IL EST MASSACRÉ PAR LES LMDIENS
retour. Les trois autres navires furent détruits et leurs matériaux encore utilisables employés à l'installation de la station. Lui-même se mit en route vers le nord-ouest et quitla le nouveau poste le 1:2 février 1537 avec 250 Espagnols et 300 Indiens. Schmidt resta sous le commandement de Irala et échappa ainsi au destin de cette lamentable expédition, dont un seul serviteur indien revint ^*.
Au lieu des cinq mois prescrits, Irala attendit pendant six mois révolus. Les vivres et les munitions commencèrent alors à lui manquer et il sévit forcé de retourner à l'Assomption. Il lit encore une tentative pour avoir des nouvelles de son chef en remontant le fleuve sur une grande longueur. Il demanda aux populations riveraines des nouvelles des Espagnols ; mais personne ne sut ou ne voulut lui en donner. Enfin, au point le plus éloigné de son voyage, il laissa une inscription commémorativc de sa venue et retourna sur ses pas. La nouvelle station de Candelaria fut abandonnée. Les Indiens de la contrée n'avaient voulu nouer aucune relation amicale ; leur caractère était loin d'être aussi traitable et conciliant que celui des Garios de l'Assomption; On savait qu'on se referait promptement chez ceux-ci des privations du voyage.
Tandis qu'Irala attendait à Puerto de Candelaria le retour d'Ayolas, Juan Salazary arriva avec deux navires encore assez tôt après le départ d'Ayolas pour lui transmettre la nouvelle de sa nomination au poste de capitaine général de l'expédition par TAdelantado, du retour en Europe de ce dernier, ainsi que les instructions secrètes et autres ordres. Sur l'ordre do Mendoza, Salazar, ainsi que nous le savons (p. "11), était parti de Buenos- AyresavecGonzalo de Mendoza et avait inspecté toutes les stations sur son chemin jusqu'à l'Assomption. Il laissa ici Gonzalo de Mendoza et continua seul son voyage pour aller trouver Ayolas. 11 ne rencontra plus qu'Irala dans le port de Candelaria, lui remit ses ordres et papiers et revint à l'Assomption pour y délibérer avec les autres officiers. Ici, il fut fraj^pr de Texistenre ngn'able des Espagnols, qui contrastait avec les misères de Buenos-Ayres, comme le purgatoire avec le paradis. Il se fit un dcnoir d'en informer ses compagnons de misère de Buenos-Ayres. Il remit le