G DIEGO ROJAS PÉNÈTRE AU NORD
diffîcilo voyage, que les deux tiers de ses compagnons périrent de faim et d'épuisement. Les malheureux Indiens furent les plus éprouvés, et à peine si un quart d'entre eux en revint; les Espagnols perdirent cent cinquante-six hommes et quarante chevaux".
La triste issue de cette expédition arrêta les projets de nouvelles expéditions de ce côté. Peu après le retour d'Almagrô, la discorde éclata entre lui et Pizarre, dégénéra bientôt en guerre ouverte, et après diverses alternatives de succès se termina par la mise à mort du premier (juillet 4538). Après cet acte de violence, Pizarre jouit de quelque tranquillité. Il en profita pour préparer de nouvelles entreprises, peut-être aussi pour donner de l'occupation à ses officiers avides de mouvement, et en 4540 il envoya son capitaine Pedro de Valdivia sur les traces d'Almagrô, pour soumettre les provinces méridionales du royaume.des Incas. On sait que le meurtre de Pizarre, commis par les amis d'Almagrô à peu près un année plus tard (26 juin 4544), l'élévation de son fils au gouvernement du Pérou et la guerre qu'il eut à soutenir contre le gouverneur légitime Yaca de Castro envoyé d'Espagne, rendirent impossible toute expédition au dehors, jusqu'à la bataille de Chupas (46 septembre 4542), qui conduisit le fils à une fin semblable à celle du père.
Après ce dénouement favorable pour le nouveau gouverneur, il chercha autant que possible à se débarrasser des anciens officiers turbulents, qui s'étaient déjà complètement habitués à une existence continuelle de combats. Il donna à plusieurs la permission de tenter des entreprises de conquête, afin de les tenir éloignés de la capitale et de les occuper.
Diego Rojas fut un des officiers chargés de ces entreprises. Il devait occuper et soumettre complètement la r^*gion au sud de (iharcas, dans le voisinage de laquelle on avait découvert depuis peu (15^40) de riches mines d'argent, qui amenèrent la fondation de la ville de la Plala. Il se mit en route avec quelques amis, tels que Philipp Gutierrez, Franz de Mendoza, Peter Herediaet trois cents soldats. Il suivil la même route au sud par laquelle Ahuagm élail alir» au Chili et arriva chez les Calchaquis, qui voulurent lui