CHAPITRE V
53 (43). Nous citerons les noms des cavaliers nommés par Guzman, pour montrer la grande ardeur de Taristocratie pauvre à se jeter même dans cet entreprises entièrement désespérées. On trouve dans VHist, arg., .lib. il, cap. I, la liste de personnes qui suit :
Vn neveu de l'Adelantado, Pedro de EstopiAan, qu'on appelait onliiiainment Pedro de Vaca; son nom ne reparait plus, tout au contraire de celui
d'un cousin de l'Adelantado, Alonzo Riquelme de Giizman, père de Thistorien souvent mentionné. — Alonzo de Fuente, un des vingt-quatre de Xeres; Antonio de Navarrete, Martin de Villavicencio et Francisco Peralta. De Séville étaient : Ruy Diaz Melgarejo et son frère Francisco de Vergara, Martin Suarez de Toledo, Hernando de Saavedfa, lils d'un des premiers personnages de la ville, Pedro de Esquivel et Luis Cabrera. De Cordoue : Alonzo de Valenzuelo, Lope de los Rios, Pedro de Peralta, Alonzo de Angulo et Luis de Rivera. De Madrid : le capitaine Camcrgo, Juan Delgado, le capitaine Augustin de Gampos de Almodovono et Jaime Rcsquin de Valence. De Truxillo : Nuflo de Chaves, qui plus tard joua un rôle important, Luis Perez de Bargas et Herrera. De S. Lucar : Francisco de Espinola, flls du commandant du château. De la Biscaye et du Guipuzcoa : Martin de Vive Ochoa é Izaguirré, Miguez de Urutia y Ëstigariaya. Juan de Badajoze avait suivi l'expédition à titre d'alcado mayor et son lieutenant Francisco Lopez surnommé El Indio était originaire de Cadix. Il y avait encore d'autres gentilshommes, mais moins connus.
Si (45). L'ancienne indication qui donne 24° 30' de L. S. est erronée. L'embouchure du Rio Itapucù, d'où l'expédition partit, se trouve vers le îe^SCy de L. S. et la rivière se dirige de l'ouest à l'est. Alvaro Nunez dut donc franchir la chaîne littorale sous le !26<*30', et comme le Riio Iguazu ou Curitiba coule assez exactement de l'est à l'ouest sous le 25° 30' — 40', il ne peut pas l'avoir rencontré sous le 26^» 30', mais sous le 25° 30', car son embouchure dans le Paranà se trouve à peu près sous le 25^40' de L. S.
55 (45). Les Indiens du Brésil mangent encore aujourd'hui de grandes larves ou plutôt des chenilles de papillon. Elles vivent :\ l'intérieur des roseaux et s'ouvrent une sortie à l'époque de la transformation en chrysalide. L'espèce n'est pas rare dans les contrées ou j'ai voyagé, surtout à Neu-Friburg. Elle appartient au groupe des Gossides et est ligurée par Hûbner dans sa collection d'Exot schmetty lom. 1, sous le nom de Marpheis smerinthea.
56 (46). La date de l'arrivée de Gaboza de Vaca est le 11 mars 1542 et non 1511, comme le dit Guznian dans Hist. argentina. Il était parti le 2 novembre 1540 d'Espagne et le même jour 1541 de Sa Catharina. 11 arriva le 2 tlécembre à la crôte de la Sierra do Mar, atteignit le Rio Curitiba le 2i décembre, le 14 janvier 1542 le Rio Piquiri, le 31 de nouveau le Curitiba et au milieu de février le Rio Paranâ. 11 ne put donc entrer à l'Assomption avant mars 1542. Nous possédons de l'Adelantado lui-mémo une relation détaillée sur son voyage et ses actes au Paraguay, qu'il dicta à son secrétaire Pedro Fernandez, après son éloifj^nement du pays. Celui-ci la publia après sa mort sous le titre : Relacion del Goveniador Alvnr Nunez Cabeça do VacUf de lo acaescido en las dos Indias. 2 vol. in-i. VallafloliJ, 1555. Elle a été réimprimée par Barcia dans ses Historiœ. primit. de Phidias occid. Madrid, 1740. in-fol. et dans Enrique de Vedia, Bibliotecn ^e nutores EspaTioles antiguos, Madrid, 1858, in-8.Je me suis servi de cette •;lilloii moderne. Herrera parle de l'expédition d'Alvaro Nunez dans son
hisloire de la colonie : Décad. VI, page 18i, et Décad. VII, page 35, 79 et suiv.
57 (iO). La perle de l'homme dont nous avons parlé fut caus<^e par le renversement d'un canot, ainsi que Cabeza de Vaca le raconte lui-mt^me dans son Commentaire et que Guzman le confirme. On ne lit pas d'autres pertes pendant ce voyage, car les équipages des deux navires échoués se sauvèrent en totalité. Schmidt, qui partageait les préventions des soldats contre le nouvel Adelantado, parce qu'il voulait introduire une disciphoe plus sévère, affirme qu'il partit de Sa Catharina avec 400 hommes et qu il lui en restait seulement 300 eu arrivant à l'Assomption. Mais il oublie de compter ceux qui arrivèrent plus tard. Herrera au contraire (Décad. VII, p. 36) donne les mêmes nombres que nous et parle d'un seul homme perdu. Les traînards embarqués sur le Paranà sous la conduite de Nuflode Chaves arrivèrent trente jours après l' Adelantado à l'Assomption et remon* tèrent le Paraguay sur les navires qu'Irala leur avait envoyés. Ds ne devaient pas être dans le meilleur état. Les navires dirigés vers Tembouchure de la Plata eurent aussi beaucoup à souffrir.
58 (50). Schmidt était présent et raconte avec beaucoup de détails Tex* pédition de Rivero, qu'il nomme Riflere. Guzman en parle aussi, mais ne concorde guère avec Schmidt. Il nomme Alonzo Rfquelme comme chef et s'occupe surtout de lui. Nous nous sommes donc contenté d'indiquer les résultats, sans entrer dans les détails. Herrera raconte l'expédition : Décad. VU, p. 1:^8. Le récit d'.\zara est assez développé {Hist. d, Parag.y II, 93-97), mais ne s'accorde pas partout avec celui de Schmidt, que j'ai suivi.
59 (53). Telle est la date d'Azara {Hist. d. Parag,, II, 98). Schmidt place la mise en prison du gouverneur le jour de la Nativité de la Vierge (H sept. 15i3). D'après Herrera (Décad. VII, p. 197) Alvaro Nunez rentra à l'Assomption au commenrement de 15ii et en Espagne une année plus tard. Giumaii donne une tout autre date. 11 place à tort l'arrivée de Caben d'Espagne en 15il et son retour en 15ii, sans préciser le jour. Mais comme il n'arriva réellement qu'en 15i:2 et qu'il passa une année en prison aux mains de ses ennemis, y compris le temps de retour, il aurait alors exécuté ses deux gi-andes expéditions dans un délai très-court, ce qui m* concorde guère avec les relations que nous en avons. Ces motifs me font considérer la dat<* d'Azara comme la plus exacte.
60 (51). .Mvaro Nunez fut emprisonné à son arrivée en Espagne sur les plaintes de ses ennemis, et un procès commença contre lui. Il dura huit ans, durant lesfpiels l'accusé resta en prison. On le condamna & la déportation en Afrique; mais à la fin les juges acceptèrent sa justification. Toutes les inculpations furent mises à néant et on lui paya une indemnité de SOOO ducats. Ses accusateurs tombèrent bientôt l'un après l'autre dans le malheur. Irala, contre lequid .Mvaro Nufu'z s'exprime très-amèrement dans ses conunentaires et qu'il accuse de trahison, n'était pas ù r.\ssomption ao moment de sa mise en prison. Mais il reste toujours indécis s*il n'était
pas informé du complot et s'il ne resta pas à dessein hors de l'Assomption jusqu'à ce que le résultat fut connu, afui de n'ôtre pas accusé d'y avoir pris part.