LE MÊME AU SUD DE LA SIERRA DE LA HUERTA
lie supérieure et d'argile dans la partie inférieure; celle-ci renferme de faibles vestiges du charbon. La formation a une direction générale parallèle aux Cordillères, du Sud au Nord, comme la sierra d'Uspallata, et se présente en relation intime avec les couches de cette même montogne, qu'elle accompagne vers leurs limites. L'angle d'inclinaison est plus faible du côté occidental que de l'autre, et se rapproche peu à peu de la position horizontale.
Rien n'est jusqu'à présent connu sur les plantes de la formation carbonifère; aucune espèce bien connaissable n'ayant été trouvée par moi. Une fois, l'aide qui m'accompagnait pendant mon voyage, m'a présenté l'impression d'une tige semblable à celle des Calamités, prise au haut de la première chaîne orientale de la sierra; mais la masse, qui la contient, est du véritable grauwacke (voyez mon Voyage^ I, page 288). 11 me semble démontré, par cette découverte, que les deux formations sont de la même époque, et que les couches carbonifères correspondent, quant à leur âge, aux couches plus anciennes du terrain bouiller européen.
La seconde région, où le même terrain se présente, se déploie presque sous un degré de latitude, plus au Nord, distante I degré et demi plus à l'Est, à la fin de la sierra de la Huerta, où la formation carbonifère occupe un groupe de collines, qui sont connues dans le pays sous le nom de las Marayos. Ce terrain s'étend un peu plus du côté occidental, en opposition avec les couches carbonifères de de la .sierra d'Uspallata, indiquant de cette manière un bassin carbonifère entre les deux montagnes, interrompu au milieu par la petite montagne isolée du Pic de PalOy que nous avons décrite tome I, page 220. Celle-ci et la sierra de la Huerta sont composées par des schistes métamorphiques, sans couches sédimentaires de la formation paléozoïque, que nous avons trouvés comme constituant la sierra d'Uspallata.