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seulê possible, pour concilier la rapidité inséparable d'une exposition générale avec les détails nécessaires dans une étude approfondie; Tune planant de haut au-dessus du Globe entier ou de chacune des grandes parties du Monde pour embrasser d'un même coup d'oeil l'ensemble des faits généraux qui en forment l'histoire géographique , l'autre se rapprochant du sol pour en étudier de près les accidents , l'aspect et la nature , et passant ainsi tour à tour d'une contrée à une autre contrée. C'est ainsi que dans un Atlas universel le géographe descend graduellement du planisphère à chacune des parties du Monde, puis de chaque partie du Monde aux différents pays qu'elle renferme et même aux diverses provinces de chaque pays , toujours plus abondant en détails à mesure qu'il embrasse un horizon moins étendu, et décrivant ainsi la terre d'une manière plus nette et plus satisfaisante que s'il avait voulu en resserrer les détails infinis dans le seul dessin de sa Mappemonde.
Toute relation de voyage présente deux ordres de faits bien distincts : d'une part, l'itinéraire même du voyageur et le récit plus ou moins attachant de ses aventures personnelles ; de l'autre , les résultats que fournit le voyage pour l'avancement de nos connaissances. Nous conservons, en les séparant, ces deux ordres de faits, mais sans leur accorder, on conçoit , le même degré d'importance. Il nous suffit pour l'ordinaire d'indiquer rapidement la marche de chaque voyageur dans les pays qu'il aura parcourus, afin de montrer quelles parties il en a plus spécialement étudiées ; mais c'est surtout aux résultats positifs et permanents du voyage que nous devons nous arrêter. Tout récit purement individuel n'a droit à