‹ Description historique et géographique de l'Asie Mineure, comprenant les temps anciens, le moyen age et les temps modernes, avec un précis détaillé des voyages qui ont été faits dans la péninsule, depuis l'époque des croisades jusqu'aux temps les plus récents; précédé d'un tableau de l'hstoire géographique de l'Asie, depuis les plus anciens temps jusqu'à nos joursChapitre 67 sur 189 · ASIF · texte numérisé non relu

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sants de l'extrémité septentrionale de la chaîne ouralienne; et un Hongrois, M. le comte de Réguly, y est venu étudier les tribus Vogoules et Tchérémisses répandues dans l'ancienne Ougorie, à laquelle les annalistes du moyen âge rattachent les Madgiars de la Hongrie moderne. Un géologue allemand, M. le comte de Keyserling, a examiné le premier la branche de l'Oural qui va se terminer vers le N.-O. à l'extrémité de la presqu'île Kanïn.

Vis-à-vis de la côte froide et nue où viennent s'appuyer les derniers contre-forts de la chaîne ouralienne , dans cette mer brumeuse qui baigne au nord les côtes de la Sibérie , s'élève une île dont les glaces perpétuelles de ces tristes régions défendent presque partout l'approche, terre désolée où semblent expirer les forces créatrices de la nature, et que jamais n'habita aucun être humain : c'est la Novaïa Zemlia des Russes , appellation dont l'ignorance a fait chez nous le nom défiguré de Nouvelle Zemble. Si l'exploration de cet inutile annexe de l'empire des Tzars ne pouvait être d'aucune utilité directe et pratique, cette exploration devait profiter aux sciences physiques ; c'en était assez pour que le gouvernement russe s'associât aux vues manifestées par l'Académie de Saint-Pétersbourg. Depuis 1819 jusqu'en 1838, une suite presque ininterrompue d'expéditions maritimes, successivement conduites par MM. Lazare ff^ Lûlke. Pakhtousoff, Zivolka et Siebolski, a été dirigée vers cette région; un membre de l'Académie impériale, M. Baer, s'est joint en 1837 à une de ces expéditions, sur laquelle il a fourni d'intéressants détails. Aucune n'a pu réussir à effectuer le périple de l'île*, pendant vingt ans, elles ont inutilement lutté contre les glaces et les tempêtes de cet affreux climat. Quoique la portion supérieure de la côte orientale n'ait pu être reconnue , les résultats obtenus par cette longue suite d'efforts ne sont cependant pas sans quelque importance. Toute la côte occidentale a été rangée, le cap extrême du nord a été atteint, le détroit qui partage l'île en deux, ou plutôt qui en fait deux îles distinctes, a été exploré , quelques parties intérieures ont été visitées , et le pilote Zivolka a pu construire une carte qui donne à l'ensemble de l'île une configuration toute nouvelle. La partie des côtes continentales que couvre au nord la Novaïa Zemlïa, c'est-à-dire

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