LA CHAINE DE SOCOSCORA
une petite montagne, la plus basse parmi celles citées plus haut, et complètement séparée de l'autre par la vallée élroile de San Francisco. Elle aune largeur de cinq lieues espagnoles à peu près, et moins d'une lieue en latitude. La pierre qui la compose est un véritable gneiss, dont les couches sont dirigées presque perpendiculairement, inclinées un peu à l'Est, plongeant k TOuest et se perdant sous ud ruban étroit de couches paléozoïques de grauwacke, de la même inclinaison, qui forment le pied occidental des escarpements, dans lesquels apparaît le gneiss ; un culoi de porphyre forme le sommet de cette petite montagne. Celui-ci se présente sous la forme de plusieurs mameloos, ♦*! entre eux l'on en remarque un assez haut, qui porte le nom de Socoscora, s'élevant de la masse du gneiss el If perforant avec quelques rameaux en différentes directions. Le porphyre est un véritable felsite, d'une pâle assez homogène, composée d'un agrégat de quarz, serai-transparenl el d'un feldspath opaque, mclée avec la masse microfelsilique, çk et là exceptionnellement un peu cristallisée. Souvent et non pas partout, la masse découvre la véritaM»' structure du porphyre, se séparant des grains de quarz et des cristaux de feldspath dans la pâle, mais aussi dc'in> ces parties les grains et les cristaux isolés sont assez pelib. Dans quelques localités ce porphyre prend l'aspect stratifié, ù cause de quelques bancs de quarz, qui renferment iK* petites boules irrégulières de calcédoine, ou pierre k fusil et de silex corné, comme je l'ai déjk dit, page 283. (les bancs sont accompagnés de grandes quantités de mines \\^ manganèse, qui promettent pour l'avenir une riche exploitation. Aussi, est-il important de noter que le porphyre est croisé par plusieurs filons de résinite ou pierre de ^K»i\. d'une couleur verdâtre, tachetée de roux et de jaune Ih i>ii ces liions se touchent avec la pale felsitique, et où se forment (les matériaux de transition remarquable par le in»^ lange des deux substances différentes.