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rail comme une presqu'île, surtout en venant de TO.; lorsqu'on passe auprès, on est étonné d'y voir de grands espaces de terrains cultivés jusque dans les parties les plus difficiles à atteindre ; il est très*babité, mais par des hommes perfides et cruels. A son extrémité la plus avancée vers le N., on voit File Bérinshel, rocher d'environ 20 mètres de hauteur, d'un accès, peu aisé, au sommet duquel il est resté un peu de terre végétale avec quelques plantes, des raquettes surtout ; sa distance au cap est de plus de 1 encablure, il est entouré de roches , principalement du côté du S.; à l'E., la côte est abrupte et garnie d'un grand nombre de petites roches, tandis que vers l'O., elle présente quelques grandes plages , coupées de temps à autre par des falaises. Ce cap est souvent couvert de nuages, particulièrement avec les vents d'E., ce qui lui donne un aspect sombre. Pendant la belle saison, on le trouve presque toujours enveloppé de brumes.
Entre le cap Gaxine et Ras^el-Amousch, comme nous l'avons fait remarquer, les terres qui forment le cordon de la côte ne sont pas hautes ; derrière elles il y a des plaines immenses, et plu3 loin, ces grandes montagnes, parmi lesquelles nous avons distingué Beny-Ssalah et Mouzaïa ; si nous allons plus vers l'O., nous en verrons d'autres très-remarquables aussi ; Soumata^ facile à reconnaître à son isolement; le mont Geckar^ situé à environ 16 milles au S. du Schénouah, et dont le sommet domine toute la chaîne à laquelle il appartient ; lorsqu'on l'aperçoit du côté de l'E. des environs d'Alger, il parait tenir aux montagnes de Ras-el-Amousch.
1 Les terres de ce dernier cap s'abaissent peu à peu vers l'O.
[ et finissent par une pointe très-allongée, à l'extrémité de la-
I quelle il y a deux petits îlots ; au delà, on voit un léger enfon-
cement et une belle plage, où se trouve l'embouchure d'une rivière^ On éprouve encore, de ce côté-ci. du cap, la même illusion qu'on à eue de l'autre : on suppose, à la première vue, qu'il doit y avoir une baie ou un abri convenable pour les vents d*E.; mais la côte suit une direction uniforme, sans aucune sinuosité profonde ; l'iitérieur offre un paysage varié, et surtout très-accidenté. On remarque avec plaisir des cultures, dont le nombre augmente à mesure que l'on s'approche de Scherschel.
Lorsqu'on vient de TE., on peut reconnaître la position de cette ancienne capitale , 7 ou 8 milles avant d'y arriver, à une pointe basse et longue au bout de laquelle parait un petit îlot
couronné par une fortification ; il y a unf autre chàteau-fort sur la partie la plus haute de la pointe. A mesure que l'on avance, ces terres s'élèvent, l'île se joint au continent; on découvre deux marabouts blancs à côté Fun de Fautre, et enfin la ville, avec ses minarets pointus et blanchis à la chaux.
Entre Kas-el-Amousch et Scherschel, le Sphynx a touché sur une roche à laquelle on a donné son nom. Elle est à Vs^iill^de terre et à 2 milles 3/^ à l'0. 7° S. de l'îlot Bérinshel. La belle carte de M. Bouchet-Rivière est le meilleur guide pour ces parages.
Scherscbel ^.
Le port de Scherschel, situé dans une petite anse circulaire dont l'ouverture est tournée vers le N. 0., n'est aujourd'hui praticable que pour les petits bâtiments et les barques de la côte *. Une presqu'île forme un des côtés de cette anse et la protège contre les vents d'O.; une autre pointe plus avancée et situé^ au N. E., à environ Vs mille, la met à l'abri des vents d'Est. Entre les deux il existe d'abord, du côté de la presqu'île, une petite roche peu élevée au-dessus de l'eau, puis vers i'E. une seconde roche p{us grande, et en continuant dans la même direction, un banc de pierres et de sable qui va jusqu'au côté opposé, et qui abrite le port de la mer soulevée par les vents de N. et de N. E. Pour y entrer, il faut passer entre la presqu'île et la première roche , où l'on trouve tout au plus 1 brasse d'eau, et dans le port 2 brasses, sur un fond de galets.
Le fort le plus en dehors est de forme hexagonale; il parait bien bâti et en bon état. Celui de l'intérieur est une grosse tour près de tomber en ruines. La ville s'étend en amphithéâtre à une grand distance vers le S.; ses maisons, bâties en pierres et recouvertes de tuiles, sont presque toutes entourées d'arbres ou de jardins ; ses environs présentent des points de vue agréables sous le rapport de la végétation. Les montagnes qui sont derrière elle semblent l'isoler du reste du continent; elles sont très-remarquables par la manière dont elles sont cultivées jusqu'à leurs sommets.
Cette ville a dans son enceinte même beaucoup de ruines romaines. Au milieu de son petit port, lorsque le temps est
^ Voir le plan de ce portleyé, en 1843, parla commission nautique de TAIg^érie.
* Un avis récent du préfet d* Alger annonce l'ouverture du port de Scherschel, dans lequel il y a aujourd'hui une profondeur de 4 mètres, laquelle sera prochainement portée à 4<° 5 au-dessous des basses mers.
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