ASIE-MINEURE DU PÉRIPLE DE SCYLAX
» Après les Békheïres viennent les MakroképhalesCO, et le port de Psôrôn , puis la ville hellénique de Trapézous (Trébizonde (2)).
»» Après les Makroképhaîes viennent les Mosunèques , et le port Zéphyrios, et la ville hellénique de Khoïradès, et l'île d'Arès (ou de Mars) : ceux-ci habitent dans les montagnes
» Aux Mosunèques succèdent les Tibarênes (*).
» Après les Tibarênes viennent les Khalubes, et le port fermé de Ghénétès, et la ville hellénique d'Améneïa, et l'acropole (ou fort) hellénique d'Asineïa (»).
»» Aux Khalubes succède l'Assyrie , et le fleuve Thermodôn , et la ville hellénique de Thémiskurc , et le fleuve Lykastos , avec une ville hellénique du même nom ; puis le fleuve Halys, et les villes helléniques de Karoussa, de Sinopè et de Kérasous; puis le fleuve Okhéraïnos, et la ville hellénique de Harménc, avec un port , et la ville hellénique de Tétrakos («).
» A l'Assyrie succèdent les Paphlagonicns. On trouve chez eux le port Stéphane (7), les villes helléniques de Koloussa, de Kinôlis W, de Kuloros et deSèsamos. Viennent ensuite le fleuve
1 Hécatée (fr. 191) , et tous les écrivains postérieurs , nomment ce peuple Makrônes. Makroképhalè est un composé purement grec , signifiant Téte- Longue.
3 Hécatée nomme en outre dans le canton de Trapézous une ville de Hermônassa (fr. 197).
3 Hécatée (fr. 193) nommait aussi les Mossunèqucs, avec leur ville Khoïradès. Il mentionnait en outre, aux confins des Mossunèqucs, un peuple du nom de Mares qui rappelle les anciens Maours, et qu'il plaçait également au voisinage delà région de Mosun (ci-dessus, p. 217).
* Mentionnés par Hécatée dans la même position (fr. 193).
5 Vossius lit Jasoniutn. — Le texte d' Hécatée (fr. 196 ; Cf. 195) nomme la *ville des Khalubes Staméné, évidemment la même qu'Aménela.
6 Au lieu d'Assyria, Hécatée nommait les Leuko-Syriens , et il plaçait chez eux uue ville de Tiria (fr. 194)- — Foy. ci-dessus, p. 185. Hécatée connaissait encore ici la ville d'Amisos (fr. 200) , dont notre texte de Scylax ne fait pas mention , et sûrement aussi d'autres localités de cette côte (voy. les fragm. 198 et 199).
i Hécatée (fr. 201) , si la citation d'Étienne de Byzance est exacte , attribuait cette ville aux Mariandynlens. Ce serait une erreur.
• Correction de Vossius, d'après Slrabon. Le texte porte Korônis.
282 àllE-MINEURE. [0e SIECLE ÀV. J.-C.
Parthenio8, et la ville hellénique de TêïonO), puis le port de Psylla , et le fleuve Kallikboros.
A la Paphlagonie succèdent les Mariandyniens. Là est la ville hellénique de Hérakleïa, puis le fleuve Lykos, et un autre fleuve du nom de Hypios.
» Aux Mariandyniens succède la nation thrace des Bithyniens, avec le fleuve Sagarios (ou Sangarios) , un autre fleuve du nom d'Artanès, et l'île Thynias, qu'habitent les Hérakléotes ; vient ensuite le fleuve Rhébas. Plus loin on retrouve le détroit , et le temple élevé à la bouche du Pont. On arrive de là à la ville de Khalkédôn (Chalcédoine) . puis au golfe d'Olbia. Depuis la côte des Mariandyniens jusqu'au f< nd du golfe d'Olbia (cet intervalle marque l'étendue de la côte de Bithynie) , l'espace est de trois jours de navigation. De la bouche du Pont à l'entrée des Palus Méotides , la longueur de la navigation est la même , soit qu'on suive la côte d'Europe , soit qu'on longe la côte d'Asie.
» Après la Thrace viennent les Mysiens. Leur pays est à la gauche du golfe d'Olbia pour celui qui navigue dans le golfe de Kios jusqu'à la ville de ce nom. La Mysie est une péninsule (*>. Elle renferme les villes suivantes , d'origine hellénique : Olbia, avec un port ; Kallipôlis , également avec un port. Promontoire du golfe de Kios , et à gauche la ville de Kios avec une rivière du même nom. L'étendue de la côte mysienne jusqu'à Kiqs est d'un jour de navigation.
»» A la Mysie succède la nation Phrygienne, et les villes suivantes ? toutes helléniques : Myrlea, et le fleuve Rhyndakos près duquel est l'île Besbikos et la ville de Plakiê. Kyzikos (Cyzique) est située au col même de l'isthme , dont elle ferme l'entrée ; Artakê est en dedans de l'isthme. Non loin de là est l'île de Pro-
1 Autre correction de Vossius, pour Titkion que porte le Périple. Le texte de Scylax . dont on n'a plus qu'un seul manuscrit, a été livré aux criUques dans un état d'altération déplorable (Letronne , Observations , p. 165).
> Formée par les deux golfes d'Olbia (ou d'Astakos, AsUusnus Sinus) et de Kios (le Cianut Sinus des Latius) , qui l'un et l'autre s'enfoncent profondément dans les terres. Cette Mysie du Périple est beaucoup plus resserrée que ne nous la montrent les géographes de* siècles postérieurs, et mène l'ancien périple orphique des Argonaute.9. car ce dernier y comprenait le court du Rbyndaque.