‹ Description nautique des côtes de l'AlgérieChapitre 31 sur 40 · I. Coiomhi au X^^'Eà StniUar fi · texte numérisé non relu

I. Coiomhi au X^^'Eà StniUar fi

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calme, on voit sous Teau quelques-unes de ces conslructionà que la mer a couvertes lors d'un tremblement de terre. Notre pilote nous a souvent entretenu de cette tradition qui s'accorde avec tout ce que Shaw a vu dans cej endroit. D'après l'opinion de ce gavant et judicieux voyageur, Scherschel est sur l'emplacement de l'antique Julia Gsesarea.

De chaque côté de la presqu'île , la côte est formée par des' falaises de moyenne hauteur, taillées à pic, qui se prolongent à une assez grande distance ; lorsqu'on les considère avec attention, on est porté à croire qu'elles n'ont dû prendre cet aspect qu'à la suite d'un éboulement considérable.

Pendant le beau temps, on peut mouiller devant le port et à i'O. de la presqu'île.

Depuis Scherschel jusqu'au cap Ténès, la côte suit une ligne presque régulière vers I'O. sans offrir de grands enfoncements ou des baies commodes pour mettre les bâtiments à l'abri. Les terres de l'intérieur sont hautes, elles se présentent sous plusieurs plans qui s'élèvent d'autant plus qu'ils sont plus éloignés.

A 7 milles à I'O. de Scherschel, et tout auprès de la mer, on remarque une montagne isolée, d'une couleur sombre, dont le sommet paraît arrondi, lorsqu'on le voit en venant de TE., et qui du N. et de I'O. prend la forme d'un cône tronqué obliquement. Il y a quelques roches à son pied. Les cultures qui couvrent tout le pays aux environs de l'ancienne Gésarée deviennent de plus en plus rares, à niesure qu'on s'en éloigne. Il n'y en a aucune sur cette montagne, qui est tout entière d'un vert presque noir. À 6 milles plus loin, ou rencontre une pointe basse, liée à un petit mamelon, sur lequel on voit quelque chose qui ressemble à une cabane. On y arrive en suivant une côte légèrement courbée vers le S. où l'on remarque quelques l>elle8 plages.

Ilot Âshâq.

Au N. 75<> de cette dernière pointe, et à la distance de 3 milles Va» î' y ^ "û rocher noir, à peine hors de l'eau de 2 mètres, qui n'est indiqué sur aucune carte. Parmi les Maures qui font le cabotage, il est connu sous le nom de Asliâq (île de l'amour ou des amants), parce que deux amants malheureux vinrent y terminer leur "existence. II est à peu près à 1 mille Vi du point le plus voisin de la côte. Il peut être dangereux pour les bateaux à vapeur qui, au coucher du soleil, se trouvant

auprès de Tenèsou de Ras-el-Amouscb, voudraient aller dire(>tement d'un cap à l'autre. Lorsqu'on passe à 2 milles au large de cette roche, on voit sur la côte opposée un marabout trèsblanCy placé sur une falaise assez élevée, et à gauche de cdle«ci, un mamelop conique qui & détache de la terre et parait comme une tle. Vers l'intérieur, les montagnes sont très^ hautes.

Au N, E. de cet Ilot, des pécheurs ont trouvé à * environ 1 mille de xlistance, un petit plateau de roche sur lequel il n'y a que 4 à 5 brasses d'eau.

Lorsqu'on approche du cap Ténès, à la distance de 10 milles, pn s'aperçoit que la côte présente quelques sinuosités plus profondes; mais on ne saurait essayer de mouiller qu'avec un beau temps. Elles ne nous ont pas paru offrir un abri convenable aux bâtiments. Auprès des pointes de ces petites baies, il y a quelques Ilots ou rochers peu éloignés de terre, derrière lesquels les barques du p^ys seulement peuvent trouver un refuge.

Les montagnes qui forment un rideau presque continu, depuis Ras-el-Amousch jusqu'au cap Ténès, sont souvent couvertes de nuages, surtout avec des vents frais de la partie de l'Est. Elles sont ordinairement dégagées avec les vents d'Ouest. Dans; quelques endroits voisins de la mer, nous avoirs yu dès coteaux bien cultivés.

Gap Ténès.

Le cap Ténès est formé par une grosse masse de roches escarpées qui occupe de TE. à l'O. une longueur de 3 milles; il est haut, plus avancé que les autres points de la côte, ce qui Tisole et le rend facile à reconnaître. Lorsqu'on compience à l'apercevoir en venant de TE. ou de l'O., il est comme coupé à pic, un peu arrondi vefs le haut, avec une petite pointe à son sommet. Vu de face, c'est-à-dire quand on le relève au S*, rétendue qu'il occupe le fait paraître plus bas. On remarque alors à sa gauche un piton pointu, et plus loin une montagne très-élevée de l'intérieur. Il a à son pied quelques roches isolées qu'on ne peut distinguer dans cette position ; mais les baies oui sont de chaque côté sont au contraire très-visibles. Celle de l'E. est peu fréquentée l celle de l'O. l'est beaucoup par les caboteurs du pays, qui viennent s'amarrer derrière deux îlots entourés de roches qui sont au fond , à environ Va mille du rivage , situés de manière à former , pour ces

petits bâtiments» un id)ri assez sûr* Dans le canal qui les sépare de la plage, M. Jugap a troavé de 4 à 6 brasses aeau, au mi'* lieu et un peu plus près des roches; les habitants dut tiré des coups de fusil sur son embarcation pendant tout le temps qu'il a mis à le traverser. '

Les bâtiments qui venaient autrefois à Ténès pour faire des chargements de blé, car cette province a toujours produit beaucoup de grains, mouillaient à 1 mille environ au N. d*une falaise rouge qui se trouve au S. 0. des ilôts, et sur laquelle on remarque une vieille tour carrée. On y est sur un bon fond et à Tabri des vents d'E. et de N. E. Ce mouillage n'est pas tenable avec les vents de la partie de TO.; parmi les Maures, il a toujours été regardé comme peu sûr. Cependant notre pilote nous a dit que des bâtiments avaient résisté à des vents de N. 0. assez frais, étant placés à TE. des îlots, avec une amarre sur le plus grand et une ancre au N. E.

Il y a un bon plan du mouillage de Ténès, levé en 1844, par la commission nautique de TAlgérie,

La ville est bâtie à quelque distance de la mer ; on la découvre presque entièrement dans certaines positions; dans beaucoup d'autres, elle est cachée par les terres du M. et les falaises du mouillage. On la reconnaît de loin à son minaret pointu, peint en blanc. Elle est entourée de remparts construits en larges. pierres. Un petit ruisseau la traverse et vient se jeter à la mer. Les environs paraissent bien cultivés; quand on les parcourt, on y rencontre souvent des ruines qui annoncent le séjour des colonies romaines. L'endroit où l'on peut faire le plus facilement l'eau est à la partie orientale de la plage.

Les habit£(nts ont de tout .temps été regardés comme des hommes très-perfides ^.

La tenue est très-bonne sur la rade de Ténès^ On doit mouiller au N. (vrai) de l'hôpital, depuis 6 brasses jusqu'à 15, fond de sable vaseux. Les navires qui séjournent doivent s'affourcher à cause de la brise de terre (du Sud) qui y règne presque toutes les nuits.

En hiver» il faut mouiller par 8 ou 9 brasses, afin d'être en position de doubler les îlots en cas. d'appareillage forcé.

1 « Les habitants d'auJourd*huUont eneore les plus grands fripons du pays, et Ton ne doit pas plus se fier à eux qu*à leur rade. > (Shaw.)

La roche 8ur laquelle s'est perdu i*Etna est au N. 34^ £. (corrigé) de rextrémilé Ouest du cap Ténès à la distance de 90 brassesl

La baie de Tarrania, qui se trouve à TE. de ce cap, est prar tiquée par les bâtiments à vapeur qui ne peuvent mouiller devantTénès pendant les grands vents d'Ouest. Cette baie est comprise entre la partie la plus Est du cap Ténès et un cap plus à TE. qui a la forme d'un piton et qui, pour cette raison, est appelé Cap du Piton. A TO. N.- 0. de ce dernier cap et à la distance de 1 mille, il y a une roche très-dangereuse sur laquelle on ne trouve que 2 brasses d'eau, tandis qu'on trouve 20 brasses tout autour ^vec un fond de sable. Les navires à vapeur qui viennent de TE. pour déposer les dépêches dans la baie de Tarrania sont extrêmement igènés par la présence de cet écueil.

A 7 ou 8 milles dans le N. E. du monde de ce même Cap du Piton^ il existe un plateau de roches assez étendu sur lequel on trouve 15, 10, 8 et 6 brasses d'eau, ce qui le rend dangereux lorsque la mer est grosse.

La côte, à partir de Ténès, est assez droite jusqu'à la première pointe où se trouve un petit îlot très-près de terre; elle s'arrondit ensuite peu à peu en tournant vers le S. 0., et faisant quelques sinuosités jusqu'à l'Ile Golombi. Elle est formée par des falaises entrecoupées de plages. Les terres qui avoisinent la mer sont hautes, on voit peu de cultures auprès du rivage ; il y en a beaucoup plus dans les endroits élevés, sur^ tout lorsqu'on se rapproche de Tile.

l\& Golombi.

L'île Golombi, ou Palomas, est un rocher d'une petite étendue, de 26 mètres de hauteur, éloigné de la côte de moins de V2 mille. On lui a donné ce nom à cause de la grande quantité de pigeons qui viennent l'habiter ; nous y en avons vu beaucoup, en effet. Les bâtiments d'un tonnage assez fort peuvent passer entre cette île et la terre, puisqu'il y a un fond de 4 à 5 brasses.

Après l'île Golombi la côte se courbe vers le S. 0., formant une rentrée peu profonde, mais d'une grande longueur, et bordée d'une belle plage. Sur celle-ci sont distribuées quelques roches noires qui forment autant de petits ports où les -sandales viennent se mettre à l'abri. Il y avait autrefois un grand commerce sur cette partie de la régence : on y vient prendre encore

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du blé et de la cire. C'est probablement la baie que Shaw désigne soHS le nom de Magrowa. Elle se termine à TO. par un cap peu avancé, mais remarquable, parce que c'est là que finissent les terres hautes qui depuis Ras-el-Amousch avoisinent la mer. En eifet, de ce point jusqu'au cap Ivi, la côte n'est plus qu'une suite de falaises ou de terres peu élevées, formant un plateau assez étendu vers l'intérieur, et au bout duquel paraissent quelques sommets de montagnes. Lorsqu'on arrive à la pointe Magrowa, on s'aperçoit que le sol change d'aspect : à TO., il est d'un vert sombre, on y voit peu de terrains défrichés, tandis qu'à TE. les vallons et les collines sont presque entièrement couverts de cultures; on remarque là, sur un sommet isolé et rocailleux, un grand marabout blanc, célèbre dans le pays par les visites continuelles qu'y font les habitants de l'intérieur. Après qu'on Ta doublée, la côte fait une légère courbure ; elle est bordée, jusqu'à pert&de vue, d'une immense plage de sable et de dunes boisées à demi. Alors se montre au loin le cap Hagmiss ou Ham-^mise, qui est bas et assez saillant.

Cap Hagmiss.

. Lorsqu'on approche de ce cap» on voit à l'E. et à l'O. deux grandes vallées d'où paraissent sortir deux rivières. C'est à l'embouchure de la première que se trouve le village Hagmiss, où l'on venait autrefois prendre du blé comme à Hagrowa. Sur la rive droite de la seconde, au haut d'une falaise, il existe un marabout qu'on peut découvrir à une grande distance. La partie la plus saillante du cap est une falaise rouge taillée à pic, qui brille d'un bel éclat lorsque le soleil Téclaire, c'est-à-dire depuis trois heures de l'après-midi jusqu'au soir.

Tache-Grise.

Après le marabout , la falaise est interrompue et forme une baie très-profonde et très-ouverte, avec une plage assez grande; elle règne ensuite d'une manière uniforme le long de la côte. A 3 milles de là, on voit une autre interruption où les éboulements ont formé une grande tache triangulaire fort remarquable, qui se découvre de très-loin, surtout lorsqu'on vient de l'Ouest. On trouve parintervalles des coupures pareilles, qui sont occasionnées par des embouchures de rivières ou des aboutissants de ravins ; elles sont ordinairement signalées par

des plages. Tout ce pays est d'un aspect triste : on n'y voit ni cultures, ni troupeaux, ni habitants. •

Pointe-Basse.

À 15 milles de la Tache-Grise est la Pointe-Basse, formée par des rochers presque à fleur d'eau. Après elle, la côte rentre pour former une grande baie, où l'on pourrait trouver un abri momentané pour les vents d'£. : c'est celle queShaw appelle baie de Teddert. On peut la reconnaître de loin aux grandes dunes qui la bordent et qui paraissent comme autant de taches blanches. A TE. et à TO. de la Pointe-Basse, il y a des plages de sable. Si Ion continue à côtoyer plus à TO., on voit les montagnes se rapprocher de plus en plus à la mer.

Gap Itî «.

Le cap Ivi est encore formé par des terres &e peu de hauteur; mais, derrière lui et à peu de distance sont les montagnes duSchelef, qui s'élèvent jusqu'à 320 mètres. II est difficile à reconnaître, parce que, dans cet endroit, la côte s'arrondit régulièrement ; quand on en est très-près, on remarque qu'il a deux pointes rapprochées dont les extrémités sont entourées de quelques rochers, que ces pointes ont chacune un petit mamelon et qu'elles laissent entre elles une plage.

A 4 milles de là se trouve une autre pointe rocailleuse que nous pourrions appeler la pointe de Schelefy parce qu'elle est auprès de l'embouchure du fleuve de ce nom ; elle a été souvent prise pour le cap Ivi. On va de l'une à l'autre par une grande plage : les terres de l'intérieur sont très-élevées et de plus en plus cultivées, à mesure qu'on s'approche de la rivière. On remarque aussi quelques marabouts situés aux sommets de plusieurs collines. La pointe du Schelef peut se reconnaître à deux petits mamelons isolés, ayant la forme de pains de sucre et placés à côté l'un de l'autre sur le penchant de la montagne, à environ 1 mille vers l'E., et tout près du rivage.

Le Schelef.

A 1 mille tout au plus au S. de cette pointe se trouve le

< On dit qu'au N. N. E. ou au N. E. de ce cap, à la distance, de 45 milles, il y a un danger. (C'est le pilote Vincent, d'Oran, qui a donné cette indication.)

Schelef, la rivière la plus considérable de TAlgérie, tant à cause de la longueur de son cours que du volume de ses eaux ; elle n'est pas obstruée par les sables comme la plupart des autres rivières : on la voit couler librement jusqu'à la mer; mais à une petite distance de son embouchure, à environ. Vs de mille vers le N. O., il y a un petit banc qui est souvent à sec, et qui s'étend à un peu plus de 1 mille de la côte. Les bâtiments venant de TE. et qui côtoient pour se rendre à Mostaganem doivent y faire attention , comme lorsqu'ils appareillent de ce mouillage avec les vents de TO. au N. O. pour doubler le cap Ivi *.

A droite et à gauche de cette rivière s'élèvent de grandes montagnes : la vallée qu'elles laissent entre elles est large et devient ainsi facile à reconnaître de loin. En effet, quand on vient de TO., on ne peut s'empêcher de la remarquer; et, si l'on s'en trouve à une irès-grande distance, on voit au milieu un petit mamelon qui paraît tout à fait une île. Les montagnes qui sont sur la rive gauche conservent la même hauteur pendant l'espace de 2 milles environ, après quoi elles s'abaissent graduellement, de sorte que ce ne sont plus que des terres basses ou de moyenne hauteur, qui forment la grande baie qui existe entre le Schelef et le cap Ferrât. Dans quelques endroits même elles sont si basses qu'elles disparaissent à 12 ou 15 milles, et l'on ne voit plus alors que quelques sommets des montagnes de l'intérieur dans un grand éloignement.

Mostag:anem.

La ville de Mostaganem est bâtie sur des hauteurs, à environ Va mille de la mer et à 6 milles au S. du Schelef; elle est sur les bords d'un ravin au fond duquel il y a un ruisseau. Le fort est du côté de la plus petite partie de la ville, et situé de manière à être aperçu de loin : la teinte blanche de ses murailles y contribue beaucoup. Un peu plus bas et à gauche, on voit deux marabouts qui deviennent aussi, à cause de leur blancheur et de leur position élevée, une des reconnaissances de cet endroit.

* Aujourd'hui rcxcellente carte de M. Bouchet-llivière donne les meilleures indications pour cette navi^tion.

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Mouillasse de Mostaganem.

Depuis lu. pointe de Schelef jusqu'à quelques milles au S. de Mostaganem, la côte suit une direction générale, qui est le S. 30° Om sans beaucoup de déviations. Après les plages qui précèdent et suivent la rivière, elle est formée de roches escarpées : on voit, dans l'endroit où finissent les grandes hauteurs, une cascade qui tombe à la mer. A la pointe de Moslaganem, il y a uiie rentrée de 3 milles de long où Ton trouve un mouillage, qui n*est bon qu'avec les vents de la partie de l'E. ; et lorsque ceux-ci varient jusqu'au N. E. et qu'ils fraîchissent, ils y causent une grosse mer qui fatigue beaucoup les navires. On mouille vis-à-vis l'ouverture du ravin sur lequel la ville est assise, à la distance d'environ 1 mille; on trouve alors 14 et 16 brasses, fond de vase: on ne saurait y rester avec les vents d'O. et de N. O. Dans la belle saison, on peut mouiller provisoirement sur tous les points de cette côte : le fond est bon, il n'y a aucun danger.

Pendant les divers séjours que M. Léon Duparc a faits à ce mouillage avec le bateau à vapeur la Salamandre, il a observé qu'il y a souvent de la houle et quelquefois des ras de marée ; que le niveau de la mer y éprouve des changements de 6 pouces environ selon les vents ; que> lorsqu'il fait assez mauvais temps à Arzew pour rendre les communications difficiles, on peut débarquer à Mostaganem ; et qu'ici le moment le plus favorable pour les déchargements est le soir ou le matin. M. Duparc fait remarquer qu'on n'en profite pas ordinairement, parce qu'on craint de passer la nuit à l'ancre, sur un point aussi peu abrité.

La partie Sud du mouillage que nous venons de décrire est terminée par une pointe assez aiguë, qui s'avance vers le N. 0., et qu'on a appelée pointe de Missigran, du nom d'une petite ville située à peu dé distance vers le S. S. E., sur des collines, comme Mostaganem. A 1 mille Va de cette pointe , on rencontre une plage très-longue , qui répond à un terrain bas de l'intérieur; puis viennent des roches et des terres plus élevées : la côte tourne alors peu à peu vers rO. pour former le fond de cette grande baie, où l'on voit, à l'extrémité d'une grève qui forme le creux, l'embouchure de la Magtâ. Cette rivière est aussi appelée Habra dans les parties supérieures de son cours : elle est aujourd'hui mieux

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