‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 63 sur 94 · III. Sur la rive gauche ou méridionale de la Seine · texte numérisé non relu

III. Sur la rive gauche ou méridionale de la Seine

Les meulières du sud de Paris sont généralement plus poreuses , moins coquillières, plus tenaces et plus estimées que celles du nord. On remarque en allant de l’est à l’ouest,

i°. Le plateau de Meudon dans presque toutes ses parties. La meu-

Jière y est en bancs minces et interrompus , et n’est exploitée que pour les constructions. La meulière coquillière y est très-rare et seulement en lits encore plus minces sur les points les plus élevés.

2°. La forêt des Alluets et toute la partie du plateau de la forêt de Marly qui avoisine les Alluets. La meulière y est plus épaisse qu’à Meudon, et on l’a autrefois exploitée pour en faire des meules.

3°. Le cap occidental du plateau de Trapes, et l’appendice de ce plateau qui porte le village de La Queue, sur la route de Versailles à Dreux, au N. O. de Montfort. Les meulières y sont en petits fragmens.

40. Sur le même plateau, mais plus au sud, au-delà de Clievreuse et près de Limours , se trouve l’exploitation de pierres à meules du village des Molières qui en a pris son nom. Après avoir traversé environ 2 mètres de terre blanche , on trouve deux à trois bancs de meulières situés au milieu d’un sable argileux et ferrugineux : les bancs supérieurs sont composés de meulières en fragmens; l’inférieur seul peut être exploité en meules : il repose sur du sable ou sur un lit de marne blanche (1).

Page 1