‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 32 sur 583 · DIFFICULTÉS DU VOYAGE · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS DU VOYAGE

Après un voyage de quatorze jours à travei*s ces contrées , l'expédition atteignit le rivage du Rio Iguazu. On en descendit le cours et fut obligé de le traverser trois fois. D'après les observations des pilotes qui faisaient partie de l'expédition , on se trouva le 24 décembre 1541 par 25*^ 30' de L. S. **. Ce jour-là, on rencontra un Indien baptisé du Paraguay et on le prit pour guide. Après six jours de marche, l'expédition arriva au Rio Atibahiba, où l'on trouva des Indiens qui parlaient le Guarani , langue des indigènes du Paraguay . On resta plusieurs jours chez eux et l'on s'en fit promptement des amis avec les pointes de lance et de flèche de fer. La route mena de là au Rio Ubuv, autre affluent du Curitiba. Pendant cette partie du trajet , l'expédition traversa de grandes forêts dans lesquelles croissait la conifère du Brésil {A raucaria brasiliensis)j dont les soldats mangèrent les graines. La dernière partie du voyage qui vint ensuite fut d'autant plus difficile qu'on traversa une contrée marécageuse plantée de grands bambous trés-touflus (Tacuari), parmi lesquels on ne put qu'à grand'peine se frayer une route, il n'existait plus de villages , les vivres se trouvèrent bientôt épuisés. Avec la faim ils eurent encore à soufi'rir d'essaims innombrables de moustiques. Ils se nourrirent de grosses larves ^^ de la longueur d'un doigt, qui vivaient dans les débris de bambous tombés à terre, d'oiseaux , surtout de perroquets, et de poissons pris dans le fleuve. Enfin, le convoi atteignit le Rio Pequiri, le 14 janvier 1542, où l'on trouva de nouveau des villages indiens, dans lesquels ils se refirent de leurs misères. Le 31 janvier, l'expédition traversa le fleuve, et après une marche peu longue arriva de nouveau sur les rives du Rio Iguazu ou Curitiba. On y trouva de nombreux canots et un village indien. Mvaro Xunez y embarqua les plus fatigués de ses hommes ; mais los cascades qui barrent la dernière partie du cours de cette rivière rarrêlèrent. Il fallut tirer les canots à terre et les remettre il'cau au-dessous des chutes. L'Adelantado lui-même resta à terre '^l suivit la rivière jusqu'à son embouchure dans le Paranâ , que 'on atteignit vingt jours après le passage du Pequiri. Les Indiens de l'embouchui^e parurent d'abord vouloir se mon-

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