SUR QUFXQUES PASSES DES CORDILLÈRES
« la côte jasqu'âS^ Craz, quoique Darwin leur assigne comme limite ans* « traie la baie de San Julian.
« Personnellement j'ai va deux petites lagunes salées sur la rive droite « du rioS^Cruz, entre Tiie Pavon et le Weddeli-Bluff, dans les collines « qui bordent la rivière. La plus grande a un diamètre de 150 mètres, « l'auti'e à peine 100 mètres. Elles sont exploitées quelquefois par les « pécheurs qui visitent ces côtes. J'ai pris des échantillons du sel qu'elles « contiennent. »
a. Sur quelques passes des Cordillères du Sud.
Parlant dans le tome I des passes des Cordillères, j'ai terminé ma courte relation, page 212, par celle de la lagune Nahuel Huapi{*), qui se trouve tout près ou même sous le 41" L. S., au pied oriental de la montagne, donnant naissance au rio Limay, qui court au Nord-Nord-Est, et forme une des plus grandes sources du rio Negro (voyez tome I, page 204 et page 309, notes 34 et 39). Cette lagune a, d'après les recherches nouvelles, communiquées dans la Zeitschr. f. allg. Erdk (iV. F. tome I, page 185. 1856), une hauteur de 537 mètres au-dessus de l'Océan, et se continue par une branche allongée très à l'Ouest, entrant dans les Cordillères et touchant même le territoire chilien (voyez la carte de la province de Valdivia, dans Pefermann's geogr. Mitth. d'année 1860, planche 6). Un examen, exécuté par les ordres du gouvernement chilien, parles ingénieurs F. Geisse et Fr. Fonx avecFa. Hers, a prouvé qu'entre celte branche et ladite lagune Nahuel-IIuapi et celle de Todos los Santos de la province de Valdivia au Chili, il n'existe pas, comme on Tavait soupçonné, de communication directe; que les bassins des deux grandes lagunes sont séparés par une petite chaîne transversale de montagnes d'une hauteur d'environ 1280 mètres audessus de la mer, où se trouvait une autre petite lagune, celle de Cauquenes, à une hauteur de 1228 mètres. Le terrain descend des deux c6tés de cette chaîne transversale, mais plus du côté ouest, jusqu'à la lagune de Todos los Santos, qui se trouve seulement à 244 mètres au-dessus de la mer. La rivière Petrohué, qui sort de cette lagune, entre dans le golfe de Reloncavi , h l'extrémité suri de la province, assez près de la ville du Porto Montt, la plus considérable de cette partie du Chili. La communication de cette ville par un chemin bien entretenu avec la lagune Llanquihiie, où se trouvent les colonies agricoles des Allemands, l'a rendue bientôt florissante, et un autre chemin de la côte est de cette lagune
(-) L*orthographe du nom de celte lagune Nahoel-Huapé, qui se trouve souvent, et que moi-même j'avais adoptée, est fausse ; le véritable nom ancien est : Na-
hnpJ.Hnani.
à celle de Todos los Santos rend aassi facile la commaoicatkn zm la lagune Nahael-Huapi du territoire argentin. Les Jésuites inm\ fondé, sur les bords sud-est, de cette lagune un coavent qui ibrisfiit jusqu^au temps de la suppression de Tordre et soutenait même av^ B«énos-Ayres une communication ouverte, traversant le terrain des Intoi C'est pour cela que le dictateur Rosas ( non Lopez, comme le dit par erreur la traduction du tome premier, page 212 ), voulant rétablir tau communication, fit examiner la route et les ruines du couvent, que»-' tent encore; mais lors de sa chute le projet fut abandonné.
Il y a plusieurs dépressions semblables des Cordillères, arec àei passages presque complètement ouverts, encore plus au nord et loui ai sud de la lagune Nahuel Huapi, dont je veux faire mention encore une foii. pour rapprocher ici les indications de celles reçues dernièrement sur d as très localités similaires.
La passe la plus basse et la plus facile à fréquenter est celle de Villiria à peu près sous 39^ 30', dont nous avons parlé, tome I, page 212. Cv notice sur sa praticabilité est donnée par le Dr. H. Lange dans Peurmann's geogr. Miith., année 1865, page 240.
Tout près de celle-ci se trouve, sous le 39* 45' L. S., la passe de b lagune Rinihue, sur laquelle différents auteurs, et principalement M. Gciu Fricx, ont fait des recherches qui leur faisaient croire à la possibilité d'une communication directe par eau entre l'Océan Pacifique et TAtlutique ; mais cette supposition n'est pas vérifiée par l'examen ulténev Les lacs sont tous au côté ouest du versant de la montagne, et aaco fleuve ne perfore ce versant, pour prendre son cours au côté d'est. Voyei sur les détails les communications dans Petermann's geogr. Miuh année 1864, page 47, pi. 3, et dans le Zeitschr. f. allgem. Erdk., N F tome XIX, page 70.
Une autre passe, encore très-basse aussi, a été dernièrement signiift comme découverte nouvelle de l'ingénieur Navarrete, dans le journal de Buénos'Ayres : La Nadon Àrgentina, du 20 septembre 1863. répétée dan> ISiZeiUchf. f. allgem. Erdk. N. F., tome XV, page 444. Ce passage if trouve vis-à-vis de la ville de San Fernando du Chili (34' 35' L. S., presque dans le même degré que Buénos-Ayres. où aussi la carte di Chili des frères Black indique un passage ouvert tout près du PUocboo. assez longtemps connu et souvent fréquenté, mais sans lui donner an* importance remarquable. Comme l'a prouvé Fexa^men du Prof. E. Rosnii. il n'existe ici aucune ouverture de la chaîne. Voyez son Rapport, note ^ du tome I.
Enfin, nous avons à parler de la passe nouvelle, indiquée et même risit^ par le lieutenant Musters, dont il parle dans la relation de son yoy^t. page 159 de la traduct. allem. Il s'agit d'une halte des Indiens, nomméf Weekel ou Chay Kasch, sur une rivière qui coule au Nord, et appartiom probablement au terrain des sources du rio Chubut (à peu près sons 43*20' L. S.); on se dirigeait à l'Ouest, pénétrant à côté de la rivifre.