‹ Description historique et géographique de l'Asie Mineure, comprenant les temps anciens, le moyen age et les temps modernes, avec un précis détaillé des voyages qui ont été faits dans la péninsule, depuis l'époque des croisades jusqu'aux temps les plus récents; précédé d'un tableau de l'hstoire géographique de l'Asie, depuis les plus anciens temps jusqu'à nos joursChapitre 66 sur 189 · DE 1816 A 1845.] CAUCASE. MER CASPIENNE. OURALS · texte numérisé non relu

DE 1816 A 1845.] CAUCASE. MER CASPIENNE. OURALS

parle colonel Rottiers, par M. Fontanier, par MM. James Brant, Edmund Spencer et fVilliam Hamilton , par un voyageur allemand, M. Kôler, et plus récemment encore par deux savants prussiens que nous avons déjà cités, MM. Karl Koch et George Rosen. Ces derniers ont reconnu, plus en détail qu'aucun de leurs prédécesseurs, la vallée où le Tchorok roule ses eaux, depuis Ispir jusqu'à Batoun. M. Gamba, notre compatriote, a fourni de bonnes notions sur les pays de l'ancienne Colchide, ainsi que sur la Géorgie. Ce dernier pays a été l'objet de travaux philologiques et historiques d'autant plus importants, que la Géorgie est le seul de tous les États Caucasiens qui ait des annales écrites, et que son histoire, liée à celle de toutes les populations environnantes, devient en quelque sorte l'histoire du Caucase tout entier. M. Brosset, digne continuateur de Klaproth, a rendu et rend chaque jour encore à cet égard d'imminents services à l'étude de cette région. Les steppes qui bordent au nord la chaîne caucasienne et qui s'étendent jusqu'au bas Volga, ont été visitées, ainsi que les hordes kalmouques qui les parcourent et que Benjamin Bergmann , au commencement du siècle actuel , avait bien fait connaître, d'abord par trois missionnaires protestants, MM Swick, Schill et G/en, puis par M. Bélanger, parles docteurs Gobel, Clam et A. Bergmann, par M. Demidoff, par M. Kohi, et en dernier lieu par M. Hommaire de HelL

' Les monts Oural , qui forment la ligne de séparation entre la Russie et la Sibérie , appartiennent à la fois à l'Europe et à l'Asie. On n'avait guère sur cette chaîne, remarquable à plus d'un titre , que les notions données dans le dernier siècle par Pallas ; mais depuis quinze ans elle est infiniment mieux connue , grâces aux travaux de plusieurs savants qui en ont fait un objet d'étude spécial au point de vue géographique et géologique. Le docteur Kupffer l'avait parcourue avant d'entreprendre son voyage à l'Elbrouz ; après lui, en 1 829, elle a été explorée par MM. Alexandre de Humboldt, Ehrenberg et Rose, et plus tard encore par MM. KhanUcoff, Helmersen, Murchison et Verneuil. Un savant déjà connu par des travaux approfondis sur les langues finnoises et par son voyage ethnologique au Caucase, M. Sjogren, a reçu en 1841 , de l'Académie Impériale de Saint-Pétersbourg , la mission de visiter les peuplades de l'Obdorie , sur les deux ver-

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