‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 34 sur 583 · RETOUR A L'ASSOMPTION · texte numérisé non relu

RETOUR A L'ASSOMPTION

habité sur le Rio-Jaura, un des derniers affluents occidentaux du Rio-Paraguay, et le point jusqu'où Rivero pénétra devait être situé dans le voisinage de la petite ville actuelle de Sa-Maria (à peu près 16° de L. S,). Schmidt raconte en effet que Rivero pénétra avec son canot dans un affluent, lorsqu'il arriva chez les Urteses. Ensuite on marcha à pied, mais on eut bientôt à souffrir d'une grande disette, le pays étant désert. Les hommes se nourrirent surtout de fruits, de racines et d'oiseaux. On resta trente jours dans cette contrée, au milieu de fondrières et de marécages, dans lesquels on avait souvent de l'eau jusqu'à la ceinture. Cependant on se trouvait encore récompensé pai' l'échange que les soldats purent faire de bagatelles, tcUi's que couteaux, clous, miroirs, etc., avec les nombreux objets d'or et d'argent que les Indiens portaient en parure. Le 30 janvier 4544, Rivero revint sur ses pas et rejoignit par le même chemin le point de stationnement du gouverneur sur le Rio-Paraguay. Il le trouva malade, en proie à des fièvres alternantes et très-mécontent de la longue absence de son envoyé. 11 le mit aux arrêts et s'empara de tous les objets précieux rapportés par les soldats. Cette conduite souleva un si grand mécontent(»ment, qu'Alvaro Nunez se vit forcé, pour l'apaiser, de remettre Rivero en liberté et de rendre les objets confisqués. Dans ces circonstances, il devenait impossible de rester là plus longtemps ou de pénétrer plus en avant. Le gouverneur se décida donc à revenir et apprit seulement à l'Assomption les détails de la marche de Rivero et de ses compagnons^*.

Les récils des soldats qui avaient accompagné Rivero et leurs objets en or excitèrent la cupidité générale et le désir de faire une nouvelle tentative vers les contrées du nord-ouest. L'Adelantado, remis de sa maladie, avait reçu un rapport circonstancié de Rivero, ainsi que le plan d'une seconde expédition pour s'ouviMr une route jusqu'au Pérou. Cependant beaucoup murmuraient contre les services difficiles que le gouverneur exigeait d'eux, el les ofliciers étaient parlii ulièrement mécontents de se voir troublés dans la vie agréable qu'ils avaient menée jusque-là. Un mécontentement marqué commença à remplacer l'ancien accord el Tirrita-

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