DIFFICULTÉS DE L'HYPOTHÈSE DE L4 DESCENDANCE
on peut admettre la théorie d*UD seul point de départ pour le développement des organismes, comme celui de la gastrula, il faut accepter aussi la descendance contemporaine des types primitifs différents, comme ceux des animaux réguliers, articulés et vertébrés, car je ne puis pas admettre la possibilité du changement de l'un à l'autre. Celte transformation d*un type fixe déjà constitué en autre type, par la seule influence des causes externes me semble, daprès mes propres études, une impossibilité que je n'admets pas (*), et, par cette raison, je crois préférable de ne pas donner ce changement prétendu comme une loi d'évolution prouvée par la science. Il ne reste donc autre chose qu'un dogme aussi peu prouvé que tous les autres articles de foi» et par conséquent en dehors d'une discussion scientifique.
Nous savons depuis longtemps, par l'étude des animaux domestiques et des plantes cultivées, que ces êlres sont variables sous différentes conditions de climat et de nourriture, jusqu'à tel ou tel point; l'un un peu plus, l'autre un peu moins ; mais nous savons aussi^ par les observations de trente siècles et plus, que jamais une espèce fixe ne s'est changée en une autre différente, ou pour parler de l'homme, le noir en blanc ; et, par conséquent, je me vois forcé de ne pas admettre comme vrai le changement des espèces d'un type à l'autre, et de considérer comme question à résoudre toutes les théories sur la possibilité de l'origine des caractères spécifiques différents. Comme vrais naturalistes, nous (levons observer les êtres dans tous les détails de leur constitution et de leur manière de vivre, mais abstenons-nous de présenter des fantaisies au lieu d'observations, prenant pour
I*) D est bien connn qu'an type fixe peut être modifié par quelques phases (révolution, comme nous le Toynns chez les Echinides, les Insectes et les Ratrachiens, mais dans ces cas, le type fundamental reste le même sans se ch<in{i:er en un -intre. Les cbeoUlesdet papillons ne sont pas des ver«, comme les tétinis des grenouilles ne sont fU des potMoot ; ils ressemblant seulement au type des elaises voiiinea, sans perdre les caractèret fondamentaux des Ipiectei et des Amphibies.