‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 433 sur 583 · THÉORIE DE LA FORMATION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA FORMATION

Sn même temps^ le dépôt des coquilles marines dans couches actuelles prouve que le détroit ancien était is profond au commencement de Tépoque de leur forition; l'épaisseur du dépôt s^augmenta avec les siècles, le changea peut-être successivement en golfe, car ces ]uilles sont très-peu nombreuses dans les couches inieures du dépôt, et manquent souvent ici complétetnt. Cependant, j'ai trouvé dans le niveau le plus inieur une petite couche d'argile plastique, d'environ 5 itimètres d'épaisseur, avec beaucoup de débris de pe- 58 coquilles semblables aux espèces d'eau douce, sans 'il me soit possible d'en déterminer exactement le gen- Mais Bravard avait trouvé dans une autre couche 3ore plus profonde le crâne d'un dauphin (Delphinus) i ressemblait par son bec très-allongé et étroit au genre ;uel Pontoporia, qui est bien connu pour vivre de préféice dans les bouches des fleuves et ruisseaux, et non s loin de la côte dans l'Océan ouvert. Sans doute un t si simple ne peut pas servir d'argument général, car est évident que les coquilles manquent dans les coues les plus inférieures, commencent dans celles du miu et s'augmentent dans les supérieures; observation qui ouve assez clairement le changement successif du golfe, r tous ces animaux ne vivent jamais loin d'une >te et ne se rencontrent pas dans les profondeurs de l'Oan. Nous concluons de cette observation que le golfe ou détroit était, au commencement de l'époque, plus large plus profond, et que son fond s'élevait doucement par dépôt nouveau de couches uniformes, en même temps s les côtes s'avançaient davantage en dedans, augmenion causée par l'activité des fleuves et des ruisseaux i s'y jetaient. Pendant que s'effectuait ce progrès lent, plus grande partie de la formation se déposa à l'état mélange intime de sable et d'argile ; mais de temps k ^re une forte averse, tombée sur la terre voisine, em-

^ÉP. AEG. ~ T. II. 15.

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