C. ûro^f au Sud à S '/a mille*r
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et, toutes les fois qu'il s'agit dcrflxer la position d'un bâtiment, on relève ce rocher beaucoup plus souvent que le cap. Il a 17 mèlres4e hauteur.
A partir du Lion, la côte court droit au S. 0., formée par des roches presque perpendiculaires , ayant à leur pied un grand nombre de débris rocailleux ; à environ Vi ^^^^^ ^^e rentre vers rO., et forme un petit Creux où il y a une plage qui a reçu le nom de plage du Ca$sarin ; les corailieurs y viennent souvent pour firendre^du repos, ou se mettre à l'abri. Quelques petits bâtiments, des tartanes de Marseille, amarrés vis-à-vis cette anse^ et aussi près que possible du rivage, ont tenlé d'y passer l'hiver ; ils y ont résisté à de fort mauvais temps. Après la plage la côte continue jusqu'au fort Gigogne avec le même aspect qu'avant, c'est-à-dire qu'elle présente de grandes masses de rochers qui descendent rapidement à lamer^ et au milieu desquels il y a par ihtervâlles quelques bouquets d'arbres, ou des raquettes.
llooillage èa CbssanD.
Le mouillage du Gassarin eslt vis^à-vis cette partie de la côté comprise entre le Lion et la pointe Gigogne, où l'on a une vue entière de la ville et de la Cisisba. On mouille tout au plus à Vs iiiîU^ d^ distance, par 5, 6 et 7 brasses d'eau; où y trouve en général un fond de sable sous lequel il y a toujours de la vase, et plus on s'éloigne de terre, plus la vase devient pure.
Lorsqu'on vient prendre ce mouillage pendant les matinées dp la belle saison, avec les vents du large établis au N* E. ou' à l'E., il arrive assez souvent que, dèsqu on est auprès du rochef le Lion, ççs vents ybus abandonnent et rvoiks vous trouvez tout à coup au milieu de foiles brises qui vous obligent à des manœuvres continuelles. En général, on , doit s'attendre à un changement, même avec des vents d'O., comme cela nous est arrivé plusieurs fois; il n'est pas rare, dans ce dernier càs^ de rencontrer des brises faibles de S. E/. après avoir dépassé le lion.
L'endroit qui nous a paru le plus convenable pour les grands bâtiments, les vaisseaux et les frégates, qui, pour l'ordinaire; ne font qu'une courte apparition dans* ces parages, est pai^ 9 brasses, fond de vase, relevant :*
LaCMba N. 70» 0.
Le Lion N. 40o 0. à 3/4 de mille.
Le foTiCif[ogne,éé.. S. 84* 0. à 1 miUe<
Oft pmî appareiller de là avec tous les rents.
Les petits oâtiments qai Tenl^nt tenter de passer fhiver à ce mouillage doivent se mettre à 1 encablure ou 1 enccH blore V^ ^^ 1^ pointe du Gassarin» relevattt :
Le Lion N. SS^ E.
La Gasba N. 36o 0.
Le îon Gis^s^e S. M» 0.
Où se trouve alors par 5 brasses, fond fli sable et vase, avec quelques algues* On pourrait s'afTourcher N. et S., la chaîne du N. serait amarrée à terre, et celle du S., un peu plus forte, mouillée sur un corps-mort. Mais , avec rexpérience qu'on a aujourd'hui, on ne saurait donner le conseil de rester au Cas*sarin pendant les mois d'hiver ; il sera toujours prudent de se conformer aux anciennes décisions de la compagnie d'Afrique ^ qui ont été dictées par l'intérêt particulier et une longue pratique.
Les désastres qui ont eu lieu à Bone, depuis que nous y avons une station permanente, ont été occasionnés par des coups de vent de N. E. Celui du 24 au 25 janvier 1835 a été un véritable ouragan. Onze bâtiments, parmi lesquels était le brick de l'Etat leRusé, ont naufragé au Gassarin et aux Caroubiers ; le brick l'Alcyone^ qui était mouillé au fort Génois, a résisté à cette tempête, l'une des plus violentes qui se soient jamais fait sentir Sur cette côte.
Les bâtiments qui avaient choisi les deux premiers mouillages, étaient par 6 et 7 brasses, tous avec de longues touées ; quelques-uns avaient leurs ancres empeniielées ; le Rusé se ironisât affourché sur deux corps-morts. Eh bien, toutes les ancres ont chassé; ce qui ne peut guère s'expliquer que par le mouvement intérieur des eaux. On conçoit en effet que, sur un si petit brassiage, la mer, étant agitée dans toute sa profondeur, acquiert une vitesse et une puissance qui augmentent à mesure qu'elle rencontre le fond : alors elle bouleverse celui-ci, et déchausse peu à peu les ancres, en enlevant autour d'elles le sable ou la vase;^cette mer animée agit en outre sur le bâtiment, sur le câble, et finit par entraîner tout. Le brick CAlofOne^ qui était mouillé par 12 ou 15 brasses, n*a point chassé.
t Pag;e 81.
Sone.
k l'O. de la poiate Cigogne» il y a ua enbooemeiu où i'oà trouverait un excellent sdbri, s'il y avait une profondeur &£^ suffisante pour recevoir des bâtiments : aujourd'hui il n'y va que des bateaux • La ville de Bône est bâtie sur le bord de cette petite baie, où Ton a établi une jetée en pierres sèches* pour servir au débarquement et à l'embarquement des marchandises. Elle esfièntourée de murailles de toute part* oc* cupant un espaee à peu près carré sur un terrain fort inégal. Léon dit qu'elle a été construite avec les débris de l'ancienne Hippone* que les Sarrasins avaient renversée. Elle est appelée par les Arabes Blaidrel»Aneb (la ville aux jujubes). Notre commerce avec cette partie de la côte remonte à des époques trèséloignées ; l'ancienne compagnie d'Afrique a toujours eu à Bon« un de ses principaux agents.
La plage qui borde la ville tourne au S. après l'avoir dépassée, et, dans cet endroit, correspond à' une immense vallée dont le sol bas et argileux retient les eaux qui ne peuvent s'écouler et contribue beaucoup ainsi à Tinsalubrité du climat. JLa fioujimah , petite rivière dont le cours est tressent, vient aussi verser une partie de ses eaux dans cette plaine; elle se jette à la mer à Vs ^fiiH^ ^^ Bone. Un peu plus au S., à Vs de nûUe , est l'embouchure de la Seybouse » rivière plus considérable et plus profonde, dans laquelle les grosses embarcations et les caboteurs du pys, les sandales, peuvent entrer et naviguer jusqu'à une assez grande distance de la auer*
Entre ces deux rivières on remarque un mamelon isolé qui naguère était couvert d'une végétation superbe, et où l'on a maintenant établi un camp ; jc'est là qu'était autrefois la ville 4'Hippoae ^. 11 y a encore quelques ruines*
La c6te, à partir de la Seybouse, se courbe peu à peu vers Je S. E., puis vers l'E,, et enfin remonte à l'E. N. E. pour aller rejoindre le cap Rosa, à la distance de 13 milles. Dans la première moitié de cette étendue, elle est formée par des plages et des dunes au S. desquelles sont des plaines immenses, aujourd'hui non cultivées, mais où l'on récolte cependant une grande quantité de trèsbeaux fourrages. On voit dans la
Hlppo-Regius. Ubbo (sinus, slagnum) dés Cartbasrinois. {Shaw)
partie Est de cette suite de plages, reinbouchure d^une telle rivière, la Hafragg *, qui'a environ 1 encablure de largeur, et dans laquelle les batei^ux corailleurs vont souvent se rétth gîer. »
A l'E. de cette rivière les terres s'élèvent peu à peu , lès plages continuent encore jusqu'à 3 milles ; ensuite viennent des felaises rocailleuses^ et la côte en général s*élève progressifvement Jusqu'au cap Rosa. Dans le milieu 'de cet intervalle, on trouve une petite crique embarrassée dé quelques roches où les corailleurs trouvent cependant un abri. Elle est connue sous le nom de Cale traverse. A l'O. du cap Rosa on en trouve deux autres qui sont encore des points très-fréquentés par les pécheurs. Les environs étant tout à fait incultes et inhabités, ils y fonit de Teau et du bois avec un peu plus de sûreté. L'une d'elles, la plus Ouest, appelée Y anse du Prisonnier ^ bordée d'une plage de galets, a, dans sa partie Sud, sur un roche^ escarpé, les restes d*|in magasin qui dépendait autrefois dû bastiop de France.
Gap Rosa.
Le cap Rosa est formé par des terres peu élevées ; le mame* Ion de Tintérieur qui en fait la principale masse a 330 mètres de hauteur ; le cap lui-même, composé de roches coupées à pic, n'a que 90 mètres. On n'y remarque aucune culture; il tf y a que des broussailles. C'est au N. N. 0. et à la distancé de 4 à 5 milles de ce cap que les corailleurs étaient rassemblé^ pour la pèche pendant Tannée 1833. Ils changent tous' lès ans de place, sans s'éloigner beaucoup de ces parages. On trouve partout dans les environs un fond de gros sable , gravier, coquilles brisées et madrépores. C'est le point de la côte d'Afrique où Ton pèche le plus beau corail, et c'est aussi l'endroit où il est le plus abondant. La profondeur ordinaire de laquelle ou le retire est entre 40 et 50 brasses. Quelques bateaux isolée vont pécher dans le golfe de Stora, d'autres à la partie N. Q. di| cap Bougaroni ; enfin un groupe assez nombreux se réunit pour aller explorer le golfe d'Oran.
La portion de côte que nous venons de décrire , depuis lé cap de Garde jusqu'au cap Rosa, forme ce qui est connu depuis longtemps sous le nom de golfe de Bone. Lorsqu'on y ar«
A Le Muthul de Sallaste, d*après les savantes recherches de M. Dureau de la Malle. '
rivé en vénaot du large, il parait beaucoup |^s gç»nà qo^'il ne î est réellement. Les terres du cap de Garde, qui vont en grandissant à mesure qu'elles s'éloignent vers rintÂ*ienr, paraisseul de loin comme une masse isolée; et lorsqu'on commence^ apercevoir le cap Bosa, on ne voit entre lui et Boneque quelques sommets de montagnes très-poignées au pied desqueUés^ on croit tout d'abord que la mer vient aboutir ; car toutes les terres basses qui remplissent cet espace sont noyées. Parmi ces sommets, on peut en remarquer deux, situés au S. de la Mafragg, dont lesfcHrmes changent peu, et qu'il est facile de reconnaître de presque tous les points où on les voit»
Ms Ganiers.
A TE. du cap Rosa il y a deux petites anses bordées de pla-t ges de galets, qui ont été appelées Caniers à cause des roseaux qui croissent dans les environs. Les. vents de N. E. y élèvent tout à coup une mer très-grosse. Lorsque le bastion de France et la Gale existaient, les bâtiments de commerce venaient quelquefois y chercher un abiri pour attendre un vent favorable. La côte semble ici formée alternativement de falaises taillées à pic et de plages. A 4 milles du cap Rosa, dans l'endroit où elle parait se creuser le plus, on remarque une coupée dans h terrain, semblable à l'entrée d'une rivière. G'est par 1^ que la mer comnwnique à un étang très-poissonneux dans lequel les corailleurs entraient souvent autrefois, et qui était connu parmi eux sous le nom d!étang du Bastion.
Le Bastion.
La côte remonte ensuite vers l'E. N. E., ayant encore des falaises et de petites plages, mais.avec des terrains plus acci*dentés et qui s'élèvent davantage. C'est à un peu moins de 2 milles de l'embouchure de ce lac que se trouvent, sur urt escarpement rougeàtre , lés ruines d'une tour qui appartenait à l'ancien bastion de France, un des premiers établissements des Françiaisen Afrique,, et qui a précédé la domination des Turcs. Il fut abandonné pour former celui de la Cale. Aujourd'hui on y voit un petit village.
Cap Gros.
A 1 mille du bastion il y a une pointe* formée par un terrain
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de moyenne hauteur et difficile à dislîngHier à. moins qu'on n'en soit très-près. La côto^ après eUe » tourne à t'E* en se courbant un peu et tient former le cap Gros dent les eonknrs sont arrondis, mais qu'oa peut reconaaitre de loin aux. tef res élevées dont il est formé. On Yoit, en effet, sur cdles*^, dans la partie orientale* une saillie assez remar(|«Qble, cpna 4é ifH pelée Beo de CAigkt et ^'tm diâingue trés-bios quand ûd vient de rO*
■ LaCaU.
La Cale française, ancien établissement de la compagnie d'Afrique, est à 2 milles du cap Gros. Il y a une calanque de 200 toises de profondeur, abritée du N. et du N. E. par une presqu'île sur laquelle étaient bâtis tous les magasins. Les ba« leaux oorailleurs et les petits caboteurs peuvent s'y mettre à Tabri; mais, pendant les vents frais deN. O., ils doivent s« tirer à terre, car ces vents y donnent en plein et la mer y est très^^rosse. On trouve 20 pieds d'eau à l'entrée, tO et 11 au milieu, ^ur un fond de sable. A la partie Ouest de Touvernç^, sur un mamelon de moyenne hanteur, est un mouKn fortifié qui servait autrefois de reconnaissance j^our Tatlerrage ; on rajperçoit de loin, quoiqu'il soit projeté sur des terres phts haines. Cet établissement a élé incendié en 1827 , lers de la dédaraiion de la guerre entre Alger et la France; les mu^ railles qui sont encore debout se voient \ une assez grande distance,
Monte^-Rotofido.
A TE. de la Cale la côte continue à être formée par des falaises parfois rocailleuses. On découvre de ce côté, à 4 miHes de distance, une montagne conique au sommet un peu arrondi, que son isolement rend plus remarquable et plus facile à distinguer du large. Cest le Monte-Rotondo qai n'est pas cependant bien élevé. Une petite rivière qui coule à son pied dti côté de rO. et vient se jeter à la mer tout près de lui, a Tong-r temps servi de limite aux deux régences de Tunis et d'Alger. Elle vient d'un lac intérieur appelé étang de Tonègue sur nos vieilles cartes, où l'on en voit encore un second, qui porte le nom de Ragoube^ à une petite distance au S. S. 0. de l'ancien établissement français.
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