‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 11 sur 583 · ARRIVÉE DE CABOT AU RIO DE LA PLATA · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DE CABOT AU RIO DE LA PLATA

Alors il longea la côte au sud jusqu'à l'île S. Calharina , où il aborda après avoir perdu son grand navire. Ce malheur acheva de lui enlever la confiance de son équipage, qui était déjà mécontent des faibles rations quotidiennes. On l'accusait d'égoïsme et d'inhabileté, et bientôt la répugnance à obéir à l'autorité d'un étranger se changeacn une révolte ouverte. Cabot comprimal'émeute par sa conduite énergique, en faisant déposer quelques-uns des meneurs sur une île déserte. Il continua sa route au sud avec les autres *^. C'est alors qu'il semble avoir acquis la conviction de l'impossibilité de réussir à traverser l'immense Océan avec un équipage toujours mécontent et l'équipement insuffisant de ses navires. De nouveaux matelots, qui depuis l'expédition de Solis étaient restés dans l'île Catharina et s'étaient embauchés pour son expédition , lui promirent la découverte de beaucoup d'or et d'argent et le décidèrent à pénétrer dans le large estuaire du Rio de la Plata, où il jeta l'ancre auprès de l'île de S. Gabriel, ainsi appelée du jour de son arrivée (6 avril 1527). Il se trouvait à peu près au point de la colonie de S. Sacramento actuelle. Après examen des lieux , il ne trouva pas la place bonne pour y fonder un établissement. Il remit à la voile, dépassa Tîle Martin Garcia dans le Rio Uruguay , dont il remonta le cours jusqu'à Punta Gorba. Ayant trouvé là un point d'abordage commode au confluent des rivières, il y construisit un petit fort qu'il appela S. Salvador *^

Pendant la construction du fort, Cabot envoya un oflicier, Juan Alvarez Ramon, avec le plus petit des navires en amont du fleuve pour explorer le pays. Après une navigation de trois jours, celuici perdit son navire au milieu d'une tempête dans le voisinage de deux grandes îles. L'équipage fut forcé de gagner la terre avec de petits canots et de revenir à pied le long du rivage. Dans ce trajet les Espagnols rencontrèrent les indigènes nommés Yaras (Charmas), qui les attaquèrent. Ramon succomba avec plusieurs de ses gens. Les autres purent arriver en canot au fort en cours

de construction.

. Cabot, en face de rhostilité des Indiens et sur rapport le défa-

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