CHAPITRE XI
Pnncipaux Travaux suècessivement exécutes pour V écoulement des eaux de la partie droite des Marais Pontins, (Planche 8. )
^F tiSi. Nous avons déjà indiqué, dans les art. i35 et i36, les principaux travaux auxquels le canal de la Botte a donné lieu, et il sagit particulièrement ici d*exposer les motifs de ces travaux. On a vu, art. ^14» qiie Rapini avait fait, dans la direction de la fosse milliaire 5i , une dérivation au canal Sisto pour conduire Teau dérivée dans la ligne Pio, et employer la chute donnée par la différence de niveau existante entre le» deux canaux (chute augmentée par un barrage ëtaBli sur le Sisto) à faire louvoir une usine. Ce canal de dérivation digue séjiarait toute retendue
MARAIS PONTÎNS,
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de marais située à la droite de la voie Appia en deux parties qui n'avaîeut aucune communication Tune avec lautre. La partie supérieure, entre bief du moulin et Tre Ponti , jetait ses eaux dans la ligne Pic par moytMi des fosses milliaires qui étaient et sont encore munies de veutell à leur» débouchés dans celte ligne; la partie inférieure, entre le bief d moulin et le Portatorc, était traversée par une fosse d'écoulement parailèle à la ligne Pio, creusée dès l'origine de la bonification, et qui allait déboucher, vers Canzo, dans le Portatore di Radino. Celle fosse, qui s'appelait Fossa délia Botte, avait le nom d'un ancien fossé tortueux qu elle remplaçait; l'embouchure de Tune et de l'autre était la même.
Dans cet état de choses, les terrains inférieurs au bief du moulin étatea les seuls dont les moyens d'écoulement remplissent à-peu-prês les cond tious dont nous avons parlé (art. i6 et suiv.), et auxquelles il est indispensable de satisfaire dans un dessèchement bien combiné. Les lerratos supérieurs, réduits aux seules fosses transversales, se trouvaient, à diverses époques de l'année, inondés sur plusieurs points.
a53. On prit le parti, pour remédier à ces inconvénients, de prolonger, dans la partie supérieure des marais, le canal délia Botte, qui servait à I écoulement de la partie inférieure, en augmentant d'ailleurs convenablement ses dimensions en profondeur et en largeur. Pour exécuter ce prolongement, il fallait traverser le bief du moulin ou canal délia Moia; et c'est ce qu'on fit en construisant sous ce bief un aqueduc eu siphon de l'espèce de ceux <Iont nous avons parlé à l'occasion de la Scaravazza , et des eaux de la Tenuta Pio, siphons qu'on appelle en Italie botte. La botte dont nous pnrlons fut conslruite en deux branches OU arceaux, chacun de o~G7 d'ouverture, sur i^^SS de hauteur. I
Ces travaux furent exécutés, en lygS, par feu M. l'ingénieur directeur Astolji ^ qui alors était adjoint à M. Hapini^ et qui fit pratiquer des encastrurcs aux deux culées et à la pile de la botte, au moyeu desquelles on pouvait la fermer à volonté. 11 en résulta un grand bien pour les lerrains supérieurs au bief du moulin: mais, l'eau que ces terrains eovoyaient dans le canal de la botte, remplissant sa capacité, ce canal ne pouvait plus recevoir les eaux des campagnes inférieures au bief du moulin, et même répandait parfois ses propres eaux sur ces campagnes; ce qui leur causait des dommages considérables.
aSi'i- (^u proposa, pour remédier à ces graves inconvénients, dtnx moyens. Le premier consistait à diguer le canal de la Botte, depuis b fosse milUaire 53, jusqu'à son embouchure daus le Portatore, de manière
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que ses eaux ne pussent plus, dans cet espace, se répandre sur les campagnes, auxquelles on aurait donné des écoulements immédiats dans le Fortatore, par deux fosses parallèles au canal de la Botle, situées Tune du côté de sa rive gauche et Tautre du côté de sa rive droite. Le second uioycn était de barrer le canal de la Botte en un point convenablement
hchoîsij et de faire écouler dans la ligne Pio toutes les eaux qu'il recevrait supérieurement à ce point , la partie du lit inférieure au même point ne recueillant plus, dès-lors , que les eaux des campagnes riveraines.
Le second parti f^t adopté, et M. Astoljî fit creuser ou ébaucher,
■en 1797 , une fosse de dérivation partant du canal de la fiotte, un peu au-dessous de son intersection avec la fosse milliaire 55, et se terminant
(a la ligne Pio , au milieu de l'intervalle compris entre les fosses mîUiaires 55 et 56.
Il était nécessaire de diguer une certaine longueur de ce canal vers son embouchure, et cette nécessité entraînait celle de construire un aqueduc en siphon ou botte pour Técoulement de quelques terrains bas, dont les eaux, sans cette construction, n'auraient plus eu d*issue.
355. Les travaux commencés en 1797 furent interrompus faute de fonds; mais ce qu'on en avait déjà exécuté, fît reconnaître que leur continuation, et sur-tout la construction de la botte souterraine, n'étaient pas praticables, vu la mauvaise qualité du terrain. On avait malheureusement, dans cette entreprise , comme dans celle de la ligne Pio et des antres canaux, négligé de s'assurer d'avance, par des sondes, de la qna-
Ililé du sol dans lequel on devait fouiller et établir un ouvrage en maçonnerie.
Cependant, la nécessite de soulager la partie inférieure du canal de la Botte du grand volume d'enu qui y affluait, se faisant de plus en plus sentir, on se détermina à prendre un nouveau point de dérivation entre les fosses miliiaires 53 et 54» à iîSqS"* au-dessus de celui qu'on était forcé d'abandonner: là on pouvnit profiter de l'ancienne fo.vse de Carruccïo ,
tsur la rive droite de laquelle se trouvait un chemin établi à la créle d'une levée qui formait une digue solide; de plus, la construction d'une botte souterraine n'était plus nécessaire, ou Tétait beaucoup moins que <lans le cas précédent, la nouvelle fosse de dérivation ne laissant sur sa rive gauche qu'une petite surface du terrain abaissé au-dessous de son fond. H'Le recreusement de cette fosse fut, sinon entièrement exécuté, du moins fort avancé pendant Tété de l'année 1808, et l'on barra le canal de la Botte par un batardeau établi au-dessous du point de dérivation.
aS.
a56. Le canal de la Boite devrait , eu ég guration de la partie droite des marais , suffire , comme fosse auxiliaire^ longitudiaaie, pour récoulement de cette partie: mais les eaux s'y ra-^| massent en plusieurs endroits oii se trouvent des baiS'{onds{aqa€zs(nnz)^^Ê dont plusieurs sont les suites de la combustion du terrain ; les plus considérables sont entre le canal della Mola ou fosse milliaire 5i et la fosse milliaire 58. Pour faciliter l'écoulement de ces eaux, ou a pratiqué, entre le canal de la Botte et la ligne Pio, un fossé parallèle à Tuu et à lautre , qui serait inutile si jamais les fonds dont nous venons de parler M pouvaient sattérir. H
^57. Il résulte de ce qui est dit précédemment sur le canal faisant la " fonction de fosse auxiliaire longitudinale droite de la ligne Pio, que ce . canal a quatre divisions de sa longueur, qu'il sera boa de distinguer re- ^| lativement aux travaux futurs; savoir, i* Tancicn Ut de la Cavatellay dans ^^ lequel cette rivière coulait antérieurement à 1777, après avoir traversé ^J la voie Appia (art. 181); H
a^ La partie prolongée et supérieure du can;il de la Botte» qui, partant H de l'ancienne Cavatella, à laquelle elle f;ut suite, aboutit à l'aqueduc en ^ siphon ou botte construite sous le canal délia Mola;
3^ La partie immédiatement inférieure au canal della Mola, qui a un nouveau débouché dans la ligne Pio par le Fosso dit Carruccio , et qui a été séparée par un batardeau de la quatrième partie;
4** La partie comprise entre le batardeau et le Portatore di Badino . dans lequel elle a son débouché.
Les longueurs de ces diverses parties sont :
i" partie, fort sinueuse. 9^98*
^' ai3i.
3* Y compris la fosse de dérivation 45oG.
LONGUECR TOTALE ^^^'J^-