‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 64 sur 583 · LUTTE AVEC LES AKAUCANIENS · texte numérisé non relu

LUTTE AVEC LES AKAUCANIENS

Philippf* II choisit Alderote lui-même. Mais il eut le malheur de voir son navire brûler pendant le voyage, et cet accident lui causa un tel saisissement qu'il en tomba malade et mourut bientôt. Alors on envoya des délégués auprès du vice-roi du Pérou pour lui demander un gouverneur. Il nomma son fils , comme on Ta vu plus haut (p. 69).

Don Diego Hyrtado de Mendoza , encore assez jeune homme, arriva au Chili en 1557 et prit le gouvernement. Son ambition fut de marcher sur les traces de Valdivia et de soumettre les Araucaniens. Il essaya d'abord de traiter avec eux, pour les gagner par des moyens pacifiques. Mais comme il échoua dans ces tentatives, la guerre recommença et dégénéra bientôt par l'exaspération réciproque en de véritables massacres. Les Espagnols n'étaient pas en état de remporter un avantage durable sur les Ai*aucaniens, et cette situation irritait tellement Mendoza que , dans sa fureur , il fit massacrer plusieurs fois tous les prisonniers. Mais ces traitements, aussi atroces que peu chrétiens et complètement opposés à la doctrine du Christ , d'aimer même ses ennemis , c'est-à-dire de les traiter humainement lorsqu'on est le plus fort , firent un effet opposé sur les Amucaniens. Ils opposèrent une résistance d'autant plus désespérée et furent plus heureux que les Calchaquis, car ils ont pu conserver leur indépendance jusqu'à ce jour".

Mendoza, voyant qu'il n'arrivait à rien par la force, eut recours à la iiise et à la tiahison. Un chef indien fut corrompu. Il trahit le brave Caupolican et le livi*a aux Espagnols. Une mort cruelle termina la vie héroïque de ce chef en 1559; mais les Espagnols n'y gagnèrent que quelques moments de tranquillité. Mendoza les mit à profit pour amrliorei* sa situation. Le manque de bonnes substances alimentaires dans ce pays pau>Te et peu cultivé était le principal obsticle qui entravait la marche de la colonisation . Les environs immédiats do la capitale, Simtiago, étaient aussi peu propresàl'agriculiure et à Télèvo du béUiil que les districts avoisinants. L'attention se reporta alors sur les vastes plaines situées au pied orienLil des Cordillères , de ce coté-ci de la haute chaîne qui sépare des Pampjîs l'étroite Kinde littorale du Chili , montagneuse et coupée

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