‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 160 sur 267 · PREMIÈRE FAMILLE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE FAMILLE

Phyllophages PhjlU|ilMi9»

OwBir, Descrip. du genre Myloion^ page 168.

Kons réunissons avec Owkx, sous ce nom, les deux groupes e Tardigrades et Gravigrades, comme types corresondants, fondés sur la même constitution ostéologiqne, ayant knême manière de vivre, mais différant par la représentation : ue est très-petite, l'antre trcs grande et vraiment colossale.

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Les représentants actuels nommés: Tardigrades, sont des animaux d'une taille moyenne, avec le museau court tronqué, la tête peu allongée et les membres grêles, les antérieurs plus longs que les postérieurs, se terminant par deux ou trois doigts pourvus de longs ongles falciformes. Le corps est élargi en arrière, la queue peu ou point saillante ; la surface du corps est couverte de longs poils mous, formant une robe épaisse et douce. Ces espèces vivent sur les arbres, dont ils mangent le feuillage, et se meuvent avec une lenteur extrême, ceqû leur a fait donner le nom de paresseux. On en connaît deux genres : le Cholœpus^ qui a deux doigts en avant, et le Avdypus^ qui en a trois en avant comme en arrière; tous deux sont Sud-Âméricains, mais de la zone tropicale, et ne sont pas connus dans notre faune (*).

Les espèces éteintes sont, au contraire^ des animaux trèsgrands et massifs, avec des membres robustes. Elles ont les os les plus gros des mammifères terrestres, et cette conformaiioa indique une marche très-lente et pesante, qui les a fait nommer Gravigrades. Leurs pattes sont pourvues de trois à cinq doigts, dont seulement Tun ou l'autre porte un grand ongle falciforme. Leur corps se termine par une longue queue assex forte, et a été couverte, chez plusieurs genres, de petites ph* ques osseuses, implantées dans la peau même.

Ces lourds animaux ont vécu sur le sol de la terre, mangeant néanmoins le feuillage des arbres, et se servaient de leurs membres antérieurs, relativement plus grêles que les postériears, pour abaisser les branches, s'asseyant sous les arbres à côtéda tronc, et soutenus aussi par la forte queue, leur servant de troisième patte.

Les types les plus étonnants et les plus remarquables de la faune quaternaire de notre République, appartiennent à cette sous-famille exclusivement américaine, comme l'autre des Tardigrades actuels.

n J'ai déjù donné dans ma Syst. Uhen. d. Thiert, BrasiL, etc. tome I« psf*^ et suiv., une description détaillée des espèces brésiliennes, et renvoie le ktUf^^ cet exposé et aux planches de T Atlas de cet ouvrage actuel, lUmmifèreSt pi. U^i qui présentent le dessin de leurs crânes.

GRAVIGRADES S79

Sous-Famille Gravigrades ClravIgradA

On ne connaît pas bien Taspect des animaux gigantesques de groupe, et par cette raison, nous parlerons seulement de leur

sci^vielette, qui est la seule partie du corps conserrée, offerte à

nos recherches.

XjC crâne est allongé et même très-long, en comparaison arec

le tronc, d'une forme générale plutôt cylindrique que sphérique,

avec la surfiace supérieure peu convexe. La ligne longitudiiia.ledu sommet, du nez jusqu'à l'occiput, forme une courbure irës-faible et court presque en ligne droite. L'ourerture anténenre du nez est large et soutenue en bas par un os intermazilaire assez fort, tandis que cet os est petit et même rudimentaire chez les Tardigrades actuels ; deux grands os nasaux oouTrent l'ouverture en haut, dont les bordures latérales sont bnaées, de même que chez les Tardigrades actuels, seulement par les os maxillaires supérieurs, sans que les os intermaxilhires servent à la formation des bords latéraux de l'ouverture delà cavité du nez. Un caractère également caractéristique du gn>upe consiste dans les os zygomatiques, à cause d'une apophyse double ascendante et descendante, dont ils sont générassent pourvus. Les os zygomatiques sont séparés de l'os temporal par un vide ouvert, qui manque seulement au Megathe^ '^y unique genre qui ait une arcade zygomatique parCedte Qoa interrompue. , Enfin, l'occiput est petit, en comparaison ftvee le long cr&ne ; il descend perpendiculairement et se teroûne en haut par un arcade régulière peu convexe, sans forte ^^. Il faut remarquer, que la pointe plus ou moins allongée ou élargie de la mâchoire inférieure, sort librement en avant des dents; celles-ci occupant seulement la portion postérieure des deux mâchoires. Cette portion dentifère de la mâchoire in- ^<^are est toujours assez forte et même excessivement haute, P^ exemple chez le Megatherium ; la branche ascendant avec I'<ipophyse coronoïde et le condyle est bien large et se termine en arrière, en bas, par une prolongation courte, plus ou moins ^tondie. Cette conformation de la mâchoire inférieure présente une grande analogie avec le type des Tardigrades actuels, ^^udis que la portion antérieure est tout à fait différente chez

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les deux groupes ; elle est presque nulle chez les Tardigndes et fort développée chez les Gravigrades.

Les dents des deux groupes présentent une très-grande ressemblance. Presque tous les Gravigrades ont, ainsi que lei Tardigrades^ cinq dents de chaque côté de la mâchoire supérieure et quatre seulement dans Tinférieure. Ces dents sont cylindriques ou prismatiques et plus ou moins semblables entn elles, ches le même genre, sauf la dernière de la mâchoire iiKrieure, qui est quelquefois plus grande et de forme partieslière. Il semble qu'elle est composée de deux molaires soudées ensemble. Les dents ont la structure générale du groupe, comme je Tai décrit en peu de mots dans l'introduction à li tribu; on distingue très-facilement les trois différentes couchei qui composent chaque dent. Leur forme spéciale est Yariable, suivant les genres qui composent la sous-famille, et je Téltdierai lorsque je décrirai chaque genre.

Le tronc du squelette est fort et se compose en génërtlds sept vertèbres du cou, de seize vertèbres du dos, trois ha* baires, cinq sacrées et de dix-huit à vingt-quatre pourlaqueia Des seize paires de côtes, sept s'attachent directement au sttfnon. Celui-ci se compose de sept vertèbres dont la premitoi connue sous le nom du manubrium^ est plus grande que lei autres. Les côtes antérieures sont unies au sternon par les forti os sternocostaux, les postérieures pourvues également d'oi semblables, chacune s'attachant à la précédente. Toutes les vertèbres de la colonne vertébrale dirigent en arrière leurs fortes apophyses épineuses, sans anticlinie, que les mammiAres terrestres présentent en général ; ces apophyses sont de pits en plus inclinées, depuis la première dorsale jusqu'aux sacrées, qui sont ordinairement soudées entre elles et réunies dans ose seule crête assez haute et forte. Les vertèbres de la queue per* tentde grandes apophyses inférieures, qui au commencemeit sont môme plus hautes que les supérieures ; les très-pelites vertèbres de l'extrémité n'ont pas d'appendices externes. Cbes quelques genres, les trois vertèbres lombaires sont soudées entre elles et avec les sacrées.

Les membres antérieurs sont remarquables par leur Ion* gueur, en comparaison avec les postérieurs plus courts ; celte relation correspond bien au type des Paresseux actuels, nsis elle est moins prononcée que chez eux. Les différents os ost une forme générale assez analogue. L'omoplate forme, àl'aiioa

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I l'acromion par son bord antérieur avec la grosse apophyse raeoXde^ ane arcade forte où s'attache la davicale également rte. U y a dans Tomoplate, avant l'apophyse coracoïde, un yvL rond pour le passage des nerfs et des vaisseaux sanguires. Cette même formation particulière se trouve aussi chez I Paresseux actuels ; mais l'union de l'acromion avec Tapolyse coracoïde manque encore dans la jeunesse et ne se forme mplètement que chez le Choloepus ; il reste une petite disace intermédiaire chez le Bradypm. J'ai un squelette de Bra^ piM Irûfoely/u^ sous les yeux, chez lequel l'acromion est encore paré de l'apophyse coracoïde par deux millimètres. La clavile s'attache à l'arcade ou à cette apophyse et non à l'acroion, comme cela a lieu généralement chez les mammifères. làtB quatre genres principaux de la sous-famille présentent 16 différence remarquable du type dans la conformation des itres 08 des membres antérieurs ; deux d'entre eux, le Mega^ iBrium et le Megalonyx, se rapprochent un peu plus de la conirmation des Tardigrades ; les deux autres, le Mylodon et le téUdath&rium, offrent quelques analogies avec le type des )Mypode8.

Ghes le Megatherium et le Megalonyx^ l'humérus est long, prespe de la longueur du fémur, mais assez grêle en comparaison ^TM le reste de la conformation lourde du squelette ; sa portion ttminale, avec les facettes articulaires pour les os d'avant-bras, Mt très-large et plus fortement développée que chez les Tardipides actuels. Les deux os de l'avant-bras offrent un type Mlogue ; ils sont aussi longs que l'humérus, très-grêles et p9s seulement aux extrémités articulaires; le cubitus forme BB kaut une large et forte olécrane, le radius est plus fort en Inh; il sert à constituer l'articulation avec le carpe.

Chez le Mylodon et le Sœlidotherium, Thumérus est court, notiblement plus que le fémur, et pourvu d'une crête intermussilaire beaucoup plus forte que celle des deux autres genres, Iii prouve une plus grande force du pied pour fouiller, et ffobablement une habitude de cet exercice qui me semble aussi Adiquée par l'avant-bras plus court et par les doigts pourvus l'ongles moins inégaux. Cette différence est plus prononcée ^la forme des deux os de l'avant-bras, qui sont évidemment rtm courts que l'humérus, très-fort comprimés et d'une re- Urquable hauteur à la fin, tandis que les mêmes os des deux «Ues genres ont une forme plus cylindrique au milieu. Cette

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