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avee confiance ; mais, depuis la fin en mois de septembre jusqu'au commencement de mai, on ne doit y aller que pour s'y mettre, en ^as d'avaries, à Tabri des vents de TO. au N., au K. E. et à TE. N. E, Cependant, en février 1832, la Béat^ niaise, capitaine Fréart, s'y réfugia par un coup de vent de N; qui passa au N. 0. et an S. 0. ; ce bâtiment n'y fut pas tour»mente par la mer, comme on aurait pu le croire ; mais il y éprouva des rafales extrêmement violentes^ et Ton remarqua que celles-ci, étant repoussées par les terres,' venaient à rencontre des vagues et les empêchaient de se former et de briser auprès du rivage, tandis que, à 1 mille plus au large, on les voyait dans toute leur force et leur majesté.
II faut jeter l'ancre vis-à-vis le milieu de la grande plage de galets qui existe au fond de cette baie, par 10, 12 ou 14 brasses sur un fond de sable et mattes, à 1 ou 2 encablures^ du fond de la baie. Il arrive presque toujours qu'on estime mal cette distance, à cause des hautes terres qui vous environnent, et qu'on s'en trouve fort éloigné quand on croit en être trèsprès. Lorsqu'on arrive à ce mouillage avec des vents de N*. E. ou de N. 0., il faut se tenir en garde contre les rafales qui descendent des gorges des montagnes dans toutes les directions ; c'est surtout avec ces derniers que leur arrivée est subite et que leurs changements sont brusques.
Aiguade.
On ^ trouve en toutesaison suffisamment d'eau douce, pour un bâtiment. L'aiguade est située sous un rocher, dans une espèce de grotte basse, peu profonde, vis-à-vis le débarcadère à l'E. de )a grande plage de galets que nous venons de signaler. A droite de la grotte, à une petite distance, on voit un petit filet d'eau qui provient d'une source située dans un ravin plus élevé. Il existe encore trois autres sources sur la cAteNord; nous li^ayons vu que celle de la pointe N. 0.
La chasse et la pêche y procurent abondance de gibier el de poisson; on y trouve quantité de lapins et de chèvres; pour la pèche il est préférable d'employer le trénuâl à cause du peu d'embarras qu'il occasionne.
Le sol de là GaUte pourrait être cultivé, quoique la couche de terre végétale ne soit pas bien épaisse; ce qui contribue beaucoup à lui donner cet air triste et désolé, ce sont les ra*-
vages continuels qu'y font les lapins et les chèvres : toutes les ploates.naissantes sont détruites.
U y a eu des établissements sur cette lie; on y rencontre fies débris d'anciennes constructions» des tas de pierres qui forment encore des enceintes. Nous avons vu au sommet du pic un pan de muraille» probablement le reste d'une tour de garde ; son ciment» d'une diireté extrême, nous a paru composé de petits morceaux de briques.
Cette ile a été souvent le refuge des pirate^, des corsaires et des contrebandiers. Pendant les guerres de l'empire, les croiseurs anglais y avaient des vigies ; aujourd'hui, c'est le rendezvous et le dépôt des contrebandiers italiens qui apportent des munitions et des armes aux Arabes; les bateaux corailleurs, qui font presque tous ce métier» y relâchaient souvent avant que nos bâtiments de guerre vinssent la visiter.
Sorelle ou banc dé la Galite*
Au Se 65» 30' 0« du pic de la Gali te, à la distancé de 17 milles Vio ou à 14 milles de l'Aiguille , il y a un danger sur lequel on ne trouve que 5 pieds d'eau ; c^est un banc de roches d'une pe* tUe étendue , de 1 encablure dans sa plus grande dimension. Lorsqu'on est sur le point le plus élevé, la pointe d^ TAiguille correspond au pied du pic de la Galile; le sommet du Galiton reste droit au milieu de l'intervalle qui sépare les deux pitons de nie ; on se trouve alors juste N. et S. avec le cap Roux, qui n'est pas toujours facile à distinguer, à moins qu'il ne fasse un temps bien clair; en général, dans la belle saison, il règne» sur ce côté de l'horizon, des brumes légères qui changent un peu respect des terres. S'il arrive que l'air soit bien transparcQt e^ qu'on puisse distinguei' les accidents de celles-ci, on remarque» '■ à |;auch($ 4a cap Roux, une niontagne de l'intérieur très-éloir gnée» et à droite plus rien que l'horizon; Au S* de la partie la pins, élevée du cap.Kègre, il y a un sommet de montagne qui corresponii, à très-peu de chose près, à une grande tache blanche des dunes de la côte* Le cap Serrât parait comme uû^
île.
Ce danger a été appelé banc ou basse de la Galite; sur les cartes du capitaine Smyih, il porte le nom de SoreUi^ que nous avons adopté en écrivant Sorelle; ce nom semble indiquer qu'il y a deux écueils, ou que, du moins le même banc a deux têtes rapprochées de la surface de l'eau ; nous n'en avons trouvé
qu'use^ mais aussi nous avons été fort contrarié parle temps dans nos recherches, et nous . sommes loin de les regarder. cw^me complètes. La seconde tète, sur laquelle le capitaine Smyth a trouvé 4 brasses S est à un peu moins de 2 milles de la première, et sur le même alignement par rapport au pic de la Galite; nous l'avons portée sur nos cartes d'après cette senle iadicalîon* M. Bouchet-Rivière^ qui a sondé et dragué sur qe banc en 1849, n'a également trouvé qu'une tète; mais^ contrarié par le temps, 'sa reconnaissance n'a pu être aussi complète qu il l'aurait désiré. On trouve, aux environs du sommet que nous avons exploré, 6, 8 et 10 brasses; il a été très-difficile à sonder, le courant, qui portait au S. 0. avec une vitesse de 2 à 3 milles, obligeait de mouiller Tembarcation pour chaque sonde. En allant vers la Galite, le fond augmente rapideinefii jusqu'à 30 brasses, après quoi il varie entre 30, 40 et 50 brasw ses, mais graduellement. Du côté de TO.» le banc est tout à fait accore, le plomb tombe tout à coup de 10 à 40 brasses ; c'isst ce qui nous a induit en erreur pour la recherche de la seconde tête.
' Ce banc est véritablement dangereux, à cause de son éloignement de toute terré et de la difficulté qu'on a à l'aperce* voir. Pendant les beaux jours de l'été'^ lorsqu'un ciel vaporeux se réfléchit en blanc sur toute la surface de la mer, au moment des calmes surtout, il devient difficile de reconnaître sa présence par le changement de couleur des eaux; il n'y a qu'une hpule un peu forte qui puisse l'annoncer, car alors la mer brise dessus.
. Dans tous les mouillages que nous avons faits autour de là Gàiite jBt auprès des Sorelle, nous avons éprouvé des courants qui portaient à l'O. et au S. 0. avec une vitesse de 1 mille par^ heure, et sur le danger même ils ont paru filer de 2 à 3 noeuds Si les vieilles traditions sbirt les bons résultats de rèxpériëncë; il faut croire que la' direction de ces courants doit ét^é cbii^ .staâte pendant une bonne partie de l'année, car les tieiix mà^^ Tins, de la Méditerranée recommandent, lorsqu'on se trouve à FE. de la Galite, de ne pas trop s'en approcher, parce que cette lie attire les bâtiments à elle; citation que uous avoué déjà faite à la fin du chapitre des courants, et que nous croyons devoir renouveler ici à cause de son importance.
< Quatre brasses anglaises équivalent à 4 brasses 1/2 françaises.