PROLONGEMENT DU PUTEAU AU SUD
savons seulement qu'il disparaît dans la province de la Rioja et que chacun des deux plateaux se continue en une arête montagneuse, qui courent ensuite au sud sous la forme de deux chaînes séparées par une large vallée avec de nombreuses gorges. La partie des Cordillères qui se relie au système de Famatina s'isole complètement en s'écartant et donne naissance à deux chaînes, la Famatina proprememt dite et la série de chaînons distincts qui constituent les sierras Jagué, Vinchina, Guandacol, de Mogna et de Villicun. Nous avons déjà donné des détails suffisants (voy. p. 189) sur cette partie.
Quant à la transformation des deux plateaux, celui de l'est, d'après les meilleures cartes, conserve son caractère de plaine haute a peu près sans changement jusqu'à 29° de lai. S., mais s'abaisse graduellement au sud; les flancs s'inclinent et sont découpés en chaînes par des gorges, qui transforment le centre en une arête longitudinale. Sous cette forme le plateau prend le nom de Sierra de Jachal et se continue jusqu'à 30^ de lat. S., où elle est coupée par le Rio Blanco, dont le nom se change en celui de Rio de Jachal. Son prolongement au sud est en forme d'arête et est figuré sur les caries comme une suite de petites sierras qui, du Rio de Jachal se continue jusqu'au Rio de Mendoza et est coupée par le Rio de San-Juan. La Sierra deGualilan et la Sierra de TonUil, dont le sommet atteint 4000 mètres, sont les parties les plus élevées. La Sierra d'Uspallata est le dernier chaînon de ces Cordillères orientales. Les deux séries de chaînons qui courent au sud entre San-Juan et la principale arête des Cordillères et partent du plateau du GeiTO Bonele, se réunissent ici de nouveau et se terminent ensemble. Au sud du Cerro Boncte il n'existe aucun piton neigeux sur toute cette étendue. Les altitudes élevées comme celle de Tontal sont rares. Le centre de la Sierra d'Uspallata, nommé El Paramillo, est à 2700 mètres.
La partie occidentale et plus étroite du plateau des Cordillères perd un peu plus tôt, cous le 29" do lat. S., son caractère de plaine liante. Jusque-là la vallée du Rio Blanco, qui sépare les deux plateaux, reste uniformément resserrée, étroite et parallèle au
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bord du plateau occidental. Mais elle s'élargil bientôt considérablement. Le bord du plateau s'avance en saillie à l'ouest et foniie du côté du Chili un arc prononcé, qui dépasse le 72* de long. 0. de Paris, tandis que le bord des Cordillères au nord de 28° 30' de lat. S. se trouve à Test du même degré de longitude. A partir de ce point le plateau occidental se transforme en une arèle de laquelle partent des crêtes allongées vers la vallée du Rio Blanco. Celles-ci font décrire au fleuve un arc vers l'est, jusqu'à ce que, arrivé sous le SO" de lat. S., à Jachal, pressé au bord du plateau oriental, qui a également perdu sa forme de plateau, il s'ouvre un chemin au travers de ce dernier. Au point où commence la transformation du plateau occidental en une arête de montagne, se trouve le quatrième grand piton neigeux du plateau entier, le Corro de Potro. Par sa position sur le bord occidental du plateau, ainsi que par sa forme et son altitude de 5565 mètres, il correspond au volcan de Côpiapô, comme le Cerro de San-Francisco correspond au Cerro Bonete sur le plateau oriental. De ce point tous les sommets neigeux qui existent au sud appartiennent uniquement àTarête occidentale jusqu'au Tupungato, situé entre les deux chaînes. Les sommets neigeux ne reparaissent sur la chaîne orientale que près de Mendozaetunpeuplusausud, au volcan Maypu, par 34° de lat. S., la chaîne orientale dispanîl complètement. La Cordillère n'a plus qu'un faîte unique. Il est important de remarquer que dans la même contrée, ou mieux un peu plus au nord, sous le 33' de lat. S., commence la grande vallée longitudinale qui parcourt dans toute sa longueur la paiiie méridionale du Chili et débouche dans la mer à Puerto Mont, en séparant du continent Tîlc de Chiloé (»t l'archipel des Chonos.
La moitié méridionale des Cordillères de la république Ai^gontine ne m'est pas connue par mes observations personnelles. Ma tentative de les traverser en parlant de Mendoza échoua à cause du manque d'énergie des gens que j'avais loué pour m'accompagner. Je dus revenir à Uspallata au pied des Cordillères et nii' cont(»ntrr de les voir do loin du sommet de la Sierra d'Uspallata. De là j'(»mbrassai tous les sommets, arêtes et pitons dans rélendui^