‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 20 sur 583 · ARRIVÉE CHEZ LES TIMROS · texte numérisé non relu

ARRIVÉE CHEZ LES TIMROS

Tarrivée de l'Adelantado avec toute Tarmée pendant que luimême revenait sur ses pas apporter cette bonne nouvelle. Tout le monde était joyeux lorsqu'on eut atteint le nouveau poste. Don Pedro de Mendoza, afin de sceller Taraitié avec le cacique Chara- Guazu, qui était venu le recevoir en canot, lui fit présent d'une chemise, d'un bonnet rouge, d'une houe et de quelques autres bagatelles. Il nomma l'établissement à fonder Corpus Chrisli, nom que les soldats changèrent en Buena Esperanza. Les Timbos marchaient complètement nus, les femmes seules portaient un tablier court ; tous, jeunes et vieux, avaient un aspect également laid, lis se perçaient le nez et fixaient dans les trous de petites pierres bleues ou blanches façonnées en forme d'étoile. Ih ne vivaient que de chasse et de pèche, pour laquelle ils allaient dans les îles voisines sur des canots qui pouvaient porter jusqu'à seize hommes. Beaucoup d'entre eux, au nombre de 400 environ, vinrent à 4 milles au devant des Espagnols dans ces canots, mais la plus grande partie de la peuplade, que Schmidt estime à 15J)00 hommes en état de porter les armes, se tint à distance.

On ne sait pas exactement où le nouvel établissement fut placé. Il est probable qu'il n'était pas loin de l'ancien fort de Cabot, bien que, chose remarquable, ni Schmidt ni aucun autre écrivain n'en dit mot. Cependant, d'après Schmidt, il était distant de 84 lieues du fort de Buenos-Ayres et le voyage prit deux mois, ce qui nous place à peu près dans la région du Corunda. 11 reste toujours étonnant qu'il ne soit fait aucune mention de Cabot et de son fort, lequel avait sans doute été détruit i)ar les Timbos. Azara fixe l'endroit à 5 milles au sud du Corunda (Hist. d, Parag, II. :i8>, ce qui serait un peu plus au Nord que le fort de Cabot ^.

Suivant Schmidt, l'établissement de Corpus Christi ou Buena Esperanza dura quatre ans, de 15;^) à 15:M), comme station des Espagnols. Cette dernière année, l'arrogance des conquérants croissant tous h»s jours amena encore leur perte. Us étaient d'abord tout joyeux du nouveau séjour. On s'installa du mieux possible pour vivre paisiblement. Mais, le regret de voir ses

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