ILES DE L'EMBOUCHURE DU RIO PARANÀ
actuellement à Tembouchure du Paranà et des autres rivières qui aboutissent au Rio de la Plata. Dans les dépôK de ces îles on trouve assez souvent, à côté d'objets ayani appartenu aux Indiens du temps avant la conquête, des ossements d'animaux actuels et entre autres des ossements de baleines ; un squelette complet de ce cétacé a même été trouvé, à un demi-mètre au-dessous du sol, enveloppé de racines des grands saules qui couvrent les rives de ces lies \ Ces restes démontrent que la baie du Rio de la Plata était plus profonde au temps, où les baleines y sont venues échouer ; car aujourd'hui, où ces animaux entrent encore quelquefois dans cet estuaire, poussés par les gros temps, ils ne peuvent flotter que jusqu'à quelques lieues au-dessous de Buénos-Ayres, mais d'aucune manière jusqu'au delta du rio Paranâ. Les cinq grandes baleines que j'ai vues échouées en 14 ans de séjour, ont été trouvées au-dessous de Buénos-Ayres, sauf une très petite, en face de Belgrano. Il est donc possible d'affirmer que la partie supérieure de la baie était autrefois plus profonde, et que depuis Tépoque, presque contemporaine, où les baleines remontaient jusqu'au Paranâ, le fond s'est élevé d'une façon ^ema^ quable. On doit supposer que ces modifications se produiront \t l'avenir dans le même sens, et que les bancs existant actuellement vis-à-vis de Buénos-Ayres se changeront avec les siècles, en îles couvertes d'arbres, laissant devant la ville un faible courant d'eau entre les îles ainsi formées et la terre ferme où est bâtie Buénos-Ayres.
Les quatre couches situées au-dessous de la coudie superficielle que Bravard a teintes en vert dans sa carte de Bahia Blanca, sont des dépôts marins, comme le prouve la quantité des coquilles marines qu'elles contiennent: f^ ceUe raison même, ces coquilles ne se trouvent pas dans les terrains bas des fleuves et des marais anciens de l'intérieur (le la Pampa, La couche la plus rapprochée de la superficie, parmi ces quatre, se compose d^un gros gravier mêle