le haut en calcaire (m3), qui recouvre à la fois les brèches et les marnes; cette chaîne se nomme le Gg. Séwou et présente en effet la même apparence bizarre, les mêmes sommets multiples que le Gg. Séwou de loguia. Près d’'Idiou les
marnes n'ont qu'une pente de 5° à 7 au Sud. Dans la petite grotte qui existe à la côte, tout près de Karang bolong, les brèches inclinent aussi au Sud, ou plutôtiau Sud-Est; D, — 35°, L'—: 30° au Sud-Est: mais 1l se présente bien des déviations; et plus au Nord, les brèches semblent disposées horizontalement, ou même incliner doucement vers le Nord. Le calcaire y repose directement sur les brèches, sauf au bord septentrional, où il se trouve sur des marnes.
Au nord d’Idiou, les marnes (m,) font aussitôt place, vers le bas, à des grès, des argiles et des brèches de l'étage m,, qui constituent tout le reste de la montagne jusqu’au voisinage de la vallée du Sëéraïou en Banioumas. Le plus souvent la direction des couches est à peu près W.—E. et leur inclinaison alternativement au Sud et au Nord. Au bord septentrional, il se trouve sur les brèches un peu de marne (m,); et sur la rive septentrionale du Séraïou, les brèches apparaissent de nouveau près Bouka tédia. C’est ici que se termine notre profil.