LE PLATEAU PRÈS DU CERRO SAN-FRANCISCO
Cordillères •*. Cette exploration a démontré que le plateau y est
toujours semblable. La partie de la montagne qui appartient au
système de Famatina se dirige également au nord-nord-est sur
Tiambala et est encore coupée à peu près sous 26* 40 — 45' de
lat. S. par la Quebrada de San-Francisco, comme plus au sudparla
Qucbrada de Cuchuil et la Quebrada de laTroya. Mais la Quebrada
septentrionale manque de cours d'eau à cause de la sécheresse de
Tairquiva en croissant au nord. La route du plateau suit coite
Quebrada. Elle vient de Salta et c'est elle que suivit le premier
Espagnol, D. Diego de Almagro, qui traversa la montagne avec
une armée. Après avoir surmonté les trois gradins du système de
Famatina, elle atteint le premier plateau, dominé ici par le liaul
sommet neigeux du Cerro de San-Francisco, aussi élevé que le
Cerro Bonetc. C'est le dernier cône volcanique coiffé d'une calotte
de neige de cette partie des Cordillères de la République. Au delà,
les cônes volcaniques deviennent moins élevés et il n'existe plus
que quelques pitons neigeux, tels que le Llullailaco et quelques
autres dans le désert d'Atacama. Dans celte partie des Cordillères
je n'ai vu nulle part la forme déprimée de volcans décrite par
d'Orbigny el Pbilippi dans leurs voyages dans les districts situés
plus au nord. Les lacs sidés desséchés ou salines, qui occupsntde
si grandes étendues dans le désert d'Atacama, au bord du plateau
de la Bolivie, manquent aussi ici.
Je crois inutile de reprendre ici la description de la Cordillère au Cerro de San-Fiancisco, que j'ai déjà donnée (voy. note i&) d'après l'exploration de Flint, puisque je ne pourrais rien y ajouter de nouveau. Le plateau se termine du côté du Chili aussi brusquement que plus au sud, à l'origine de la vallée du Rio Piuquenes. On descend le long d'escarpements à pic dans la Quebrada de Maricunga et on suivant la Quebrada d(î Paipole on passe àPuquios, Llampos el El Chulu, endroits tous situés dans une goi'ge étroite et déserte, et enfin on arrive à Côpiapù. C'est également cette roule que suivit Almagro avec son armée de 15 000 Espagnols el Indiens. Nous manquons aussi de bonnes obseiTations sur la partie méridionale du plateau, comme sur la partie septentrionale. Nous