‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 400 sur 583 · ANCIENS LACS PRÉHISTORIQUES · texte numérisé non relu

ANCIENS LACS PRÉHISTORIQUES

Pour approfondir cette hypothèse et en démontrer la raion il faut considérer les excavations centrales de la .plaine rgentine, où se trouvent actuellement les salines, comme es lagunes anciennes pleines d'eau pendant l^époque diluienne; mais d'eau douce venue des sommets des montagnes oisines et produite par la condensation, probablement en lus grande quantité que de nos jours, des vapeurs de Tatlosphère, descendant dans la plaine k Télat de courants lus ou moins violents. Ces lagunes formaient de grands lacs ilérieurs, recevant les vases et les sels solubles des courants, ui venaient s'y décharger. Comme ces lacs étaient plus pro- >nds au commencement des dépôts, ils n'avaient pas d'écouement vers la mer; la vase s'y accumulait avec les sels, et îomme l'firfïïiuence diminuait avec le cours des siècles parles modifications intervenues dans la constitution atmosphérique du pays, peu à peu plus semblable à l'état actuel, l'évaporationde l'eau augmentait et la production en diminuait, amenant ainsi une baisse lente du niveau des lacs. Aussi les sels estaient-ils dans la vase, et le lac devenait un vaste marais. i ces lacs eussent eu un écoulement continuel, les sels ne se tssent pas déposés sur leur fond ; l'eau en s'écoulant les irait transportés dans l'Océan, comme cela se produit à ésent dans les Rios Salados du pays, et peu à peu ces ïs eussent disparu ; mais faute d'écoulement de Teau * restaient dans le fond tels que nous les trouvons "jourd'hui, et leur existence prouve que Técoulement de '^u a fait défaut. La répétition périodique des affluences due

îa décomposition continuelle des roches originaires et aux ^ies annuelles, a augmenté la quantité des sels bien plus mo- -rément k l'approche des transformations physiques de l'épo- ^e actuelle. Nous savons bien par l'observation des fleuves ■"^ p9ys, que plusieurs, qui traversent le territoire salé, se ^^ngent de doux en salés. Les sels sont partie intégrante du ^ï parcouru par ces fleuves, depuis sa formation ; ils y ont ^ introduits par la marne diluvienne, formée de la même

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