FONDATION DE S. JUAN
Chili et, dès rorigine, ils ont fait la richesse des colons. La ^î^e croit très-bien aussi, et si cette culture n'a pas donné de grands résultats jusqu'à ce jour , cela tient à la mauvaise manipulation des raisins et à la diificulté des transports. Avec des voies de communication plus faciles , l'exploitation des vignobles de Mendoza deviendra importante. Avant le grand tremblement de terre cité, la ville avait une grande cathédrale mal construite, cinq couvents avec de belles églises, plusieurs chapelles, un hôpital , un collège et 10 000 habitants. Elle a été reconstruite à neuf, mais sans une parure aussi nombreuse de gi^ands édifices**.
Peu après la fondation de Mendoza , les Espagnols apprirent des Indiens qu'on avait trouvé de l'or chez les peuplades situées plus au nord et que les habitants possédaient des objets de ce métal. Cette nouvelle étant arrivée aux oreilles du capitaine Castillo, il envoya une troupe de soldats pour vérifier ces informations et reçut avis que des mines d'or existaient en oflFet dans les contrées voisines. Il fit aussitôt des apprêts pour y établir une colonie, et la ville de S. Juan doit son origine à cette expédition .
Eugenio Mallea, à côté duquel on nomme aussi un certain Jofre, fut chai'gé de cette entreprise. La ville , fondée par lui en 1561 , reçut le nom de S. Juan del Pico, à cause de la forme particulière du pic de Viilicum, situé près de là au nord. Plus tard, on changea ce nom en celui de S. Juan de la Frontera, lorsque la limite des gouvernements du Chili et de Tucuman fut fixée entre le territoire de cette ville et celui de la Rioja. La population de S. Juan était empruntée aux mêmes éléments que celle de Mendoza et dirigea bientôt son activité dans le même sens. L'or qui l'avait attirée n'était pasaussi abondant qu'au Pérou, et les Indiens se gardèrent de faire connaître les quelques endroits où ils en avaient trouvé, afin de ne pas exciter encore plus la cupidité des Espagnols , ou bien pour conserver leurs trésors. Cependant les mines furent connues peu à peu, et les Espagnols n'épargnèrent aucun moyen pour s'en emparer. Le plus souvent ce furent des femmes qui dévoilèrent le secret à leurs amants. D'autres fois , on agissait sur