‹ Description historique de la cathédrale de RouenChapitre 13 sur 33 · INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

t(mt e&4rer 4an» TégUae , il: faut djo^oendr^ deuxmar^s : lasdifiëreatespof^fi^f au iioiQbir^ de cinq grandes et d^ux petites, ^»t à def^if^ vantaux ^ ainsi qi^e celle du milieu j CQtte det^ nière a i5 pii^s 4 pouces de largeur ^^ur ^ pieds d^hiauteur» Ms. portes de coté pnt.$ |Â^^ 6 pouc^ de la^geiur sur i5 pi^ds dç. haiitQHf ,

L'iatérièur du t^fuple présente: un]|>el asp^c^tj maijs Oi^ eH tnoias frj|[^ de son élé^fttif^n et dq sa laj?gear^ que de la longueiir du va^sse^p^ qui $e trouTe:4^ncor6 prolongé rpat l'ai^ditiQn que. forme la ie^apelle de la V4ergie^ o^ la. y%q se porte sans aucun . obstacle , et. dont j'fnsembte offre ujoe lAagniftqiie .^t.Jp^^pç^^t^ fierspeclive. i • •

Catteiég|ise est une4çiBfJ|^doiH:J'Mitériau^ a le moins so<iiff<ÉSPt dei r«ra^#4e:)a4^éyi9liHion

de 1795; presque tous les ornements dont elle était décorée avant cette ' époque existent encore en grande partie; on doit leur conservation auiKm-espritdes habitâints de Rouen. L'église a 408 pieds de longueur dans-œuvre &ttr 97 ptedfr 6 pouces de largeur d'un mur. de dhàpdle à l'autre. La ^ricfîsée « 164 pieds -de longueur sur 26 pieds de largeur. Là hauteur de la grande voûte de l'église est de 84 pieds , les voûtes des^ bas côtés et des chapelles ont 4^ pieds de haut; latour en forme de lanterne qui s'élève au <iehtre de la croisée a ïôd pieds de hauteur y depuis le pavé jusqu'à la daf de la voûte^ Cette lanterne ^st portée; comme il aé«é dit, sur quatre gros piliers qui ont ohactîn 58» pieds de circonférence > et dont composée dé trerite-^ûne colonnes groupées en faisceaux v {indépendamment de ce^ piliers ^'îl y en a quaraiïte-quatre qui régnent autour: de la nef et ^u chœur.- L'intérieur du tempte a. été ireblandhi eh 1778 par des ouvriers milanais. '^Là nfef a 210 pieds de longueur sur 27 pieds

4 pôùcés de liargéur ; les bas côtés obt (^àcun i4 pieds de largeur , et les chapelles i5 pieds

5 pouces de profondeur; Les dix piliers des deux (aces latérales de la nef ont chacun 25

DE LJl'GATBÊimAIUr'eB'RIMnSN. M

pied» de <oïnuaéim€mÈe^BJà9.\jt(^à^rJ&\ ptûiss iliépèîsspiif>)iei2;e|0B( i»inpràë6ÎQbf>'»»g;tf«|Qfltrb

des^} ilien^existiBfmix ;dôuble:;i!aKig2îdué4(mdA deiGelies*^ci> dont 1» toiot^tcuptiou pa^ été;a6ce8sk^e.^pQ«t »er.^ir d(0flpoini6f'da{ifmi^ afin d'empêohél'Je dëvargerneB t.<lea ipil^p^^u^ niûna(^ient^nri'iû49i]ii>laibI:^meo.t. fliiii^(<i'^ J^';»^ pece d«|cé dc^bk x»rig d'fcrciiiQS piîoï»t6iii^ effet td'au^um fim . désagnéabl^ > qu'elles^ jfi»it disparate a%6Cr coUâ» da dhmiiry doiM: la^^tr^pri tare monostyle est élégpante ^ avelte^î Atèis^^Orr pendant oni pourrait leucproeurÈr UDbut diW tilité qui ajobteraili êgaleiftertitÀllik déçbr^^i:»» iotérieun^ dejlftiApëj œ jifc^it4'3f r^*bli^ 4a» liiibuBeB hoitdMB de bolka' )M(^i|s|j9«d^Sf4^ jUj^S^ arbbesqne ; pour; ooifnbouaicpt^^; ulVh^ jlr^iF4§'À llautr^ipt^nitahlijm'i^t ) ak^^ - iiii) pfis$fi|^ li^iij^tliji^

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oendiée en 1666^ ûmr^^ei|»efit S^]^49!'M['^^<^^^ ^^'^?; côté y disposées de même que celles de la cath^lîrale de ^ouen, et qqe fôn ddit satis dàutcràCtribâèr'i'la mitÀ&céiU. ^ùfei; éaoktB 9ihnas^ tiium ang^^^f^m'^^ Qj^ai^r |t(f)4rspe<|Lvei^^^réufe de^|t|i^ cienne piithédr^ilç, de Londres , «gravée par Yinç^slas Ilollar. Les.Déli^ ces de la Grande-Bretagne eï de Vrrtàkde,^èXc., elc., par Jàmés' Bèeverel; Leyde> 1707, Urne IT, pagbsi&p ' • : : j • . - î .i.

ai MflCft WION Blfi30fiIQfIE .

fietiÉeq prktèsH^i^tBâOQla^nœgiiclesfiiiseeauoc de Qo}oùQes/ cfùÀ dâëopreat la partie snpérîeàne de^cÉNiqiie^liefr flu oôté des faasaoB neft, setn-* bMite» à ceSle» de: l'iglîse.âaîàt-Étietioe^dû^ Mi»M*) àJPad&. Ladestinatkti d&oe double rang d^areades s'expliqae;igaleiiietit par l'existence d^irqdennefe'iiriibuties dont Im t^tig«s s^^èr^ foiv€ftt)|:e)i6obe:9ûa8 les lÂi.s^^c6tës. An^essus des krpaîies'de iancf'et d^-ebiettr' r^oeune galerie i^Dt étPÀite; iJég]imies6édlsàrée par ûent tÊBÛte tenè%re$^i dont quelqoéq-âneB sont vittéêd^èâ' Vèrt^' peifitv Les graifds v^krailx dç- la nefy 4e ^ croisée et d'tziiè ^partie du- choeur sont èki verre blanc ^ et ornés depetitstistels en Ttst^è de ^ouléu^. Les Titràttit du;>anotuaire ô^ï été ' décorés de' figures^^ifi t^i sttn^ T«cf e^ Gèlia du 'Yofid Péj^ésente iésms^iQirist âui^*la eroi^jt'^ aib-deâi^^ le soleil et la lune tsué^h» yifrâu!K ^ûi^ avoisinenti^cèlmMci se/ vaieiit>la Vierge, saint Pierre et saint Jean, avec des inscriptions ea lettres OHciales^ry-nt^entio»: d^s étttiatenrs est égatéiftem captivée par d'autres vitres peintes d'un tiàut intérêt,. çt dont plursieurs offrent un boiiorabie témmg^fiage de la pieuse munificence dç diverses corporations d'arts et métiers qui en firentdonàcette^Use.

DE LA GATHtoRALE DE »QUBN. m

Tels sont y sous le bas côté àgauebe^ en?

fifece de la quatrième aroadedela nef, les pao^ Beaux supériefurs occupes par an^ snite de»

sujets relatifs aux légendes de saint Jean^fi^ listé, de saint Nicolas et ^'autres ^saints* On y remarque 4ps cbrroyeura ou imégissiers', et; près d'une espèce de galerie soutenue par des^ arcajdes ,■ un tailleur de .pierre et un sculpteur façonnant le chapiteau d'une colonne.^ Un pea plus haut, se voit une église «d'une élégante structure, soutenue par des arcs^boutants , à la constraction de laquelle travaill^:kt des ma^ çons. Près de ce lieu est une femme à genou3L élevant de ses deux mains un tableau reprév^ sentant une verrière ou fenêtre gothique. Ces différents sujets paraissent se rattacher aux circonstances relatives à la construction de la partie septentrionale de cet édifice , à laquelle contribuèrent diverses corporations de la ville, concurremment avec plusieurs personnages d'un haut rang. Même bas côté , en montant en face de la cinquième arcade de la nef, fenêtre à meneaux , dont les panneaux repré-* sentent les traits principaux de la vie de saint Sever.

Sous le bas coté du chœur, a gauche, vis-

88 DESGRIPTIOI^.HISWIIUQUE .

à<*-yist àe i la quatrième àroàde;> €st une fenêtre sansi meneaux ^ totalement . occupée par. . une suite de sujets de la Vie de* sakil Jjilien l'Hospttalir.

V En. suivant le . même bas; 'eoié'^ :entre la ,cfaa** pelle latéraleien.bémioycle et la grande ctia-. pelle de la Vierge^ sont deux fenêtres sans meneaux représentant^ dans une suite de pannea^ux^ les traits bibliques de la vie de Joseph , fils de Jacob. Sur Tun des panneaux on lit encore, quoique.difficilement, le nom du peintre verrier auquel on en doit' l'exécution. Il est inscrit sur un phylactère de la manière suivante:

^., €imem i>\tvianm cavnotinm m»*^

Les autres travaux de ce maître sont totalement inconnus.

Sous le bas côté du chœur à droite, çntre la grande chapelle de la Vierge et la chapelle latérale semi-circulaire, on remarque deux fenêtres, dont l'une représente la Passion de Jésus-Christ, et l'autre offre la vie d'un sa^nt inconnu, peint presque toujours nu de la tête à la. ceinture, et monté sur un chevaU

DE LA CrÀTHEDRiClE OE RODtN. «9

ï)ans ta chapelle eémî'^^irculaifê V "^i^i^ 'à^ vitraux prëcîédents,' est une feriélr^ san&itnè^ neaux représentant les acrtes de la vie tf.u^ saint' dont on ignore le nom ^ • ' • '^ '^•

La chapelle semi-cirt5ulaire du èreisillow méridional offre, dans le couronnement d^iiiie des fenêtres , le martyre de seîint- Laurent; L'exécution^ de ces vitraux date de la fin du treizième siècle. Le jplus curieux est celui quï^ représente les traits de* la vie de satiiit^Jeatie THospitalier.

On voit encore dans la cathédrale plusieurs belles vitres, monuments précieux de l'état de la peinture sur verre du temps de la rénaisr sance, parmi lésqueHes on distingue partiou-' lièrement celles qui représentent les princî^' paux actes de la vie de saint Romain ; ei décorent , dans l'angle méridional de la croi-' sée, la chapelle consacrée à ce saint archevêque de Rouen, contiguê à la sacristie (i).

Tous les sujets de ces vitraux, ainsi que ceux de la statuaire au moyen âge, étaient composés, dans ces temps ténébreux, d'après

(1) LaDgIois, Essai sur la peinture sur verre ancienne et m(hdeme» etc. , pag. 24 et sulv. '

90 WSQAiraiON HISTOftIQUS

\e» U^tipnp ^çQnûgném dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine ^ çoaipUaiioi> fabu-l^àx, purgée. depuis de tout le merveilleux qui en formait lessenoe par la $aine critique (Ie0 &avauts*de Launay el.Baillet.

. it'égUse est encore éclairée par crois grandes ro^esî; saypir ,- cleu^ aux . extréqiités . de la croisée y et une au-dessus de l'orgue. Gellen des deux extrémitq^ de la croisée sont vitrées en verre blanc^ et^omées de médaillons en verre peint , représentant divers sujets de l'Écriture. La disposition des compartiments de la rose d|ii nord est beaucoup plus belle que celle. du midi. La rose du grand portait l'emporte sur les deux autres par la beauté et la variété de^ couleurs. L'attention se partage également entre la partie architecturale des compartiments et l'ingénieux assemblage des verres coloriés , parmi lesquels le rouge , le jaune I le vert et le bleu dominent particulièrement. Au centre est placé le Père éternel , environné d'une multitude d'anges, distribués dans les compartiments de la rose , et célébrant sa gloire au son de divers instruments de musique. Autour du grand arc-ogive qui encadre la rose, sont distribuées dix figures d'anges,

DE hh CAXHâ^BALi: iW JlWEN. 4H

ti^napt ehacuR un in^truitaent :4e laiP^siiw» Auskjrant de la rqae. régne; jonë g^Ierie^ bordée d'une balti!sti!ade à jour; ai^-(lesâOus»il (isî^te tine aiiirie.gàJiine» déot^réeid'arcftde^.» et jna^uéeipar le buffet dW^ue^, il :.^:^ . / .: . CeCiiuietrument est ;8Udpiendu en ^ porberâèfam-win-deâ ^pbdfi^droiit& en faoU ^ efm d'élèvent k)h )aLi,nteur deft rcfaapiteaux des piliers d« L'eniréb id^ la foef. Le < ^c^mier orgue oânnu qiAÎ fkit existé d£(M Ja cathédrale de Rouen fiit dpnité^ Qn i49^f par rarchevêque Robert de Groii^Mare» Cet instrument fut refia.it à neuf dQ i5^5 à i5iS par un nommé.PoDthus GancçMfï^lA chapitre fit marché à 3oo liycea pour le; p^iïdfQ et dorer» Le traitement annuel de roqganiste étaitaJ^M^s de ào livres tournois (i)« Rép^'^r^ 1660^ ili fut .eonsidérablement èuf* ^Othœagé en 1^83 par la. chute de plusieurs tCmrelle^ de la façade pk^iacipale^ occasionnée par un violent orage. On le répara en 1693 ; mais 9 vers 1760^ le Chapitre ^ considérant la médiocrité de Tancien orgue, fit foire celui qpe rpn voit aujourd'hui. La montre n offre

(A) DwHle, Uttr^ à M. AIaw>m§,ntr la fiéeU M lu ûaM4rale deltotien, etc., page 11. ....

rîtttt^dë * rebabqtiflble ( i nms ifiiisiram«ii%}''(|tti est:'da, célèbreil^èvre-^' faeieur d\>vgiïéfr de Rotti^ (i); 66t tmèfif-éstifiaéicteà ^ntiaiiseàfs:. Il à até^ractMseivèment touchiâ par des atttis^s^ premier mérite, h 9aginébiittt^ '^Desmstsuiies^^t firo<the ] (2^' ont laissé dé grands • eonvenilri^Me leurs ial^tt;l;s pârniî testenàteurs^^e cetiîiis^ll^ obent, Ce^ orgue est iiii;grànd sëi2»e j^ieds^ ûket unebombitTde au pied et une à la mam dèséeudaht au jfa. Il a été réparé^ en 1806-^ piar M. i Le Breton^ facteur d'instruments ^dia la ville. Cette restaui^ation a ocmté 8,000 francs. La nef ^ les bas^côtés sopt pavés avec de grandes pierr& dé liais. Vers lehaut deUaÙëf; à Tendrait même où avait' été plàce<)riginairement le grand autel (à Tépocfiie où cette pdjt>tie de la nef servait encore déîchceur), se Vôy^ft autrefois le tombeau de rarchevêque Mauril6> mort en lo&j. Dans le même tombeiau éCâM

(1) G*est ce même Lefèvre qui avtii construit Torgue ^ ;ia,«onëg(la]6 de Saint-Martin-de-Tours, dont la réception fut faite par dom Bédos de Celles, savant religteui bénédictin ; auteur d'un grand Ouvrage' strtr VÀrt du facteur d*orguet, publié de 1766 à 1770, in-fol. divisé en quatre parties.

(a) Voyez la Notice hinoriquê eur Broche » publiée par M. Guitbert, Rouen, an XU ( 1803).

DE lid CA7Wim\W .DE. ROIŒN. 9jl

aussi inhumé I,e ççç^i^d^ c^rdiinal di|Estouteville, archevêque de^Rp^n;, luprt swJRQpae en i485; mais en 1777 et i^^ft^ ^lorsque le. Chapitre fit travailler à des ëmbéllisseftients , on supprima ce tombeau, et Yx)\i^p\^ç2L\ aux deux derniers piliers de la nef, deux tables de marbre noir, sur lesquelles sont gravées les inscriptions suivantes en lettres d'or. Sur celle placée à droite on lit :

IN kEDIA NATI

£ kÏGI(mË fiUlué COLUMN^

ÎAGBT

BEAÎVE MEH; VADRI&IUS

ARGHIBP. ROTOM. AN^ MLV

HAl^G. BASILIGAM PERFEGIT

CONSBGRAVITQUE ANNO MLXÎlI

VIX ENATOS BERE^GARII ERRORES

•' iN PRÔV. GONGIL. PRfiFOGAVIT

PLETfUS HERITIS OfeUf AN. MlXvn;

ROC PONnF, noRVANm

POTITl iuNT ANNO MLXVI.

Sur la table de ihàrbre adossée au pilier, à gaûèhfe', on lit : > o ;

PERENNI IIEMORI^ D. GUILLEIMI D ËSTOUTETILLE'.

S. ' h: Étlc^GÂÎRDlkALW^ '

9i M}dfiRm:tt»( mÉWiUQm

AftCB. ROtOM. ÀI^. HCCCCLUi:

A^^CM. POWt. Ntt^OÎiAîû V. ^ * .

AB^ CAliotlJM TIIC 'GAtLiitllUM REGBK '■':', ,. , LEGAfl A't^A-TËEB' -,

tfCl flOTOJf. ECGLESIAH . . .f,.:, AMAKfTISSIMI GQRDIS HJSR^DEM :

ROMi^ MORIENS INSTITyiT ' ANNO MGGGGLXXXII.

REGONDITUM EST IN TUHtLO b1 hAÛRILII ARCttflSP. ''*'

Plus bas en descendant^ et vis-à-vis de la chaire, est incrustée dj^s I^ .payé de la nef une grande pierre tumulaire de près de lo pieds de longueur «ur 4 <*« Margeur, d'un riche dessin, sur laquelle est gravée en creux l'effigie d'Etienne de Sens, archidiacre de la cathédrale, mort eii 1282. Cet ecclésiastique, vêtu de l'ancien costun^e 4'archi4iacre avec l'étole et le manipule , porte de la main gauche un calice contre lequel il ^puie la droite, et est entouré des quatre évatigélistes. Deux anges tenant des cierges allumée ^accompagnent la tête de l'archidiacre ^ qkii .luit-mézDe eHipkcé dans une niche de style ogival, dont telTTO»ton est surmonté de deux anges portant des encensoirs, j^utour de I3e4ç.t0fn)[)e est gravée une inscriptioQjjw v€^s J^iÛns, à demi eflà-

DE LA CÀtniDRALfi DB ftOÛEN. »l

cée^ et dont les càractère& sont fàtt hè&xa^ A Tèittrémité de la nef s*élève une lanterne » ou tour carrée y de la phis grande beauté : ette est partagée en deux ordres; le pren^r consiste dans une galerie décorée de colonnes trèshautes , dont la partie supérieure est surmontée de trèfles découpés à jour; le second étage se compose de quatre arcades sur chaque face intérieure, ainsi que la première partie. Cette lanterne est éclairée par des vitraux blanés^ qui répandent dans Tintérieur une lumière parfaitement égale; sur le centre de chacune des faces de la seconde galerie à l'aplomb des colonnes, lesquelles reçoivent la retombée des arceaux de la voûte , sont de très-grosses têées d'homme servant de supports, qu'une tradition dît être les bustes des quatre architectes chargés de sa construction , et parmi lesquels on aperçoit une espèce de M4das. Au centre de la première galerie, du côté de la nef, est une potence en fer, qui servait autrefois à suspendre une lampe donnée en 1657 P^^ ^^ corps de ville, pour brûler à perpétuité en mémoire d'tm vœu lait par la ville de Rouen, alors affligée de la peste. La grande lampe d'arg^nt^ qui existait avant 178g, pesait 74 matrcs 1 once

i.:g^os$ eUe avait çté is?K4f»utée en ijSi aux déf^m du corps de ville. Vis-à-vis c|e pette polèhcee^t uAe barre de fer ^ servant à tendre qu^grc^nd voile devant le Christ le jour dm Vçndr^i^Saint.

.. JuQs murs de face des. deux extrémités de la croisée >ont décorés de plusieurs pignons et d-arcades en. trèfles taillées dans le mur. On y remarque une suite de niches , ornées de statues placées avec assez de symétrie. Il est à regretter que deux énormes tambours , du plus mauvais goût^ masquent une partie de ces sculptures, qui contribueraient si avantageusement à la décoration du temple. La croisée est .accompagnée d'un bas côté en retour d'équerre et décoré d'arcades; au fond de celui qui est à gauche , est un bel escalier de style arabesque , qui servait autrefois à monter dans la bibliothèque et aux archives du Chapitre (i)*

(1) C'est en 1424 que les chanoines prirent la décision de se former une bibliothèque digne d'une des premières églises de France. Ils choisirent à cet effet un emplacement situé sur le cellier du chapitre» pouf 7 faire construire le bâtiment qui existe aujourd'hui. Il a. 100 pieds de long sur 25 pieds de large. C'est le cardinal d'Estouteyille» archevêque de Rouen, qui a fait construire Tescalier. En 1788, le Chapitre 'fit élever sur la bibliothèque un étage destiné à contenir les archives de son, église; mais, depuis la révolution, on a réuni dans

Dans l'arc ogive de la porte, on lit encore BiBLioTHECA. La partie de l'escalier qui conduit à l'ancienne ^alle des archives a été ajoutée

ce local, aiDsl qae dans les bâtiments contigus, les archives proTcnant des paroisses et des maisons religieuses enclavées dans le département de la Seine-Inférieure.

La bibliothèque de la cathédrale renfermait un grand nombre de manuscrits fort anciens , parmi lesquels on remarquait un Bénédictionnaire du neuvième siècle» écrit en lettres d*or» sur vélin, orné d*un grand nombre de miniatures ; il avait été apporté d'Angleterre vers Tan 1050, par Robert, alors archevêque de Rouen. En 1746, l'abbé Saas, membre de Tacadémie des Sciences de Rouen et chanoine de Notre-Dame , publia une Notice des manuscrits de cette bibliothèque ; elle Ait revue et critiquée en 1747 par dom Tassin , religieux bénédictin, et la même année parut une réponse de Tabbé Saas à récrit de dom Tassin.

Cette bibliothèque contenait une ample collection de livres imprimés renfermés dans des armoires garnies de grillages , et au-dessus desquelles étaient placés les portraits de ceux qui en avaient fait présent. Parmi ces portraits, assez médiocrement peints, on distinguait celui de Pierre Acarie, qui le premier fit un legs de sa bibliothèque. Par reconnaissance , le Chapitre de la cathédrale, après avoir récité les grâces à la fin du repas qu'il y faisait tous les ans le jour de rAscension, rendait hommage à la mémoire de ce bienfaiteur, par rorgane du chanoine qui avait procédé à la bénédiction de la table , et qui formulait là prière suivante : Prions pour U repos de Vâme de M* Pierre Aearie , qui a donné eommeneement à cette hibliothéqite. Elle était ouverte aux personnes studieuses tous les jours, depuis linlt heures du matin jusqu'à midi, et depuis deux heures de Taprèsmidi jusqu'à cinq, excepté les dimanches et les jours de fêtes. Voy<iges liturgiques de France ou Recherches faites en diverses villes du royaume, par le sieur de Moléon (Le Brun Desmarettes). Rouen, 1718, p. S68 et 269.

^a 1789 ) et construite dans le même style que l*escalier de la bibliothèque , dont la construction date de i4^4* T^^^^ ^^ ^^ escalier est une porte ^ par laquelle les chanoines allaient autrefois de Tégliseà la salle du Chapitre (i).

Les chapelles qui décorent l'intérieur de l'église sont au nombre de vingt-cinq : elles présentent encore quelques restes de leur ancienne magnificence. Dans la seconde chapelle , à gauche en entrant par le parvis , on voit un tableau de V Annonciation peint par Letellier^ neveu et élève du Poussin.

(1) En desceadaDt trois mardies , on entre dans une espèce de vestibule voûté en ogive, et dont le sol parait avoir été exhaussé, car les piliers, autour desquels sont groupées placeurs petites colonnes trèslégères, se trouvent enterrés jusqu*à la moitié des bases. Dans ce vestibule sont plusieurs tombes anciennes de divers chanoines. On y remarque également des débris de statues anciennes , parmi lesquels se trouve la statue entière de la Vierge, autrefois [dacée sur le pilier de la grande porte de la façade principale de l'église, et supprimée en 1788, De ce vestibule, ou espèce de doitre, on entre de plain-pied 1 dans l'ancienne salle du Chapitre, par une porte, de style arabesque, décorée de plusieurs statues. Cette salle , qui servait autrefois aux assemblées capitulaires, a conserve son ancienne disposition; les bancs où s'asseyaient les chanoines, ainsi que le siège du doyen , placé au fond , existent encore. On y voit use porte qui conjduit dans la cour d'Albane > où Ton s'aperçoit parfottement de l'exhaussement du sol des rues de Rouen ; car U fout monter cinq marches fort hantes poar y parvenir.

La plupart des auteh ont été exécutés sous la minorité de Louis XIV y par les libéralités de plusieurs chanoines. Le genre de décoration de» colonnes torses , ornées de feuillages en spirale^ ainsi que les frontons coupés qui les surmontent 9 indique le style assez générale* ment en usage dans les monuments d'architecture vers le milieu du dix^septième siècle. Les chapelles^ dévastées en 179^, ont été res-* taurées et embellies lors du rétablissement du culte en lygS, par les soins des administrateurs alors en exercice, qui employèrent à leur décoration les dépouilles provenant des autres églises supprimées de la ville* La plus grande de ces chapelles est celle de Saint-Etienne ^ dite la Grande-Église^ située sous la tour de Georges d'Âmboise, à droite en entrant. Cette chapelle, qui servait autrefois de paroisse^ est l'une de celles de Rouen dont la fondation remonte à une, plus haute antiquité. Avant répoqué où la cathédrale fut agrandie comme elle Fest actuellement^ cette paroisse était à l'endroit où se trouve la chapelle du Saint-Esprit (i).

(1) Voyez l'Histoire delà vitte de Rouen, par Parin; 1738, in-i, ti>ine II , page 5» et sDlvantea.

Elle a 24 pieds en carré , et est éclairée par quatre grandes fenêtres subdivisées en huit compartiments^ qui présentent autant de tableaux peints sur verre. Ces vitraux , exécutés dans le seizième siècle , sont de la plus grande beauté et composés dans le goût simple et sévère d'Albert Durer et de Lucas de Leyde. Le premier, à droite en entrant, a été détruit; celui de dessus représente saint Thomas mettant le doigt dans le côté de Jésus-Christ pour sentir sa blessure; le second offre saint Âmand et saint Athanase environnés de légendes sur lesquelles sont écrits leurs noms en caractères gothiques; au-dessus^ dans la deuxième division, sont Jésus-Christ et les pèlerins d'Emmaûs. De l'autre côté, à gauche, dans le tableau du haut, se voit d'abord le Christ prêchant dans le désert; au-dessus est le Père Éternel; ensuite Jésus-Christ sous la figure d'un jardinier, apparaissant à la Madeleine : la vitre qui avoisine ce dernier représente la Pêche miraculeuse, et au-dessous saint Pierre et saint André, avec leurs attributs. Tous ces vitraux sont d'un dessin et d'un coloris admirablies, principalement celui représentant l'apparition de Jésus-Christ à la Made^

DE LA CATHÉDRALE DE ROUEN. Ml

leine (i). Sur les piliers, à droite et à gauche en entrant 5 sont placés à une certaine hauteur deux statues : l'une est celle de la reine Clotilde, et Tautre celle d'un guerrier, qui paraît être Clovis P% son époux. Les chapiteaux des piliers sont très-bizarres et des plus curieux.

Les autres chapelles }es plus remarquables de la nef sont celles qui contiennent les tom-* beaux des deux premiers ducs de Normandie, bienfaiteurs de cette église. La première , dite la chapelle du Petit Saint-Romain , est située a l'extrémité du bas-côté de la nef, à droite.

C'est là que se voit le tombeau de RoUon, premier duc de Normandie, mort en g5i ou çSa, et inhumé dans l'église cathédrale, du côté du midi, près du grand-autel, comme l'indique son épit^phe. Ce ne fut que lorsque l'on com*-* mença à bâtir le chœur actuel , vers l'an 1200 ,, que les dépouilles mortelles de Rollon et de son fils Guillaume Longue-Épée furent transportées dans les deux chapelles où elles sont

(1) On s'occupe dans ce moment de compléter et de restaurer tes magnifiques vitraux d'après les cartons de M. £.-H. Langlois. Cet habile artiste a été chargé, par M. le ministre des Cultes, d'exécuter lous les dessins nécessaires poyr ce travail*

KW DESCRIPTION HISTORIQUE

présentement. Le tombeau de Rollon est placé dans un enfoncement cintré » pratiqué dans le mur de la chapelle; il consiste en un sarcophage de stuc^marbre de Portor , sur lequel se Toit la statue couchée de ce prince , dont la tête est appuyée sur un coussin. Rollon est vêtu d'une longue tunique y par-dessus laquelle est un manteau couleur de pourpre, ou espèce de chlamyde attachée à l'épaule droite; il porte sur sa tête une couronne. Cette statue a été un peu mutilée. Le sceptre manque en partie, ainsi que les mains. Au-dessus de l'arcade dans laquelle est le tombeau , oh lit l'inscription suivante , gravée en lettres d'or sur un marbre noir :

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