‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 432 sur 583 · MES PROPRES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

MES PROPRES OBSERVATIONS

nimaux terrestres, prouvant aussi par celte décourerte qu'elles ont été produites par un fleuve qui se jetait dans Tancien golfe marin, et par conséquent que la terre ferme existait dans les environs du golfe en question.

Prenant comme base de mes propres recherches ces travaux de mes prédécesseurs, j'ai donné dans mon Voyage (tome I, page 410, seq.), une description générale des environs de l'ancienne capitale de la République, où je poursuivis mes études pendant une année entière, de juin 1858 à juillet 1859; j'en donne ici un extrait assez complet pour le faire connaître, y ajoutant quelques corrections résultant de mes observations postérieures.

La disposition des escarpements de la rive du fleure prouve évidemment que ces dépôts ont été accumulés dans un ancien grand golfe marin, qui avançait plus encore dans l'Amérique méridionale que la région où existe actuellement la ville de Paranâ. Il est très-possible et même vraisemblable que ce continent n'existait pas alors dans la forme que nous lui connaissons, mais se composait de quelques grandes îles s'élevant de l'Océan, semblables aux montagnes actuelles de l'intérieur de la République, entre les Cordillères et le fleuve Paranâ; leurs versants inclinés fo^ maient la partie occidentale de la terre ferme au côté de cet archipel, et Corrientes avec Entrerios et les territoires voisins du Brésil, Tautre partie orientale, séparés entre eux par la mer intérieure, où se déposaient les vases char riées des sommets de ces îles par les courants d'eau douce ainsi se formait le gisement tertiaire supérieur. Nous croyons pouvoir soutenir aussi cette hypothèse par la rareté des débris d'animaux terrestres et d'eau douce dans les couches en question, comparée avec la grande quantité de restes d'animaux marins, quoique les bancs d'huîtres, presque intacts, prouvent que la mer, où ces bancs existaient, n'était pas très-profonde, et d'aucune manière un Océan ouvert, mais bien une côte voisine de la terre.

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