CHAPITRE IL
10 (7). Nous avons parlé de ce^ CiiHes dans là note 5. Le tiotti de Rio de
Solis, que Ton trouve chez quelques historiens, n'apparaît pAM É^¥ lëé detli cartes. Sur In plus ancienne de Ttintiée 1597, le Rio de ïtt Plâta s'appelle Rio Jordam, et la terre voisitie A\ï iiol-d, là Btttidft dHentftlé aetUélle, tUfH de Softs. Sur là pltis jeune de 1529^ le flëUVe est sàH^ tiotn â Tembott^ chure, mais celui de TierTU dé Siolië est i^phëduit. Mû histtfHen de mérite, M. Luis DomingueiÉi â dàiis son Hiiîorid ttr^Utidy piàgë 89, exprimé la présomption que le nom de Rid de Bdlisj ëmpldjfé pài* HeH*eni, se rapporte aU Rio IJfu^ay) pâH;e t)uë Bdlis e^i mdH i soti ëtribôUehuf^. La carte de 1529 est en cdntrttdictidti avec Cette mânièi*ë de tdir, tàt elle donne le nom de Rio UrUgUây iiU fleuVe aCtUël de ee Udtfi: Matëllan^ qui pénétra en 15^0 dans le Rio de \A Plàta^ §'eri éldi^rflii ËUftsiiôl qii*il eut reconnu que cet estuaire n'était qu'un fleuve et non pas Un déti'dit. CëpetH dant il détermina exactement les limiter de soil ëittboUchUi'ë et ttdmtttft lëi caps. (Voir le texte ajouté par Kohi mt deujt càHeSj p. 146-50;)
11 (7)« Sébastien Cabot, notnmë Gabdto par les E^dâ^ols, était hé éii Angleterre, comme le dit Woodbine Pttfish (BUénbé-i^fêSi fhm IM c^questi etc. « London, 1852, ih^8^ p. 4 ), et tldtl â Venise^ CdlUtUë PediH) de An(rëli!i laflirme dans son édition de VHistona argentiHd de OUÈmàn. (Go/atM éê documentoê sobre la historia del Rié de la Piatd; Buenos-Ayres, in4, t» 1), probablement à Bristol, quatre ahs avant le fetdUi* de son pèHi â Venise, par conséquent en U72. Cette date est bieu établie par les rêebei^ ehes de son dernier biographe M. J. F. Nicholls (liOndfes 1869, page 19). Il entra pour la première fbis au service dé TElipàgrie en 161S; tnais y rtHrti seulement quatre ans {loc. cit., p. fK)). Les antiéës suIvâUtes, il Sérifait eil Angleterre. Il fut rappelé en Espagne pal* Chât*lës-QUint, sur lë^ IristatkM de son ami, le célèbre Pedro Martvr d'Anghierit, et t^e^Ut en 1518 le poste de piloto mnijor. Il se passa plusieurs années avant qu'il pût pàHir. Herrert le laisse au service de TEspagne sans intet*ruption depuis 15tf^ et le fait accompagner Solis avec le titre du capitaine du roi (Dec. I, page t«M). Il doit être dans l'erreur, car on lie sait rien de (jabot durant ces eMpéditions. Il relate ensuite exactement qn1l devint pihtO maffot après Solis (Dec. Il, page 10) et place ce fait en I5IH, année où Cabot rentra aU serticc de TK*pagne. Herrera décrit l'expédition de Cabot, Dec. 111, page t99 et Uéc.. IV, page 39.
12 (9). herfefâ a conservé (Dec. 111, i69)lëSHônis dëâ metiëiirS. C'étaient des officiers assez élevés, et tui d'entre eux était le commandant du naVii'e La Trinité. Ils revinrent plus tard en Espa^he et obtinrent grâce (Dec. IV, 40).
13 (9). Une rivière existe ericore là àUjbtird'hui avec lé tldni de S. Salvador et d'après la carte d'Azdra, t^àn. i, âë distingue pa^ Une large embouchure, en disproportioti avec ^oti pëU d'iiUpoHdtiCë. Sa J)ositiôn est à peu près soUs 33" SCK de L. S. La ëàHe de 1529, âur laquelle le Hid Uruguay est tracé jusqu'à 30" de L. S., pfotive bièrt que Càbot est rénàontê jusque-là, oU y fit faite des explot*àtidti§. Cependant le ttio San Saivadôf manque sur cette carte, ainsi que ï'ëiUbouchUrë beaucoup plus large dU Rio Negro, d'où il faut conclure qu'on n'alla pas jusque-là, car ëette dei'niére rivière ne leur eût pa^ échappé. — Gu^tUàn, dsliis ^on tiistoHa argentina, déjà plusieurs fois citée, donne au flëuvc le tlom de S. Juan. — Nous aurons souvent recours à cet oUvragë comitie à uiië des principales sources de notre histoire ; il est dôric bbh de dôhttét' une courte hotice àUr son auteur. Il était lils d'UU céMàlh Âlonzo tliqUëline de ûtlilnian et de Ursala, fille du second gouverneur du Paraguay, bomiugo MàrtlUëz Irak. Il naquit en 1554, à l'A§soitiJ)tion, et i^eçUt le hom de Ruy Diaz. Son t)ère était tëhU au Paraguay, avec le pi^euiiei* gouverneur Alvafo Nuflëjs Cabëiâ de Vaca, en I5i0, dont il était le hëVeu et fidèle {^artisan, il y resta àprëâ que celui-ci eût été renversé par ses ennetUis et tëUvoyé en Espagne. Il reçut de son beàU-pére traU le cotiiinandëment de h nouvelle pfovihcë de Là Guayra, à l'est du Rio tafanâ, et son fils y vécut â côté de lui et y fut employé dans plusieurs circonstances, par exemple à \A fondation de Xerei. Il se permit de transporter daiis sa nouvelle ville les habitants d'Un ancien établissement, Ciudad heal. Des plaintes ayant été déposées contre lui auprès du gouvernement, celui-ci le rappela à rAssompiion pour se justifier. Dans l'état de division des partis et le peu de sécurité pour les personnes qui en résultait, le fils préféra s'éloigner du pays et se rendre dans un autre gouvernement à ChuqUisaca, dans la Bolivie actuelle. En 1612, il écrivit de mémoire, d'après les récits de sort père et de ses amis, VHistoria argentind et envoya le manuscrit en 1614 en Espagne, au duc de Médina Sidonia, protecteur de sa famille. Il resta longtemps inédit et n'était connu que par des extraits, jusqu'à ce que Pedro de Angelis le fit imprimer à Buenos-Ayres en 1836, dans sa Coleccion. Bien que là relation de Guzman,. composée d'après des souvenirs, sans recours aux archives, soit nécessairement incomplète et inexacte, et qu'en outre elle porte l'empreinte des idées de parti de sa famille et de ses amis, elle conserve cependant une grande valeur comme source unique de nombreux faits et doit servir de guide en l'absence d'autres documents. Bien des assertions ont été corrigées par les historiens postérieurs, qui comme Azara se Sont servis des archives. D'autres n'ont pu s'éclaircir; mais les erreurs ne peuvent jamais être bien importantes, car le champ des événements racontés est toujours restreint et la plupart du temps il s'agit de personnalités qui ne valaient guère mieux les unes
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que les autres. — Azara reproduit comme Guzman le nom de la rivière où Cabot fonda son fort de S. Salvador. D*aprés lui ce fort était sur le Rio S. Juan, en face de Buenos- Ayr es, et Woodbine le place au même endroit, sur Tautorité d*Azara. Mais alors le Rio Uruguay ne pourrait pas être dessiné, aussi loin au nord, sur la carte de 1529. Il devrait même manquer entièrement, comme sur la carte de 1527, si Cabot n*a pas remonté son cours. D'un autre côté, il est assez admissible de placer le fort sur le Rio S. Juan ; car on ne comprend pas bien ce qui aurait pu déterminer Cabot, après Texploration de TUruguay, à s'établir si loin de Tembouchure du Rio de la Plata. — Du reste, le fort S. Salvador, exista encore longtemps après €abot et fut abandonné seulement en 1574, sous le gouvernement de Juan Ortiz de Zarate.
14 (10). Comme Temboucbure du Rio de las Palmas est située assez exactement en face de celle du Rio S. Juan, ceci conduit encore à admettre que Cabot avait sa station sur cette rivière et y construisit son fort. S*i] fût revenu sur ses pas à partir du Rio S. Salvador, il aurait rencontré Temboucbure plus large et plus profonde du bras principal, le Parana Guazu, et y eût probablement pénétré.
15 (10). Le fort est indiqué sur la carte de 1529 au nord de Temboucbure du Rio Carcaraôal, mais sans nom. La rivière, qui s'appelle encore aujourd'hui Rio Carcaranal, se forme par la réunion de deux' petites rivières, le Rio Tercero et le Rio Quarto. Ce dernier n'a pas toujours assez d'eau dans la partie inférieure de son cours pour atteindre le Carcaranal. Celui-ci est le seul grand affluent que le Rio Paranà reçoive de ce cûté jusqu'à l'embouchure du Rio Salado, près de Sa. Fé. H est navigable pour les petits bateaux sur une étendue peu longue. (Voir mon Reisêy II, 44, et Martin de Moussy, Confed. Arg., I, 152.) — Guzman fait avec raison dériver le nom d'un cacique indien. Il était déjà en usage du temps de Cabot, comme le prouve la carte de 1529.
16 (10). Les historiens racontent de manières très-différentes l'histoire de la découverte des petits échantillons d'argent que Cabot envoya en Espagne avec son rapport un peu exagéré, et qui donnèrent lieu à la dénomination de Rio de la Plata, parce que ce$ échantillons étaient le premier argent qui arrivait en Europe des colonies espagnoles. Nous avons adopté la version d'Azara, parce qu'elle est la plus naturelle et explique le mieux la prompte arrivée en Espagne. Évidemment cet argent venait de la Bolivie, de la contrée actuelle du Potose, que les premiers immigrants nommèrent I^ Plata, et avait été apporté aux Timbos. Guzman raconte une longue histoire d'un Portugais, Alejo Garcia, qui l'avait porté au Paraguay et qui aurait été le premier Européen venu dans le pays. Herrera,qui raconte l'accueil enthousiaste fait à Tolède par l'empereur (Décad. IV, 33) aux envoyés <l«» Ciibot, ne sait rien de ce Portugais. I^s envoyés donnèrent plus tôt Targent comme un produit du pays, et tâchèrent ainsi de déterminer rem|>oreur à l'envoi d'une expédition de secours. L'inscription sur la carte de 1529, citée plus haut dans la note 5, appuie aussi cette version. L'empereur promit les secours
flans Tespoir d*une riche récolte dVgent et fît engager les négociants de Séville, qui avaient été en partie les promoteurs de l'expédition de Cabot, à renouveler leurs subsides. Mais comme ils avaient déjà perdu 10,000 ducats ils s'y refusèrent.
17 (11). M. Kohi, dans les explications des deux anciennes cartes publiées par lui et citées dans la note 5, a exprimé la supposition que la partie supérieure du fleuve, telle que la carte de 1529 la représente, est le Rio Pilcomayo et non le Rio Paraguay, parce qu'il est dessiné venant du nord-ouest. Je ne puis pas me rallier à cette façon de voir, d'abord parce que le nom du Rio Paraguay est écrit sur la carte, ensuite parce que Cabot n'est pas allé jusqu'à l'embouchure du Rio Pilcomayo. S'il était allé jusque-là (25*^ 19' de L.S.)il n'aurait pu être de retour aussi promptement,car la partie au-dessus du rétrécissement, où il s'arrêta probablement (25'' 33'), est beaucoup plus difficile à parcourir à cause des nombreuses îles et des bas-fonds du fleuve. La fausse direction du tracé ne signifie rien, car la direction du Rio Paranà est encore plus inexacte, puisqu'à son embouchure on le fait venir de l'est. Aucun des anciens chroniqueurs ne fait aller Cabot jusqu'au Rio Pilcomayo. L'Anguslura est sûrement le point extrême de son exploration, si même il ne rebroussa pas chemin encore plus tôt. Le Rio Vermejo s'appelle Ypita chez les Indiens du pays; les Espagnols en firent le Lepiti.
18 (12). Les deux prisonniers des Indiens étaient Juan de Justos et Hector de Acuna. Ils restèrent chez eux et furent souvent employés comme inter* prêtes dans les expéditions ultérieures des Espagnols.
19 (12). L'expédition de Diego Garcia fut équipée par des marchands de Séville avec le concours de la couronne. Le navire qui le portait partit d'après Azara avant Cabot le 15 janvier 1526; Herrera, probablement mieux renseigné, parle seulement du 15 août et par conséquent après le départ de Ciibot (Dikad. III, page 278). Son voyage se fît très-lentement. En janvier 1527 il atteignit la baie de Saint-Vincent sur la côte du Brésil (21° de L. S.) et de là fit voile vers le Rio de La Plata, où il rencontra la station de Cahot et remonta le fleuve pour le rejoindre. Les détails du voyage ne sont pas mieux connus; ce qu'on en sait est dû à Herrera (Décad. 111, 278, et surtout lY, 1G9). La version d'Azara se trouve dans son Voyage, t. 11, p. 15 et saiv. et dans Hist. du Parag.f II, 15 et seq. D'après un écrivain moderne iB. Milre, Revista de Buenos-Ayres, Vï, 428), les récils publiés jusqu'ici ne ^ont pas admissibles ; mais on n'en a pas encore donné d'autres.
20. (13) Herrera donne une relation détaillée de son retour (Décad. IV, f iG8) et cite tous les endroits où Cabot toucha, en s'étendant sur les pro- ^''lits (lu pays.
21 (13). J'ai pu utiliser, pour la vie de Cabot, la nouvelle biographie de ^icholls (Londres, 1859, in-8). Les Meinoirs of Seb. Cabot, with a vieiv of the ftiiitory of maritime discovenj, London, 1831, in-8, ne m'ont pas été accos- *^'l»l«'s. D'après Nicholls, l'aïuiée de sa mort est inconnue, mais son retour •n Anfîleterre eut lieu en 1531.
2^- (13). Celte histoire, que nous avons esquissée brièvement, parce que
ces éirénemetus accessoires h'ehtrént ph^ daris tiotre plftti, est Hlittée tdntati long par Ruy Diai Qiizmaii) dans VUiêtwia argBntîMj èl dliiéë dé immobreuses amplifications.
23 (14). Les données du texte reposent surjle récit circonsiflitcié déGditnan dans YHiêt&ria argentina, U les reçut pendant soii séjour ft Ghuquisaca d'un oflicier, Gonsalo Suafei Qarcotl, qui était stationné dans la cdiitrée de Tucutnan et qUi avait connu personnellement Gésat* à l'armée de Pifaitf . Les détails paraissent un peu romanesques, aussi nOas ne les ttTtms |Mis reproduits; Nous dirons seulement, pour justifier notre jngemeni, qtte Gtar prétendait avoir tu TOcéan des deux côtés (ouest et est) du sommet des Gordillèi*es. L*océan Pacifique ne se voit que rareinent de la erète des Gor^ dillèresf comme je Tai constaté dans mon voyage de GatâmàfCa A Copiape. Mon compagnon, qui avait fait souVehi le trajet^ m*aiinoilçft qtie Je i^eriids l'océan Pacifique d'un certain endroit. Lorsque nous y fûmes arrivés, on ne distinguait rien qui ressemblât à l'Océan. Il aftlrma ceperidatit l'iitolr tu lui-même (voir mon Votfagêt t. II, p; 271). Il est possible qne César ait va réellement l'océan Pacifique ; mais la mer Orientale tië poiitalt être que le lac de Titicaca, ou simplement un mirage ) pbénomètie f^éqlieill dans ces parages.
2i(14). La situation de t^iiarre au Péroti demeura trèsM-incertaitie jusqu'à l'année 1592, où il s'empara dé l'Incà à Gatamarea le 16 novembre; et U h consolida encore mieuii lés auuées suivantes: Il d'est done pàn probable qw Cèsav ait entendu parler de Pisarre pendant son VOyit|^e \ ou bien ee qu'il en aurait appris n'eut rien de biètl attrayant, car il préféra retourner auprès de Gàbot. Les grands sUccés de Pitarre cOUimericent seUlétiient itfeë la firisè de Cuxco, le 15 novembre 1533, et Gésar put appretidre cet éVénemetlt en Bolivie, lorsqu'il revint |iour la seconde fois. On U'etl eut bônnaissanee en Europe, ainsi que des grands trésors conquis, qu'en janvier 1684 par le frî^re de Pitarre, qui ap^ioHait à la cdUronnc* sa part (le cinquième); si Gésar se rendit réellement auprès de Pitarre, ce Me put être avant la éooquête de Guico, Kinsi vers la fin de I&B4 ou au rommeUcemenl de 1585.