‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 115 sur 583 · SOMMET NEIGEUX DE LA CHAINE ORIENTALE · texte numérisé non relu

SOMMET NEIGEUX DE LA CHAINE ORIENTALE

large. Plus loin j'ai \n un autre sommet avec neiges éternelles, situé au sud du Tupungato, à peu près au milieu de celte partie de la chaîne orientale. Il a tout à fait Taspect d'un cône de volcan avec sommet excavé. Il est beaucoup plus bas que le Tupungato et son sommet porte de la neige seulement sur une faible étendue, ce qui me fait estimer son altitude à 4-100 mètres. Plusieurs portions de la crête dentelée portent encore des séries de sommets neigeux, et non loin du Maypu on aperçoit deux pitons aigus, entre lesquels est creusée la passe de Portillo. L'altitude de cette passe, qui traverse les deux chaînes de la Cordillère, a été fixée par divers observateurs entre 4000 et 4200 mètres; dans la chaîne occidentale, où elle prend le nom de Paso-Piuquenes, elle n'a plus que 3700 à 3800 mètres, et peut être franchie en été sans même rencontrer de neige, comme Darwin l'a constaté lors de son passage. En hiver les deux passes se couvrent de neige et toute la vallée entre elles en est remplie. Cette vallée est une cuvette couverte de galets semblables à ceux du plateau au nord et sans autre végétîition que l'ombc^Uifère rabougrie déjà citée. 11 existe cependant des prairies prés du ileuve au fond de la vallée. Des deux côtés du Tupungato, c'est-à-dire au nord et au sud, il sort un ruisseau permanent qui, alimenté par les sommets neigeux voisins, constitue bientôt une petite rivière. Les ruisseaux du nord se réunissent pour former la source du Rio de Mendoza, qui ici porte le nom de Rio-Tupungalo et plus loin s'enfonce dans la gorge qui conduit à la passe de Cumbre. Ceux du côté méridional forment le Rio Tunuyan, qui coule quelque temps entre l^s deux chaînes, puis ensuite coupe la chaîne orientale au sud de la passe de Portillo. Arrivé dans la plaine, il s'infléchit au nonlest vers le Rio de Mendoza, qui coule au sud-est exactement de la même façon que les deux bras primitifs du Rio de San-Juan avant de se rejoindre. Le Rio de Mendoza et le Rio Tunuyan restent séparés et même s'écartent Tun de l'autre plus loin.

Remontons plus au nord, par-dessus les gorges du Rio de MendoRa, et arrivons à ce massif montagneux sur le côté occidental duquel se dresse l'Âconcagua, l'un des points les plus élevés des

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