‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 27 sur 40 · Tàharqur au tf. 60'. K. à a' a milice · texte numérisé non relu

Tàharqur au tf. 60'. K. à a' a milice

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k 4 mfllcs Vt da Monte^Botondo est le oip Bon» Aimé 4^ pocfaers de couleur rousse. Il est escarpé de lous les eôcés. Ont y voit une grande rigole partant du sommet et descendant jusqu'à la mer» par laquelle on âtisalt descendre autrefois le blé qui mwA été acheté aux Arabes et qui arrivait aîmi <tirectd^ ment dans les bateaux. La compagnie d'Afrique y a?ait ua ma^ l^siB dont on voit encore les restes sur un roc qui parait iaac* cessible* Ce cap esf fM^ile à reconnaître de loin , et alors il peut servir i éviter le danger des Sorelle qia se trouve juste sur le loéme méridien à 27 milles ^/a de distance»

Du Cap Rosa att cap Roux les terres qui avoisinent la mer ont une moyenne hauteur ; eHes sont presque partcmt recou^ vertes de broussaiUes épaisses, ce qui leur donne une coulewr sombre. On n'y remarcpie presque aucun défrichement. Celles» qoi sont plus loin vers l'intérieur paraissent ion élevées;

Ueii«Tabaffq«9.

Après le cap Roux la cAte devient haute et très-escarpée; elle est presque entièrement composée de roches dont quelques débris sont tombés à la mer. On voit cependant des en-*, droits cultivés dans les vallons. Le cap de Tabarque est de même nature et d'un aspect aussi triste ; à son pied même il y a une ligne de roches peu élevées au-dessus de l'eau et qui s^avancent jusqu'à 1 encablure V^ ^^ large. La côte en ce point se courbe vers le S. E. de manière à former une baie beaucoup plus large que profonde, à l'ouverture de laquelle on remarque tout d'abord VîU de Tabarque^ rocher stérile couronné de fortifications en assez bon état, quant à Texte* rieur, peu accessible du côté du ^« et couvert, dans les autres parties, de ruines d'anciennes murailles ou d'anciens travaux de défense. Celte lie a appartenu pendant plusieurs siècles à la maison des Lomeili^i de Gîénes, qui y entretenait une coio^ nie *. En 1738^ elle fut livrée par trahison au bey de Tunis.

Elle forme, avec la côte deux baies , l'une a i'E.> l'autre 4 rOuesL Celle-ci , qui est la mieux abritée, ne peut être fré-*

* Cet étabnssement était assez considérable, puisqu'on y comptait 1,^00 parr sDimts, y compris 80 BoDdats <te la garniB<m et les éqnipagies des bateaux co-r raUlaort,

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q^tée qiêe par les petits bâtiments et les caboteurs. U^e U* gBp,4e CQches élevées de. quelques pieds au-dessus de Teaju et ^i ^ prolongent à TQ. vers la terre ferme, les met, d'^prèi C(Ey(^ps,^arins».à Tabri' de tous les temps. Cepeuda&i.Uîpft^ i^L d'apjrès d'autres, qu*en hiver les grands vents de M. sw^ lèf^fAt quelquefois une mer très^grosse qui passe par-dessu» Cj^Kte digue naturelle et occasionne dans ce petit port un ressac véritablement dangereux.

JLa. baie de TE. offre un mouillage où les bâtiments de toute grandeur peuvent venir pendant la belle saison pour se mettre à Tabri des vents d'O. ou de N. 0. ; on mouille par 7, 8 et ft brasses; on trouve presque partout. un fond de sable dur dans lequel la lance ne pénètre que de 6 pouces ; on rencontre quelques mattes en s'approchant de Tile, mais cette partie est environnée d'un grand nombre de roches détachées qui semblent avoir été jetées là par la main des hommes; A l'extrémité de la pointe qui s'avance le plus à TE.» on dirait qu'il a existé autrefois un môle dont les grosses pierres auraient été dispersées par la mer ; plusieurs de celles-ci sont encore assez près delà surface pour que les vagues y brisent au moindre vent; les plus éloignées de Tile sont à 2 encablures et se trouvent sfàr l'alignement de la guérite du S. et du fort bâti sur le continent. En dedans dé cette ancienne jetée on trouve 14 et l'5 pieds^ d'eau; si on la rétablissait , on formerait un port assez commode pour les bâtiments de commerce ; c'est là que mouillaient, il n'y à pas longtemps encore, ceux qui venaient y prendre des chargements de blé ; ils avaient soin de mettre une amarre à terre.

Lorsque les vents sont au N. 0., hott frais, on éprouve à ce mouillage une houle assez forte, mais qui n'est pas à craindre' pendant la belle saison.

La partie Sud de Tabarque se termine en pointe et se réunit^ à fa côte ferme par un banc de sable dont une petite* partie seulement est submergée, et qui était moins élevé autrefois,* pruisqu on dit que les galères y naviguaient librement, tandis qu'aujourd'hui il n'y a que des cihibarca tiens légères qui puissent passer au niilieu; on assure aussi que ce banc s'est formé sur une digue construite par les troupes du bey de Tunis pour s'emparer de l'île.

Yis-à-vis la baie dans laquelle se trouve File de Tabarque» correspond sur le continent une grande vallée où coule ime, rivière ; à partir dé là jusqu'au cap Nègre, les terres qui sont .

âui voisinage de te mèr sont basses et formées; en grande paiv tie» t)ar dés dànes ou dès terrains sablonneux assez remarquai btes par leurs taches jauftés ; on voit au loin, dans Fià^ rtèuf; les sommets^ de quelques montagnes. La rivière d^nt nt^us v^ nons de parler se jette à la mer au S. de l'Ile; c est elle ^? probablement contribue le plus à faire élever le banc de saMè' qui peut-être un jour la joindra au continent. Â quelque di^« tance de la rive gauche, sur un terrain de moyenne hautair, on voit un fort bâti par les Tunisiens, et quelques habitations dans les environs.

Gap N^re,

A rS. de la rivière on trouve des plages, puis quelques fa^ laises autour d'un terrain un peu pins haut; les plages re* prennent ensuite sur une très<grande étendue. Quelques milles avant d'arriver au cap Nègre, les falaises reparaissent, la ci5tè s'élève de plus en plus, elle devient rocailleuse à mesure que les montagnes se rapprochent de la mer ; enfin, au cap Nègre, une chaîne de 490 mètres d'élévation court parallèlement au rivage pendant plus de 6 puilles, et d'une manière si uniformet' que de loin il est difficile de reconnaître ce cap ; il correspond à peu près au point le plus élevé ; il parait ordinairement d'une couleur sombre ; ses pentes, du côté de la mer, son% rapides et accidentées, mais on ne voit cela que de près ; s» partie la plus occidentale s'avance en pointe aiguë garnie de quelques roches, et forme une petite anse, peu fermée, où l'on peut trouver en été un abri provisoire contre les vents d'E. et de N. E. La compagnie d'Afrique a eu un établissement dans cet endroit, dès 1604, pour le commerce des grains, des lai* nés, des cuirs, de la cire, etc. Les bâtiments n'y restaient pas {dus de trois jours en chargement, et, malgré cette précautioii, il y avait de fréquents naufrages ; on y mouille par 6 et 10 bras*, ses, sur un très-mauvais fond, où les ancres ne tiennent pas ; auprès de la côte il y a un grand nombre de petites roches f^ c'est à la partie N. E. qu'était l'établissement qui consistait; en un petit village entouré de murailles avec un château fort à côté, sur un mamelon, pour le protéger.

Cap Serrai.

Après les hauteurs du cap Nègre, les terres s'abaissent insensiblement, et semblent présenter une grande vallée entre

eiles fit le cap Serrai. La c6te retire «n peu dans celte partie; aa^ftp Serrai elle est formée par des falaisea de rocbe^ iqaU elle esi saine partout^ ce cap se recoaBait à deux mameloni arrondis, plus élevés qae le reste de la côte et qui, de loin, paraissent comme deux iles ; lorsqn'ou Ta doubU^t on trouva à TE* une baie où les petits bâtiments peuvent trouver un abri.

De de la Galite.

L'ile de la Galite est située à 25 milles au M. du cap Nègre ; sa plus grande dimension est d'un peu moins de 3 milles ; elle est formée par des terres assez hautes dont les sommets sont bien distincts et très-faciles à reconnaître de loin. Clelui de TE., qui est appelé communément le pic de la Galite^ a 377 mètres de hauteur » sa forme est celle d'un pain de sucre; de près il se présente avec un aspect sauvage, étant presque entièrement composé de grands rochers nus et très-escarpés. Le sommet le plus élevé, qui a 476 mètres, se trouve presque au milieu de la longueur de File; sa forme est plus évasée et un peu arrondie; entre les deux, il existe un affaissement qui est cause que de loin le pic parait comme une Ile. Vers le S» 0«, à la distance de 1 mille Vs» il y a deux Ilots ou grands ro* cbers qui sont d'un accès très-'diffîcile ; le plus grand est dési« fn^é sur plusieurs cartes sous le nom de Galiton de V Ouest ou du Ponant^ ou simplement Galiion ; Tautre, qui est reraârquabb par sa forme conique très-éiancée, est connu sous . le nom é^ Aiguille ou AigmUe du G€Uiion ; à toucher celui-ci^ dans sa partie S. O. , il y a un troisième .rocher beaucoup* plus bas et qu'on n'aperçoit que lorsqu'on passe très-près. U existe trois autres ilôts dans la partie N. E. de la Galite» appelés les Cofuê ; le plus gros d'entre eux» qui est aussi le I^s en dehors, à i mille de l'île principale» porte le nom de Gttikon de fEsî ou du Levant ; il a un petit rocher peu élevé à sa pointe N. O.

On peut passer auprès de Tile et de ses rochers sans crain** dre d*antredanger que les rafales, les accalmies ou les courants*

On trouve un assez boa mouillage à la côte Sud de la Gaiite dans une petite baie très-ouverte, située à TO. du pic; les seuls vents qu'on ait à y redouter sont ceux du S. O. au S. et auS.E. qui sont extrêmement rares en été et peu communs en hiver. Pendant toute la belle saison on peut donc y mouiller

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