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L'ancien terrain schisteux

Aïnsi quon l’a déjà fait remarquer plus haut, le terrain schisteux forme une grande selle qui, en général, incline au Nord à l’aile septentrionale, et du côté méridional vers le Sud ou le Sud-Est. Néanmoins, 1l y a à cette règle beaucoup d’exceptions; il existe de nombreux contournements et plis secondaires, et près de la limite orientale, les schistes semblent incliner à l'Est. Cependant, par suite de la grande friabilité des roches, leur direction ne peut que rarement être bien déterminée; on la mesure encore le mieux à quelques couches argileuses calcarifères dures, brunes, qui se trouvent entre les schistes plus tendres. C'est ainsi qu'au Nord de Loneng, on a trouvé pour de pareilles couches De GE Us 45 au Sud:

Les roches consistent en schistes à serpentine, schistes chloriteux et talqueux, schistes micacés, brèches à serpentine, grès verts, bancs d'argiles dures et en quelques couches calcaires, qui alternent les uns avec les autres et pour lesquels on n'observe aucun ordre de succession bien déterminé. Il se présente en même temps des roches éruptives, notamment de la drabase, du gabbro, du porphyre quartseux et même des fragments de granite. Ce que nous avons appris à connaître pour la chaîne de Diiwo, nous permet de tenir pour certain que le diabase et probablement aussi le gabbro ont le même âge que les schistes, bien que nulle part on n'ait pu constater distinctement que ces roches éruptives se trouvent en stratification concordante entre les schistes, ainsi que nous avons pu le faire dans la chaîne de Diiwo.

Quant au granite, dans le terrain du Lohoulo on n’en a trouvé qu'un seul gros bloc roulé, dans la rivière Loh oulo près Sadang. La disposition du porphyre quartzeux, relativement aux schistes, dans le cours supérieur de la rivière Sourouan, n’est pas distincte du tout. M.

l'ingénieur FENNEMA pense (Nieuwe geologische ontdekkingen op Java, 1881) qu'entre Siguënder et Pësangkalan, au Nord de Sadang, il existe dans les schistes des #/ons de porphyre quartzeux, mais de mon côté je n'ai pu l'observer distinctement. Provisoirement, je préfère donc laisser dans l'incertitude la détermination de l’âge de cette roche éruptive.

a. Granite. L'âge de cette roche est également douteux, car nulle part on ne l'a trouvée en masse compacte. Seul un bloc roulé assez volumineux se trouve sur la rive gauche du Loh oulo, au Sud de Sadang, là où le sentier pour cavaliers, qui conduit au mont Sirangkok et au village Alian, coupe la rivière. Comme on n'a pas trouvé d’autres fragments de granite, ni dans le cours supérieur, n1 dans. le cours inférieur de la rivière, je crois vraisemblable que ce fut là un fragment unique, englobé dans les schistes, et qui a été dégagé par le Loh oulo ou un de ses affluents. S'il y avait eu un filon, ou un gite, ou un monticule faisant saillie dans les schistes plus récents, nous trouverions incontestablement plus d’un fragment de granite dans le lit du Loh oulo. Il n'y a pas longtemps que cette roche formait encore un spécimen unique pour Java; il est vrai qu'on avait trouvé en d’autres points des roches qui ressemblent au granite, mais c’étaient, en partie du moins, des roches éruptives cristallines et grenues plus récentes, qui à l'aspect extérieur seul présentent de l’analogie avec le granite.

Le bloc de granite de Sadang n’est pas trop grand pour admettre qu'il ait été transporté par l’homme; on ne voit cependant pas pourquoi on aurait apporté dans cette région lointaine un seul bloc d’une roche d'ailleurs étrangère à Java. Ce n’est qu'aux endroits où ont existé jadis des fabriques de sucre chinoises, entre autres près Tanguérang dans la résidence de Batavia, et aux sépultures chinoises, que l’on trouve des espèces de granite et de diorite qui y ont été apportées de la Chine. De même, à Batavia et en d’autres localités de la côte, on rencontre du granite qui a servi de lest aux navires et qui y a été abandonné; enfin, on a employé aussi du granite de Chine pour la construction du port de Tandioung Priouk. Mais on ne peut nullement se figurer un pareil transport jusque loin dans l'intérieur de la chaîne de Baguëlen. Nous rencontrerons d’ailleurs plus loin des conglomérats éocènes avec fragments de granite, dans le lit du Worawari.

Le granite de Sadang (No. 637) est de teinte rougeûtre, frais et d’un grain moyen. Rien qu’à la loupe, on peut déjà en reconnaître les éléments principaux; mieux encore au microscope: du quartz limpide à inclusions liquides, de l’orthoclase trouble rougeâtre, du plagioclase frais, de la biotite brune, décomposée partiellement en chlorite, un peu de minerai de fer avec apatite et par ci par là quelques paillettes de

chlorite issues de biotite.

La roche ressemble complètement à certaines grantitites de la côte occidentale de Sumatra. ,

b. Porphyrite quartzeuse. Se montre dans le cours supérieur du Kali Sourouan et se continue jusqu'à la crête de la chaîne située à la limite de Banioumas et de Baguëlen; existe aussi dans la chaîne au-dessus de Sadang, entre Siguënder et Pésangkalan. La disposition n’est pas assez distincte pour qu’on puisse juger de l’âge de cette roche par rapport aux schistes; 1l est probable qu'elle forme des filons dans les schistes.

Le No. 638 vient du Kali Sourouan, le No. 639 a été recueilli entre Siguénder et Pésangkalan. Ce sont des échantillons d’une très belle roche à pâte gris-clair, dans laquelle il y a un très grand nombre de : feldspaths blancs laiteux de la taille de 6 à 8 mm., et quelques quartz limpides.

Au microscope, on voit d’abord de nombreux plagioclases volumineux, devenus troubles pour la plupart, ayant encore parfois un noyau limpide et présentant alors distinctement les stries plagioclastiques. L'orthoclase n’a pu y être reconnu avec certitude et fait peut-être totalement défaut. Puis, des quartz limpides, en belles sections rhombiques ou hexagonales, à inclusions liquides. Du minerai de fer, probablement de l'ilménite, autour duquel s'est développé un minéral brunclair, transparent, qui doit être de la titanite issue de la décomposition du fer titané. La pâte renferme des particules de quartz, du plagioclase, un très grand nombre de fibres incolores de mica et des particules vert-clair de chlorite, ainsi que de petits grains de titanite. C’est un porphyre quartzeux où plutôt une porphyrite quartseuse, qui ressemble fort à une roche du Gg. Tiwaän dans le Sud-Est de Bornéo, laquelle s'y montre en compagnie de serpentine et de gabbro, et que J'ai moimême décrite commé une andésite quartzifère dans le ,,Jaarboek van het Mijnwezen” 1835 I p. 77. Néanmoins, il me semble à présent plus vraisemblable d'admettre que cette roche est plus ancienne que le tertiaire, et qu’elle doit être classée dans les porphyrites.

c. Gabbro et diabase. Ces roches se présentent intimement unies et elles ne forment qu'un seul groupe. On trouve, à l’état de grès verts, des fragments et du gravier de gabbro ‘et de diabase, dans des couches situées entre du schiste à serpentine et de la brèche à serpentine, ainsi que dans des brèches et conglomérats éocènes et miocènes. Quant à l’âge, elles correspondent probablement aux schistes, bien que cela ne soit pas aussi clair ici que dans la chaîne de Duwo, où les couches de diabase gisent en concordance entre les schistes.

Il faut apparemment se représenter toutes ces roches schisteuses comme issues, à l’état de tufs et de brèches, des mêmes volcans anciens qui ont fourni les diabases et les gabbros. Ce qui prouve que ces tuis

ont été en partie déposés sous les eaux, ce sont les bancs de calcaire à foraminifères interposés. Ce furent probablement des projections de sable et de cendre, très riches en olivine, qui par la décomposition ont donné lieu à la formation des matériaux de la serpentine. Dans quelques grès verts, qui consistent presqu’entièrement en débris de gabbro, on peut encore reconnaître distinctement l’olivine décomposée; mais cela n’est plus possible dans les serpentines.

Du gabbro affleure dans la vallée de la rivière Watou bélah, entre Lohkidang et Sironggué; la diabase se rencontre dans une petite cime antérieure abrupte du Gg. Paras, nommée Gg. Karangan, à la rive gauche du Loh oulo.

No. 640. Du gabbro, situé à proximité du Kali Poutiang, rivière frontière de Banioumas, entre Lohkidang et Sironggué. Cette roche a été détachée à 1 kilomètre environ au Sud de la rivière.

Le No. 641 a été recueilli dans la rivière Poutiang même; c’est aussi du gabbro, mais il est déjà à moitié serpentinisé. Le gabbro est recouvert immédiatement par des schistes à serpentine. A l'œil nu, le No. 640 est une roche de grain moyen, consistant en augite fibreuse (diallage) et plagioclase blanc-terne, à peu près en proportions égales. Au microscope, on voit un mélange grenu de diallage vert-clair, transformée partiellement en chlorite et en quartz; de plagioclase en larges cristaux tabulaires, à stries fines et décomposé partiellement en une matière trouble; très peu de minerai de fer. On ne peut voir dans ce gabbro n1 olivine ni serpentine.

No. 642. Du monticule Karangan, à la rive gauche du Loh oulo, en amont de Karang samboung. C’est une roche d’un grain assez fin, à longues aiguilles de plagioclase et à grains sombres d’augite. Au microscope, elle présente des augites brun-clair à pléochroïsme très faible, décomposées en partie en chlorite vert-brunâtre ; des plagioclases troubles à stries distinctes; une très grande quantité de minerai de fer, de formes très découpées, mais sans bords blancs. Le tout forme un mélange grenu dépourvu de pâte. On peut l'appeler ne diabase grenue, ou bien encore un gabbro, bien que l’augite n’y ait pas le caractère fibreux des diallages.

Nos. 643 et 644. Enlevés aussi au Gg. Karangan, un peu au Sud du No. 642. Ce sont des roches gris-verdâtre à grains fins qui, au microscope, présentent les mêmes éléments que le No. 642; mais ces éléments sont plus petits, surtout au No. 643; il n’y existe pas davantage de pâte proprement dite. De petits grains cristallins rougeâtres appartiennent à la titanite. L'augite est décomposée en partie en chlorite, en quartz et en quelques petites aiguilles vert-clair d’actinolite (hornblende). Donc, toutes deux des drabases.

d. ÆAoches sédimentaires. No. 645. Roche schisteuse vert-clair, avec

quelques lamelles de mica blanches, brillantes. Provient de la chaîne au Nord de Loneng, du hameau de Kawarasan.

No. 660. .Roche vert foncé du monticule Poulasari, au Nord de Poutiangan. Les deux roches donnent au microscope sensiblement la même figure: un agrégat de fibres vertes de serpentine, qui sont séparées par des masses de serpentine presque incolores que l’on doit rattacher à la chrysotile. Dans cet agrégat se trouvent des sections de mica totalement incolores et: fortement polarisantes ainsi que des grains de minerai de fer. On peut encore voir çà et là le contour fibreux trouble d'un cristal de diallage décomposé, mais on ne peut y découvrir aucune trace d’olivine.

Dans le No. 645 il y a de nombreux mais très petits grains d’un minéral rouge clair, probablement du grenat; il ne s’y trouve pas de grenats plus gros. Les deux roches sont des schistes à serpentine.

No. 646. Echantillon d’une roche grise, parfois aussi vert clair avec du calcaire spathique dans les joints. Provient du village de Sikatel au Nord de Loneng.

No. 647. Roche en partie verte, en partie grise ou grisâtre, enlevée à 14 kilomètre au Nord de Loneng.

Au microscope, ces deux roches présentent une masse serpentineuse sensiblement incolore (chrysotile), qui entre nicols croisés polarise en fibres ténues. Puis, de petites paillettes blanches de mica et de minerai de fer spongieux qui donnent à la roche ses teintes grises; sans ces éléments, elle serait blanche à l’état macroscopique. Ce sont des schrstes à serpentine.

No. 648. Echantillon d’une brèche, recueilli à 3 kilomètres au Nord de Loneng; il contient des fragments de schiste, de quartz et de feldspath, dans une pâte grisâtre de serpentine. Au microscope, cette pâte est de teinte claire (presque incolore) et elle renferme du minerai de fer spongieux. En quelques points, la pâte propre de la roche est devenue néanmoins très quartzifère. Il s'y trouve des fragments de quartz; puis encore, de l’épidote et çà et là du calcaire spathique. C’est une brèche à ser pentine.

No. 649. Couches arénacées vert-grisâtre sombre (grès) alternant avec les couches brècheuses No. 648. Cet échantillon, qui a été détaché à 3 kilomètres au N. N. W. de Loneng, contient des particules de serpentine blanche ou grisâtre, des fragments de quartz sans inclusions liquides, de l’épidote, de la chlorite et du calcaire spathique. Quelques cristaux brun-foncé appartiennent au grenat et sont apparemment originaires d’un schiste micacé grenatifère. Il y existe aussi des fragments de diabase à cristaux de feldspath et du fer titané à bord blanc. Il faut l'appeler une brèche ‘fine ou un grès, à cause de la finesse du grain.

No. 650. Echantillon de roche argilo-schisteuse vert-clair, tant soit peu onctueuse au toucher, pris à 3 kilomètres au N. N. E. de Loneng. C'est un agrégat de lamelles et de grains vert-clair de chlorite, de talc, ou d'une espèce de mica d’un vert très clair. Il s'y ajoute du quartz polarisant en teintes de mosaïque. De petits grains gris brunâtre appartiennent à un minéral qu'on n'a pu déterminer exactement (titanite?). C’est un schiste quartzeux où un schiste chloriteux riche en quartz.

No. 655. Schiste micacé du hameau Kalipoutih, au Sud du Gg. Midangan.

No. 661. Du Gg. Diémoko, au-dessus du village de Binangoun, à la limite entre Baguëlen et Banioumas.

No. 657. De la rivière Guëébang I, au Sud de Lamouk, à la limite orientale du térrain schisteux.

La première roche est un vrai schiste micacé, avec quartz et un très grand nombre de lamelles de mica blanc d'argent ou d’un vert extrêmement clair. La seconde est plutôt un schiste quartzeux à lamelles vertes de mica, qui sont en partie décomposées en une substance brune; le mica se trouve principalement dans les joints, entre les couches de quartz. La dernière roche est à grains fins et fortement fissile, et elle présente aussi beaucoup de mica blanc dans les joints.

Au microscope, on observe chez toutes les trois, comme élément principal, du quartz trouble ou limpide; puis des lamelles de mica d’un vert très clair ou tout-à-fait incolores; dans le No. 661, les lamelles vertes sont déjà en partie colorées en brun par l’hydroxyde de fer.

Le No. 657 contient de plus de petites aiguilles de hornblende (actinolite), vertes ou d’un beau vert-bleuâtre; le No. 655, quelques jolis cristaux de plagioclase ; les Nos 655 et 657 de nombreux grenats d’une teinte légèrement rosée, qui atteignent la taille de 2 mm. Quelquesuns de ces grenats ont des formes hexagonales bien nettes; mais la plupart sont moins régulièrement délimités et présentent des cassures nombreuses dans lesquelles il s’est déposé parfois de la chlorite. Puis encore du minerai de fer et de l’apatite. Les petites lamelles blanches de mica du No. 657 prennent par réflexion un éclat extraordinairement vif; elles appartiennent peut-être à la séricite. Tous les schistes micacés ont une faible teneur en feldspath, qui donne à certains d’entre eux les caractères du gneiss.

No. 654. Bancs de calcaire brun, entre les schistes au Nord de Loneng. Ils contiennent des veines et des filets de calcaire spathique, minces et fort nombreux; ils font eux-mêmes effervescence avec les acides; et à la surface ils ont une teinte brun grisâtre et présentent des traces d’érosion. Après dissolution dans l'acide chlorhydrique, tantôt une petite, tantôt une grande partie de la masse reste inattaquée; ceci dépend de la quantité d'argile qui s'y trouve mêlée, et du degré

de silicification de la roche. C’est ainsi que les échantillons No. 650 et No. 652 sont silicifiés presque totalement, tandis que les Nos. 653 et 654 ne le sont pas du tout, mais contiennent une proportion notable d'argile; on doit donc ranger ces roches dans les calcaires marneux durs ferrifères.

En plaques microscopiques, le No. 654 présente des particules fines et cristallines de calcaire spathique, entremêlées de particules ternes d'argile et imprégnées d’hydroxyde de fer; les veines de spath calcaire sont d'un blanc pur et formées de cristaux plus gros. Il n’y a dans ces roches aucune trace de fossiles, comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart des calcaires de ce terrain.

Un échantillon de cette roche No. 654 a été analysé chimiquement, à ma demande et avec la plus grande bienveillance, par M. le DR. K. H. MERTENS, professeur de chimie à la Hoogere Burgerschool de Sourabaïa. De cette roche, il a pu dissoudre dans l'acide acétique une proportion de 93.75 %, consistant presque entièrement (93.27 %) en CaCO, ; une proportion de 6 % à peu près de la masse restait inattaquée et consistait en un peu de silicates et en hydroxyde de fer.

ANALYSE DE LA ROCHE NO. 654 PAR LE Dr. K. H. MERTENS.

Soluble dans l'acide acétique: Insoluble dans l’acide acétique: Soluble — 93.75 %

CHOCO 102 2700 SO 2 ET Insolubléi= "5:67 SOS AN CUC CAS AO 0701, Hat = INFOS US Ab O3 + Fes CE = 0.23 »2 Fe: (@* = 17 59 o .00O o Mg O NO 20"; Mat oo PAPE MO 6 T2 APTE Ve LE) HE CHOCO: 5:57 %

No. 659. Couche calcaire située près du village de Kalipoutiangan, au Nord de Poutiangan, entre des schistes à serpentine et des grès verts, qui se désagrègent en fragments globulaires. Ces boules ne consistent pas en roche éruptive, mais sont également des grès. L’épaissens idur calcaretesthaummoins de 3 mètres ,.D'u=tr1s == 10 au Sud. . Cette roche gris sombre, à filets fins de calcaire spathique, présente au microscope une masse cristalline de spath calcaire avec quelques restes de fossiles peu distincts et non susceptibles de détermination.

No. 658. Couche calcaire au Nord-Ouest de Grësik, sur le territoire du village de Sèëboro (à l'Est de Poutiangan). C’est une couche de calcaire blanc saccharoïde, totalement cristallin, de 2 mètres environ d'épaisseur, située entre des schistes à serpentine. Pas trace de fossiles.

No. 745. Couche calcaire sise dans les schistes à serpentine, près de Panisian (Banioumas), au Sud de Mérden. C’est une roche gris

foncé qui est exploitée et qu'on calcine pour la maçonnerie; en plaques microscopiques, on voit qu'elle est devenue entièrement microcristalline ; on ne peut y observer que quelques restes peu distincts de foraminifères.

No. 743. Calcaïre situé dans le schiste à serpentine No. 742, près de Watou bélah (Banioumas). Cest un calcaire cristallin gris-clair, à veines de calcaire spathique et absolument dépourvu de fossiles.

No. 744. Couche calcaïre située entre des schistes à serpentine près du village de Kéëboutouh douwour, entre Watou bélah et Sironggué (Banioumas). Cette couche est à découvert près du poteau 7, à l'Ouest du sentier qui conduit de Watou bëlah à Sironggué, et elle n'apparaît que sur une petite étendue dans le terrain des schistes à serpentine. En échantillons, c'est une roche compacte, grise, dans laquelle on peut voir de petits foraminifères papillaires ou piléiformes qu’on a beaucoup de difficulté à enlever de la roche en leur entier et qu'on n’a pu dès lors examiner d'une manière satisfaisante. En sections, 1ls ressemblent fort aux foraminifères que V. FRITSCH a décrits comme des patellines et MARTIN (Sammlungen No. 20 p. 209—231), comme des Orbitolina concava LAM, de Bornéo occidental; seulement, les dimensions en sont plus faibles. Ceux de Saïor en Bornéo atteignent la taille de 12 mm. tandis que ceux de Banioumas n'ont que 4 à 5 mm. Pour le reste, ils sont pourvus à la surface des mêmes anneaux concentriques déliés et il semble aussi y avoir de l’analogie pour la forme et la grandeur des chambres. Nous renvoyons à la fin de cet ouvrage (Section V) pour la représentation et la description de ce fossile.

On n'a pas encore rencontré d’autres foraminifères dans le calcaire au Nord de Sironggué. Toutefois, les orbitolines prouvent suffisamment que ce calcaire, et par suite notre terrain schisteux de Banioumas, de Baguëlen et de Solo, sont d'âge créfacé.

M. BEHRENS a décrit dans les ,, Archives Néerlandaises, Tome XVIII 1883 p. 151 à 157, quelques schistes et quelques roches éruptives de la chaîne de Midangan (plus exactement de Loh oulo.)

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