‹ Description physique de la République Argentine (volume 3)Chapitre 79 sur 583 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

89 (103). Les documents et souvenirs sur les fondations des Espagnols dans le district de Cuyo sont insignifiants et notre histoire de cette partie de la République Argentine sera courte. Les anciens écrivains indigènes n'en parlent pas, parce <|ue ces provinces appartenaicMit au (^Iiili, et les historiens chiliens ne les mentionnent (ju'en passant, parce (ju'elles étaient éloignées et furent séparées plus tard du (ihili. On ne trouve pas un seul

mot, ni dans Azara ni dans Funes, sur la colonisation de cette contrée. L'auteur a suivi Molina (Compendio de la historia geografia natural y civil dd regno de Chili. Madrid, 1788, in-8, 2 lomos) et Gay. {Historia fisica y politica de Chili, Paris, in-8, 1844, t. I, p. 463); mais on ne trouve que des indications générales dans ces deux ouvrages. Il n'a pas pu se procurer un troisième ouvrage : Historia ecclesiastica, poUtica y literaria de Chilif por J. J. Victor de Eyzaguirre, Valparaiso, 3 vol.

90 (104). Les combats si pleins d'horreurs des Espagnols avec les Indiens presque nus et dépourvus de moyens de défense ont enflammé la mu5e guerrière de leurs compatriotes jusqu'à Tépopée. Ces œuvres, considérées du point de vue de la civilisation, inspirent le dégoût. Parmi ces poèmes, YAraucanaàe D. Alfano de Ercilla y Zuniga (Madrid, 1587, in-4) et VArgentina de D. Martin del Barca Centenera sont citées par beaucoup d'écrivains comme sources de l'histoire impartiale; ainsi notamment P. De .\ngelis, qui les a fait réimprimer dans sa Coleccion de docum. hist. del Rio de la Plata, tom. II, pag. 215. — Nous avons rejeté toute référence à ces sources, et pour notre justification nous citerons un passage de J.-G. de Ilerder (Werke zur schon. Lit, u, Kunst., Bd. XVIII, S. 52. Stutlg., 1830, in-12) : c Les conquêtes du Mexique et du Pérou, dirigées par la cupidité et le » fanatisme religieux les plus cruels, ont trouvé iiussi des poètes pour les » chanter. Cortez, Pizarre, Valdivia, le Diable lui-môme, devinrent des héros 1 de l'épopée chrétienne. A quel sentiment obéissais-tu, brave et bon Ercilla, H lorsque tu entrepris de chanter les cruautés de tes compatriotes contre » les Araucaniens, toi qui en avais été le témoin oculaire et que tu ne pou- » vais taire le bon droit, les Vertus et le courage des ennemis! L'orgueil 1 national, une fausse notion de Ce qui est dû à la patrie, à la religion et » à la gloire de l'Europe, t'aveuglaient, tandis que le sentiment de l'huma- » nité réveillait quelquefois ta pitié et ta sympathie. Combien les règles du

> droit et de la justice devaient être effacées, pour que des actes de cette

> espèce pussent devenir des épopées de l'espèce humaine î Cette frénésie

> dura un demi-siècle et sur une grande partie des contrées de la ten*p on » célèbre encore ces produits, ces épopées où l'on ne respire que cupidité

> féroce et fanatisme arrogant. >

Tantum relligio pottiit ttiadorc tnalorum.

(LiîCRET., df Rer. Snt.)

91 (lOô). On trouve, sur le terrible tremblement de terre qui détruisit Mendoza \o, 20 mars ISGi, quelques détails dans mon mémoire sur le cliiiMt de la Hépubli(iue Argentine (Abh. d. naturf. GescUsch. zu Halle, Bd. VI) cl des additions à la fin du travail semblable sur le climat de Buenos-Ayrcs (Ibid., t. VII, I8f)3).

92 (KKî). Monsieur Andres Lamas m'a communiqué le tome Ilî du premier journal publié à Buenos-Ayres ( Telegrnfo mercantile rural, polltint, economico è historico, por el Coronel D. Fr. Ant. Cabello, 1802» iii-8) qui contient quelques notes sur la fondation de Mendoza, écrites par Eusrb. Videla. D donne comme date la fin de Tannée 1560 et Ta empruntée aux

arcki?es. Il cite aussi une observation de José Espinosas, officier espagnol connu, qui parcourut ces régions dans un but scientifique et place Mendoia à 2« 28' E. de Santiago du Chili et par 32<»45' lat. S. Il estime à 37 lieues la distance de la ville à la passe de Cumbre des Cordillères.

93(122) D'après les règles établies les trésors métallurgiques du sol appartenaient à la couronne et les mines ne pouvaient ôtre exploitées qu'avec son assentiment. On communiqua aussi au gouverneur des renseignements sur des gisements de métaux précieux. Il en fit rédiger un document sur lequel les renseignements étaient consignés exactement. Ces documents portaient le nom de Derroteros, Us étaient déposés aux archives de la colonie et servaient d'indications dans les recherches. Beaucoup de mines ont été retrouvées ainsi, mais beaucoup d'autres sont restées inconnues. Aucun Indien n'a jamais conduit les Espagnols au gisement même de l'or ; tous refusaient ce renseignement précis durant leur vie. Aux approches de la mort seulement, quelques-uns se décidaient à faire connaître la direction et la distance; mais beaucoup ne disaient rien. (Voir la note dans la Zeitschr. d. GeseUsch. f. Erdkunde zu Berlin, T. 11, p. 174, 1864, in-8).

94 (122) Voir là-dessus H. E. Âvé Lallemant, dans La Plata Monat89chrift 1, p. 126. Buenos-Avres, 1873, in-8.

95 (123) La ville de Catamarca a été fondée par un décret royal du 17 septembre 1675. Il autorisait le gouverneur de la province de Tucuman, Angel de Peredo, à déplacer les habitants des villes en partie détruites de London et de Zurita et à les transférer à tel endroit qu'il jugerait convenable. Peredo choisit l'emplacement actuel de la ville de Catamarca; mais le transfert n'eut lieu qu'en 1683, sous son successeur. Fernando Mendoia Mate de Luna, qui déplaça aussi la ville de Tucuman. Voir Revista de BuenoS'Ayres, Tom. Vlll, pag. 43, 1865.

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