CHAPITRE fll
^ (tO). U relation d'UlIrifbêichmidt parut en 1567 ÏFVànefoft^i^le^leia, comme sivonde partie d'un recueil d'ouvrages soUs le titre :
Ander theii «fiVse» Weîltmckè, gedr^ckî ron Mati^ Éeekifr, i» Verhng SiegismHnd^sFHembfnd mné Simon Hui9r'è. Il fut imprimé uno stn^onde fois en fonnat in-8 en 1599 et non en 1SC0. comme Wootlbine Parish le dit (p. 3) et traduit simultanément en latin p^u* Levin llûlsen (^urtMnberg, 1598, in-li) sous le titre :
Vrra kisiorin cnjusdam narignlêonis, guttm Bnlderitus Sckmiàei Sintnbingensis, in Americam juxta Brasiiiam et Rh deUa PM^ comf^^it.
Ici partit pour la prcmiî^rv fois la falsification du nom de l'auteur ft^
ff
NOTES 26—*. 12ft
Schmidel au lieu de Schmidt} bien que le trâduciëU^ ^itiië^p^éië pHf /ttftt^. Cette ei^hstir passa ensuite dans les traductions esjpagholes qui fuirent fkite^ d'après l'édition latine: Cependatit Tautfé tt^ductioh pat* Qotard Alpus dalis de Bry's Collection, t. VU) detine lé nom eiàèi de Fallef ; Les éét*itains tnë^demesi comme Aiara ëi Pdnës, de 8i$hitiidël dni fait Schmidels et rendu Oëmplétement méetmnaistiable le nom allemand si fépandu de Schtnidt. Là tradoctioh espagnole parut en 1781, d'àprdii celle (contenue dans la Golleciion ée$ 'ùopagu de de fifjr et fut impiimée par fiftreia dans tiës Hiitoriàdons primiUw^ àê Ml tàdius OctidetiMBi, ï. 10^ d'dû elle est passée dans la Coleccion, etc., t.^ 111, Buenos-Ayres, 1836^ in^é) de P« Att^^ gelis; Il existe plusieuin etemplaifeà de reriginftl allemand iei à Bdëttos- Ayres ; je m'en sdié sefVi d'aprés une copie faite par mol4ndmet ~ Schmidt alla d'abord à Anters où le natire équipé pat^ les maftibands d'Augsbodrg était en cbai^gement; de là on se rendit à Gàdix en quatoiHe jotirs) lieu de rassemblement des membres de Texpédition; 11 afllrmë lui-même n'être sorti de S. Luter que le l*' septembre^ tandis que Quaman donne le 14 août comme joiir du départ de Sérille de l'AdelantàdO:
§6(17). Les possessions et colonies allemandes dans l'Amérique du !lud sont sourent mentioniiées par les étritains de la phemiôfe époque^ Uerretà en parle, mais toujours d'une manière peu exacte. Elles parftissent atoir été une épine dani l'ijëil dés Espagnols. 11 ne cite pas la famille dés Fti^gérs que les Espagnols nonlâient FUcareS. Mais il paMe sotttent de celle des Welser^ qu'il appelle Belsares^ suivant la prononciation des gens du peuple) qui encore aujourd'hui font permuter b ei v entre eux. Cette permutation est détenue généi^ale dans beaucoup de mots, par exemple abo^dOjùbUëlo, (Dec. m, «08; IV, 70 et 101, 118; VIII, 45). Les passages fcités, particulièrement IV, 101 i racontent que les Welser fondèrent en 1528 la première colonie allemande sous la protection de l'empereur Charles-Quint. Cette colonie était au Venezuela, possédait une étendue de côtes de 150 lieues et elle fut organisée par Ambrosius Alfinger^ Là colonie des Fugger était dans \ti même contrée, et il est possible que rétablissement des Welser ait passé plus tard dans les mains des Fugger. Ces derniers prirent part aiix Voyages de découfertes et stimulèrent la couronne d'Espàgile à faire mesurer les côtes encore inconnues de l'Amérique du Sud (Voir Nafarrete, DocUtnentos ineditos^ etc., t. XV, page 104, Madrid, 1849, in^S, et J.^Q Kohi, dans le texte ajouté aux deux cartes souTent citées, p. 87 et 40, et la note écrite sur la carte dé 1529 solis Gastilln de Oro).
il (18). L'aventure de Palma est racontée par Schmidt; Ou«niail n'en parle pas. Nous TaTons reproduite pour servir à Caractériïjer la situation dii moment, bien qu'elle n'ait aucun rapport avec rhistbire de la colonisation du iPiTiloire de La Plata.
t8 (18). L'Ile Fernando-Norunha est visible de loin, à caUse de sa hauteur ^'tdesa forme particulière. Le 11 août 1801 j'ai eU occasion de la consi- •léper longtemps. C'est une puissante masse de traehyte en forme de dôme, 3^ec une tour isolée à côté, séparée du massif principal par une large cou-
in NOTES 29 — 33.
pure. Elle fut visitée par Vespucci à son quatrième voyage et il y séjourna quelque temps avec son navire. Les Brésiliens en ont fait aujourd'hui une colonie pénitentiaire. (Voir les indications les plus récentes sur cette tle dans le journal anglais Nature t. XI, page 388, n^ 229).
29 (19). Le poisson appelé Schaubhut par Schmidt est VEcheneis naucrateSy et le nom une faute d'impression au lieu de Scheibkut, à cause des ventouses qu'il porte sur la tète. Les matelots connaissent ce poisson qui s'attache volontiers aux navires et racontent qu'il peut arrêter un navire sous voiles ; d'où son nom habituel : SchiffikaUer (arrête-navire). 11 a plusieurs pieds de long.
30(19). Guzman prétend dans son Histhria argeniina que Osorio s'était publiquement exprimé sur la direction malhabile de l'Adelantado et avait dit en forme de menace que les choses prendraient un autre tour au Rio de \a Plata. Mais Schmidt ignore tout cela et raconte brièvement l'aventure en l'attribuant clairement à des calomnies.
31 (20t. Guxman remarque avec raison que Mendoza choisit le côté sud du Rio de I^ Plata pour son établissement, afin que ses gens ne pussent pas lui échapper et se rendre à pied au Brésil beaucoup plus fertile, et en même temps parce que de ce côté du fleuve on pouvait s'ouvrir une route an Péroo sans avoir à le traverser.
32 (2lK Tel est le nom du juge dans Fédition originale de Schmidt. Le traducteur et Guzman le nonunent Ruiz Galan. J*ai conservé le nom de Schmidt « parte qu'.\xara l'a aussi adopté, conune venant d'une source pins authentique.
3;) i22K R'aprés Guzman, le combat eut lieu seulement le second jour df rex|HHlition. I.e premier on rencontra les Indiens occupés à pêcher dans un lac, on les attaqua, on en tua environ trente et l'on en fit plusieurs prisonniers, panni lesquels le tils du cacique. Don Diego Tenvoya le lendemain à son pt^n^ et lui fit dire qu'on n'était pas venu dans un but hostile et qu'on désirait |4ut^l entretenir des relations amicales avec eux. Ce langage peut boqs parattrv assez extraordinaire, puis4|u'on avait massacré trente homme la \t^iUe. Mais les Indiens se retirèrent et se rangèrent bien armés derrière U iKi^-fond marécageux de la petite rivière qui sort de la bgune. Don Dieiro \oulail les attaquer sur^le-ehamp, mais les officiers rengagèrent à attendre que les Indieiui ouvrent l'attaque. |je frère de TAdelantAdo ne voulut ri^n ^\mler; il traversa le fleuve et les Indiens commeocèrem le combat lorsqœ K^ uhMliè des iKMnmes eurent |Vfts^. Le cxMnKal «levint bientôt sérieux : le !t«^ ghvuint ne i^Ttiieltait pas aux Espagni4<. loar^ieiiient équipés «l^ ^ "Khi- \\>ir hbreiwent» et le< che\Tiu\ *les ca^-^aliers sVnfooçaieat dans la terre molle. l.ex ImbeiK e«u|^o) Aient leurs fr\Hide< contre ces carihers èofa», elles ^^^ emvi>* «SI u>di|:x' Auj^nmilim chez les iuo^-Ikx. <<>it Avec d«i balles an boaf, mmI A\e^' un U\vi, Uz\^ iUrl\>kwKU> RracaniMite fui le prenier qui loniha; \\ lui bi«sil«U xiu\i d«^ l^irafjui Knerv» et de Tettser^nie Wamolejô qui afr«>arAii AU M>i\mr< de eeKitvt. Kn^a Kua ULum^n»^ sVUaca sw reaneni aref re^^Adr^Ma serre des %%a\;aliers ; mais il fiai embcè. jnè à terre et décapité
sur-le-champ avant Tarrivée de D. Diego. Celui-ci perça de sa lance Tludien qui portait la tête ; mais il reçut aussitôt dans la poitrine un violent coup de bola perdida (pierre grosse comme le poing fixée à un bâton court que Ton gardait dans la main en lançant la pierre) et tomba inanimé. Pedro Ramirez de Guzman qui arrivait lui tendit la main pour le relever, mais ils furent jetés à terre tous deux et égorgés. Les Espagnols commencèrent à battre en retraite et Jorge Lujan avec Sancho del Campo formèrent farrière-garde. Mais les Indiens les attaquèrent avec d'autant plus d'ardeur, surtout pendant le passage de la rivière, où les Espagnols ne pouvaient plus faire usage de leurs armes à feu. Jorge Lujan et un autre cavalier descendirent de cheval parce que les animaux s'enfonçaient trop dans la vase et ne pouvaient plus s'en tirer. Ils essayèrent avec quelques soldats courageux de repousser les Indiens, mais ils tombèrent aussi à terre après avoir reçu plusieurs blessures et furent égorgés. On y vit un châtiment de Dieu; car c'était à ces deux hommes que l'on attribuait la part principale dans la mort d'Osorio. Sancho del Campo et Francisco Buiz Galan rassemblèrent les restes dispersés de leurs hommes de l'autre côté de la rivière, que les Indiens n'osèrent pas traverser. 11 restait 140 hommes à pied et 15 cava-» liers. Les autres étaient tués ou blessés si grièvement que 60 moururent pendant la retraite. 5 cavahers seulement et 80 soldats rentrèrent au camp. Tel est le récit de Guzman, sans doute un peu exagéré ainsi qu'Âzara l'affirme (U, 30); mais d'un autre côté le petit nombre de W hommes donné par Schmidt est trop faible après un pareil combat. — 11 est singulier que ni Schmidt, ni Guzman, n'ont indiqué exactement le lieu du combat, ni donné la direction dans laquelle eut lieu l'expédition. Schmidt dit simplement que Pavon est à quatre lieues de marche. Mais il n'existe à quatre lieues (le Buenos-Ayres, dans aucune direction, aucune grande lagune où l'on puisse pécher. 11 faudrait donc admettre une plus grande distance. Peul-ôlre la marche du premier jour fut-elle de quatre lieues et suivie; d'un second jour de marche. Azaradit formellement que le Ihéàlre du combat était dans le voisinage de la petite ville de Pilar sur le Rio Lujan, à onze lieues de Buenos-Ayres, et que les Espagnols y construisirent un fort, dont les rester existaient encore de son temps. Avec ceci s'accorderait bien le fait que la rivière aurait été appelée du nom de Jorge Lujan, tombé sur sa rive et dont on retrouva plus tard le cadavre avec son lidèle cheval près de lui et encore vivant. Mais il n'existe aucune grande lagune près de Pilar et l'on n'y trouve qu'une rivière assez insignifiante, qui ce[»endant est encore un des plus ?[rands affluents du Rio de La Plata dans celte région. Ses rives sont niaréwjj^euses sur une large étendue do l'autre côté de Pilar. Mon jeune ami, Francisco Moreno, a fait dans le Boletin d. l. Acad. d. Cienc. E.ract. 1, pajçe 130, une intéressante communication sur les armes et les ustensiles des (Juerandis, d'aju'ès les antiquités de cette époqutî trouvées dans la province. Il m'a fait voir la bola perdida décrite à la page 1 il ; elle est trèsbien travaillée en forme d'octaèdre. Nous conservons dans le Museo publico •le nond)reuses pierres de fronde qui datent de ce temps.
m N0tËS3i-3Î.
34 (2S). L'afifirmation formelle de Schmidt, que Je village des Indiens (ut occupé et a été conservé depuis par les Espagnols, ne laisse place à aucun doute, bien que Guiman n'en dise rien. Le butin fait dans le village et dont parle Schmidt a donné lieu à une erreur sur la nationalité des Querandis. Un écrivain, M. Manuel Trelles, trompé par la traduction espagnole des mots de Schmidt, Fiichmehl et Fiichschmalz en harina y manteca de pecm, a conclu que les Indiens étaient agriculteurs et cultivaient le mais puisqu'ils avaient de la farine {harina)^ R&viêta deBuenoi'Ayres,memorias y notictoi, page 10. 11 en déduit que les Querandis n'ayant jamais eu de farine, le combat n'eut pas lieu avec eux, mais avec une peuplade Guarani située plus au nord, ches qui on cultivait le mais. Schmidt ne parle pas de farine de grain, mais de farine de poisson, c'est-à-dire de poisson desséché et broyé. Les Querandis préparaient cette farine, ainsi que le prouvent les grand* mortiers de pierre que l'on a retrouvés sur beaucoup d'anciens campemeoti iparaderoê) ei qui sont encore en usage chez les Indiens des parties éloignéei au sud de la province. — Les cerfs dont Schmidt parle sont le Cervus canh pestris; la Martre, probablement leGalictiê vittata, et les Loutres, lelfyo|POtamus Coypui que les Espagnols prirent pour la Loutre commune et qui est connu dans le pays sous le nom de Nutria,
35 (22). Cette assertion de Schmidt semble conduire à la conclusion que le village des Indiens n'était pas à l'endroit où le combat eut lieu, mais près de Buenos«Ayres. 11 était difficile, en effet, de faire en un jour dix lieues i l'aller et dix lieues au retour, et encore trouver le temps de pécher. Je présume que la bataille fut livrée loin derrière l'emplacement occupé, et que Schmidt, qui n'en raconte pas les détails, resta avec d'autres dans le village des Indiens comme garnison et n'eut rien à raconter du combat parce qu'il n'y avait pas assisté. Alors le chiffre de 30 morts dont il parle pourrait se rapporter à la prise du village à laquelle seulement il prit part.
36 (23). On a trouvé plusieurs fois sur les lies situées entre les bras da Paranà des antiquités indiennes antérieures à la conquête , notamment de grandes urnes d'argile cuite contenant des squelettes. On a fait des trouvailles semblables à Santiago del Estero et àTucuman. Elles appartiennent aux Guaranis qui peuplèrent ces lies en venant du nord et après avoir simplement occupé la rive occidentale du llio Paranà, s'étendirent plus tard sur les deux côtés. J'ai décrit une de ces urnes dans les Compt, rend, du coih grèi intem, anthrop, de Bruxelles^ page 342, et dans la ZeiUckrift fir Ethnologie IV, Sitiungsbericht, 196.
37 (2i). Schmidt nomme le chef de l'expédition qu'il suivait George Lauchstein (Jorge Lujan), et Guzman cite seulement les autres sous Juan de Ayolas, ou plutôt Oyolas, comme il écrit toujours, tandis que Herrera et Asara écrivent Ayolas. Le nom de Lujan ne reparaît plus et Schmidt peut s'être trompé. Lujan avait été tué à la bataille avec les Indiens, dont Schuiidt ne connaît pas les détails. Aiara distingue deux Lujan et nomme l'un DiegOf l'autre Jorge. Il fait mourir Diego dans la bataille et fait assister Jorge à la seconde des expéditions d'Ayolas dans les lies de l'embouchure du Ihiranât
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iïpéflition dont Schmidt faisait partie. Mais aucun autre écrivain n'a disingué ces deux individus, et comme aucun Lujan ne reparaît plus, ni chez îchmidt, ni chas Guiman, ni chez Azara, il doit être plus exact de placer sa nort à la première bataille avec les Indiens. *-- Azara ajoute qu'Ayolas, qui "emonla le cours principal du Paranâ, revint beaucoup plus tard après Tataque des Indiens sur le fort. Reçu amicalement par les Timbos, il décida 'Adelantado à se rendre chez eux. Nous ne savons pas ce que devint Jorge Lujan, car il ne réparait plus nulle part.
38(25). Le nom de Guarani pour ces peuplades a été introduit plus tard et 16 se trouve pas chez Schmidt, qui nomme Thimbues tous les Indiens de la xintrée. On l'appliqua aussi plus tard aux habitants du Paraguay qui apparenaient à la môme famille, mais se donnaient le nom de Caries. 11 semble ivoir pour origine une corruption de leur nom par les Espagnols. Azara iflinne, tome I, page 179, que le nom de Guarani fut primitivement donné m reste des premiers Caries battus par Ayolas qui vinrent alors en contact ivec les Espagnols et est dérivé d*un mot indien qui signifie bataille.
39 (26). Schmidt appelle toiyours une lie l'endroit où le fort fut fondé. Il ii*était donc pas placé sur la hauteur du rivage, mais au nord, sur la rive plate, au-dessus de l'embouchure du Carcaraôal, qui est séparée de la terre ferme élevée par un bras étroit du Paranâ. Avec ceci s'accorde très-bien l'assertion d'Azara que le nouveau fort était à cinq lieues au sud de Co« runda, c'est-à-dire à peu près à mi-chemin entre l'embouchure du Carca<raàal et Corunda.
iO (27). Herrera a fait connaître l'instruction secrète que Mendoza donna à Ayolas (Décad. VI, Hb. III, cap. xvu). On y voit que l'or du Pérou avait été le but principal auquel Mendoza tendait. Il prescrivait à Ayolas d'exiger d'Almagro 150000 ou au moins 100 000 ducats pour lui avoir ouvert la rouie du Pérou en Espagne et promettait à Ayolas pour sa part le dixième de la somme reçue.