‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 114 sur 583 · SOMMET NEIGEUX DE LA CHAINE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

SOMMET NEIGEUX DE LA CHAINE OCCIDENTALE

de Maypu (5385 mètres), sous leSi^delat. S. et se prolonger sans interniption jusqu'au détroit de Magellan.

Je n'ai rien de particulier à dire sur cette partie méridionale des Cordillères, je ne l'ai jamais vue et ne pourrais que répéter ce que^d'autres voyageurs ont déjà dit ^. Tout le monde sait qu'au sud du point de réunion, près du volcan de Maypu encore tn pleine activité, les Cordillères continuent leur cours ; que le Maypu lui-même leur appartient et qu'il a eu autrefois de violentes éruptions. On sait encore que les Cordillères s'abaissent ei: s'avançant au sud, que la crête subit de grandes dépressions et esl coupée par de profondes et étroites vallées ou cajous. Il exi^^^tr môme une et peut-être plusieurs lacunes. Un de ces points a été étudié depuis peu. Il se trouve au voisinage de 40"* de lat. S., entre le grand lac qui existe au pied occidental des Cordillères, et celui-ci reçoit par la passe les eaux des lacs correspondants situé? au pied oriental. Comme des rivières coulent des deux lacs à la mer, à Test et à l'ouest, ces cours d'eau constitueraient une communication directe ^*.

Revenons aux deux chaînes de la Cordillère principale, au nord de leur jonction près du Maypu, et ajoutons encore quelques observations. Les deux chaînes au sud du Rio de Mendoza ont nonseulement a peu près la même hauteur, mais encore portent également des sommets avec neiges éternelles, qui plus au nord manquent à la chaîne orientale, à l'exception d'un ou deux situé> .au bord de la vallée, au nord d'Uspallata. Je n'ai pas vu les sommets neigeux de la chaîne occidentale. Du nord au sud on en trouw quatre sur les cartes : le Juncal, 5942 mètres ; leCerro dePlomo, un peu à l'ouest en dehors de la crête, 5105 mètres; le San-Jos»' 609G mètres, et le Maypu, 5385 mètres. Je n'ai rien à dire de c»^s quatre cônes. Mais je décrirai le Tupungato, situé entre les dem chaînes et plus rapproché de l'occidentale. Pendant une annéi' presque entière je l'ai eu devant les yeux. Il apparaît de très-loiu comme un cône en forme de dôme surbaissé couvert de neige. Je l'aperçus pour .h première fois le 7 mars 1857, des hauteur^ derrière San-Luis, avec toute la chaîne orientale au-dessus de la-

LE TUPUNGATO. 205

quelle il dominait et je le dessinai sur mon album, le 10 mars, de h station de Rodeo del Medio, d'où on le voit très-nettement. Son sommet est parfaitement arrondi, sans trace de cratère, plus bas au nord qu'au sud. La base du cône paraît être quatre fois aussi large que sa hauteur ; sur les flancs on aperçoit quelques lé}?ères dépressions et au milieu une place sombre qui parait résulter de plusieurs bandes noires parallèles, je les considère comme des éboulis de cailloux sans neige. Darwin a vu sur le Tupungato une tache bleuâtre, mais en passant par la Portillopasse et par conséquent sur le côté méridional. Il la considère comme un glacier ; je n'ai jamais rien aperçu de semblable sur le côté oriental. On a beaucoup discuté pour savoir s'il existait des glaciers sur ces sommets. Je puis affirmer en toute certitude que je n'ai pas vu la moindre trace de formation glaciaire sur tous les rommcts neigeux des Cordillères que j'ai exploré ^'\ On distingue bien sur l'Aconquija des masses de glace claire et brillante, mais elles se forment sur des lacs élevés et n'ont rien à voir avec les •placiers.

L'altitude de la limite des neiges, que j'ai fixée sur le plateau septentrional à 4738 mètres, descend sur TAconcagua à 4500 mètres sous cette latitude plus méridionale et paraît encore plus basse en quelques endroits, au moins sur le côté occidonlal des Cordillères. Elle descend toujours plus bas vers le sud, et sous le 40" de lai . S. elle s'abaisse à 1 400 mètres, pour enfin se rapprocher et peut-être même se confondre avec le niveau de la mer à la Terrede-Feu. Au Tupungato elle est 100 mètres plus bas qucsur TAconjap:ua, et au Mnypu 270 mètres. J'ai toujours vu couverts de neige h sommet et les dents culminantes de la Cordillère orientale, entre le Rio de Mcndoza et le volcan d<' Maypu. Il eu résulte qu'ils se trouvent à une hauteur de 4500 à 5000 mètres. J'ai aperçu au nord ti'ois pointes aiguës très-élevées toujours blanches drî neige, dont la plus haute, celle du milieu, est appelée par les indi<iènes Cerro de la Plala, à cause de sa calotte de neige perpétuelle. J'estime i^on altitude àoSOOmèln s, tout en admettant qu'elle puisse être un peu plus basse, car son enveloppe de neige n'est pas très-

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