‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 14 sur 94 · MOLLUSQUES TESTACÉS · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES TESTACÉS

Cy clos t orna elegans antiquum.

Potamides Lamarkii.

Planorbis rotundatus.

— Cornu.

— prevostinus.

Lïnmeus comeus.

— Fabulum.

— ventricosus.

— injlalus.

Bulimus pj-gmeus.

— Terebra.

Pupa Defrancii.

Hélix Lemani.

— desmarestina.

VÉGÉTAUX (2) {de genres indéterminés).

Exogenites. Ligneux et herbacées.

— Culmites anomalus. Ad. B. — Ann. du Mus. , vol. XV, pl. XXIII , fig. l5— (pl. XI , fig. 2) . Lycopodites squamniatus. Ad. B. — Ibid . , fig. — (pl. XI, fig. 3).

Poacites.

CarpoUthes.

— thalictroides pari-f Ann. du Mus. , pl. XI, fig. 17 ) r siensis (pl. XI, fig. 4) jUon jumeau.

. thnllc‘™ïdcs ÏVeb- JAd r (pl xi , fig. 5) Ile de Wigth , etc.

CarpoUthes Ovulum. . . . -Ib., pl. XI, fig.i6-(pl.XI, fig.6). Lonjumeau.

( De genres connus ou déterminables. )

Chara medicaginula. . . .

{Léman. — Ann. du Mus., vol. XV, pl. XXIII, fig. ia— (pl. XI, fig.7).

— helicteres Ad. B. (pl. XI, fig. 8).

.1 2^}ad- b- (pi- xij fig- io)*

jpiateau de Montmorency.

Environs d’Épernai , etc.

Lonjumeau.

(1) M. Brongniart , Ann. du Mus. , t. XV, p. 357, P^* 22 oui, et 23 ou IL

(2) Voyez les descriptions et les figures de la plupart de ces corps dans le Mémoire cité

On ne trouve jamais d’autres coquilles que des coquilles d’eau douce et des coquilles terrestres dans ce terrain , parce qu’il est toujours assez éloigné par sa position du terrain marin pour qu’il n’ait pu exister aucun mélange accidentel des deux sortes de productions. Quelque abondantes que soient ces coquilles , elles appartiennent toutes, comme dans nos marais actuels, à un petit nombre de genres et d’espèces; dans quelque lieu et sous quelque étendue de terrain qu’on les observe , on n’y voit jamais cette multitude de genres et d’espèces différentes qui caractérisent les productions de la mer.

Cette troisième formation d’eau douce de notre bassin recouvre constamment toutes les autres; elle se trouve dans toutes les situations, mais cependant plutôt vers le sommet des collines et sur les grands plateaux que dans le fond des vallées; quand elle existe dans ces derniers lieux , elle a été ordinairement recouverte par le sol d’atterrissement ou de transport qui constitue la dernière formation. Dans les plaines hautes et dans les vallées elle est ordinairement composée de calcaire ou marneux ou compacte, avec des noyaux siliceux (la Beauce, Trappe, le Ménil-Aubry, Melun, Fontainebleau); mais sur les sommets, ert forme de plateaux qui terminent les collines gypseuses, on ne trouve souvent que le silex et la meulière d’eau douce (Triel, Montmorency, Sanois, etc.).

On remarque que la meulière d’eau douce forme un banc peu épais placé presque immédiatement au-dessous de la terre végétale , et que ce banc est séparé du sable sans coquilles qui le porte par une couche mince de marne argileuse.

Nous rapportons à cette formation les terrains sablonneux des hauteurs qui renferment des bois et des parties de végétaux changées en silex; nous avons été portés à faire cette réunion en observant, au sommet des collines de Lonjumeau, des sables qui renferment

plus haut. Ann. du Mus. , t. XV, p. 38 1 . On donnera la figure des végétauxque M. Adolphe Brongniart a déterminés depuis, à la suite du chapitre qui traitera des végétaux fossiles du terrain de Paris.

DES ENVIRONS DE PARIS. C3

des bois et des végétaux silicifiés, mêlés avec des silex remplis de Jimnées, de planorbes, de potamides, etc.

Le terrain d’eau douce est extrêmement répandu, non-seulement aux environs de Paris jusqu’à trente lieues au sud, mais on le trouve encore dans d’autres parties de la France; l’un de nous l’a reconnu dans le Cantal et dans le département du Puy-de-Dôme (i),et nous citerons plus loin un grand nombre de lieux dans lesquels ce terrain se présente constamment avec les mêmes caractères; il nous paroit assez étonnant d’après cela que si peu de naturalistes v aient fait attention. Nous ne connoissons que M. Coupé qui en ait fait une mention expresse avant nous (2).

La grande étendue de ce terrain aux environs de Paris, sa présence dans beaucoup d’autres lieux doit nécessairement faire admettre l’existence de grands amas d’eau douce dans l’ancien état de la Terre ; quand même nous n’aurions plus d’exemples de ces amas , il ne nous sembleroit pas plus difficile de croire qu’ils ont du exister, que d’admettre la présence de la mer sur le sol qui constitue actuellement notre continent , et tant d’autres phénomènes géologiques inexplicables et cependant incontestables ; mais dans ce cas-ci nous avons encore sous nos yeux des exemples de lacs d’eau douce dont 1 étendue en longueur égale presque celle de la France du nord au sud, et dont la largeur est immense. Il suffit de jeter les yeux sur une carte de f Amérique septentrionale, pour être frappé de la grandeur des lacs Supérieur , Michighan , Huron , Erié et Ontario ; 011 voit que si les eaux douces actuelles avoient la propriété de déposer des couches solides sur leur fond, et que ces lacs vinssent à s’écouler, ils laisseroient un terrain d’une étendue bien plus considé-

(ij X oyez les descriptions de ces terrains par M. Brongniart , Ann. du Mus , tome XV, p. 388 , et , dans le présent ouvrage , l'indication de quelques autres terrains de meme origine à la suite de la description géographique de ces terrains.

(2) Bruguière avoit reconnu que les coquilles qu’on trouve si abondamment dans les meulières de la forêt de Montmorency étoient des coquilles d’eau douce.

Nous n’avons trouvé aucune observation dans les minéralogistes étrangers qui puisse nous faire croire que cette formation , qui n’est ni accidentelle ni locale , ait été connue des géologues de l’école de Frevberg.

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