‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 417 sur 583 · THÉORIE DE DARWIN. SOS · texte numérisé non relu

THÉORIE DE DARWIN. SOS

Darwin, qui semble avoir compris le poids des raisons qui venaient contredire cette thèse, a modifié un peu l'opinion de d'Orbigny et admis la formation lente du dépôt diluvien dans un grand estuaire pendant un espace de

plusieurs milliers d'années. Mais à cette hypothèse ainsi modifiée de la formation marine du dépôt diluvien, on peut faire les mêmes objections ; elle ne tient pas compte de l'élévation des couches diluviennes sur les montagnes jusqu'à la hauteur indiquée, et nous oblige aussi k accepter l'extension de Testuaire jusqu'en Bolivie et plus encore au Nord. Croire que lesdits animaux terrestres vivaient sur les rivages de Testuaire à une hauteur considérable n'est pas permis à cause de la conservation parfaite des squelettes tout près de Buénos-Ayres ; dans ce cas les squelettes doivent être transportés à une distance trop grande pour conserver leur membres, queues, têtes, etc., unis avec le tronc ; les squelettes se seraient décomposés même dans un transport assez court dans Teau courante ; le grand poids de leur corps les fait tomber au fond de l'eau tout près de leur véritable habitation. Ces squelettes entiers n'ont jamais été transportés; les animaux sont morts à la place où ils se trouvent, parce que le transport d'un Megatherium entier dans l'eau courante est impossible k admettre. II y a plus, on ne comprend pas le manque d'animaux marins *^; car ces animaux vivent de préférence dans les baies ou les golfes et les mers étroites, et même si les couches diluviennes s'étaient formées dans un golfe, seule l'existence de l'estuaire d^un grand fleuve peut expliquer l'énorme masse du dépôt. Dans ce cas même on doit trouver des coquillages fluviatiles, qui manquent absolument. Nous savons par l'étude de la formation plus ancienne tertiaire, que pendant cette époque il existait réellement un golfe assez étendu, qui avait reçu aussi l'eau douce d^un grand fleuve, et néanmoins Ton trouve des bancs d'huîtres et beaucoup d'autres coquilles marines

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dans les couches déposées dans ce golfe tertiaire; ce qui se passait, il y a quelques milliers d'années, dans le golfe pouvait aussi se répéter dans les siècles plus rapprochés de nous dans le même lieu ; mais il n'existe aucune preuve évidente que des animaux semblables aient existé dans un golfe quaternaire, et convaincu par celte observation nous nions l'existence du golfe marin dans cette période. Son existence est une hypothèse sans fondement, toutes les observations faites sans parti pris lui sont contraires. Il suffit de regarder le dépôt des squelettes entiers dans les environs de Buénos-Ayres, pour comprendre qu'il n'y avait pas là de golfe, quand ces animaux sont morts et ont été enterrés.

Cette conviction claire a sans doute conduit Bravaru h fonder sa théorie de la formation des dépôts diluviens par des agents atmosphériques, à la manière des dunes et ï déclarer que l'immense plaine de la Pampa est une couche de sable mouvant quaternaire. Les termes même dans lesquels est faite cette déclaration suffisent à la faire condamner; n'est-elle pas insoutenable cette hypothèse extravagante d'une surface de 25,000 milles géographiques carrés de terrain également nivelé, formé de raccumulation de sables mouvants. Les dunes, en effet, sont des dépôts étroits le long des côtes marines et ne se trouvent jamais étendues horizontalement sur une plaine aussi vaste que les pampas; de plus ce ne sont pas des produits primaires, mais secondaires ; leurs matériaux sont appo^ tés de loin, mais non pas formés sur le lieu de leur dépôt. Les dunes supposent, pour motiver leur existence, de grands dépôts de sables, antérieurs h leur formation, ou un désert comme le Sahara, qui ne pouvait exister là où vivaient les grands ariiniaux terrestres éteints. L'existence de ces animaux s'élève avec la même autorité contre la théorie des dunes, qui supposerait un désert, que contre celle d'un estuaire. Bravard croit que ces ani-

OBJECnOlfS COXTBE CEITE HYPOTHÈSE. 907

lox ont été enterrés Tirants par le sable mouvant, mue il arrive des caravanes dans le Sahara, on qa'ils «ruent naturellement et étaient ooaverts plus tard par saMe. Dans les deux cas, les ossements des cadavres sseot di rester unis en groupes sans s'épandre. Mais plupart des ossements que Ton trouve sont isolés les s des autres, et même aux squelettes entiers manque oéfalement une partie extrême, soit la queue, soit la e. 5oas possédons dans le Musée public des squelel^» tiers de Megaihrrmm^ Maehaerodus. Hippidi'um, auxquels iwfoe toul'îiurs la queue: le squelette entier du premier, iservé à Madrid, est dans le même état. 5ous avons deux eues entières de Megalherimm et trois bassins, mais aune queue n'a été trouvée en contact avec un liassin, KTifl des doq objets a été trouvé isolément. Ce mane des çrandes parties plus promptes à se détacher n'est i coBpréfaensible par la théorie d^un enterrement souin de ranimai vÎTant, mais seulement par celle d'un imn d au qui entourait le cadavre et séparait les par- ^ }i»âripiiér>|ues moins lorteaient unies au tronc : la pu- Ekîj->d o>mmeo<rée ayant d*^ disisoat les liens d*attache. im ^>a7ante non ^^alement les ^«èparait, m^is les transtah â ôes distaïKies plus ou moins grandes, en rai^Mi la i^>r% ou du volume p!us ou moins erand de son iraivL n est aus>i diffi-r:k* dtr croire que le sabte mou- A peut raterrerr >:«udaii>efi:Hi2; un animal aussi f >rt que ■flduer>iiLf. pi us zrhiA H plus vieiGoreux que le ti- . «I ie M^'^thmêdm, œsie créature giganl^s^ue qui avait ÊKîaîiÉ: ôe »e î^rer ^sàffL haut sur «s Urées pkvds pr^Aéirs *3t sor ^ puissant: que^r. ei ressiçr U^os^r^j^ dans t j#Cfî^i#>i!. i»ur iaiié«rr pa^é<er Forase de sable moo- L csar etvjs e'ôtoiis aucune rai^^o de crwre que cet se pfcî îrr ù:rr srXi:.r sa:.s C-3<;:«tJira€r : il c*T#.t cer- EflKSiX resifrmîl'rr .^ ^^rax ôr r^*:«que *€totJie «t ne

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