lIjl«don Darwlnll^ Owbn
Zoologff of ike voyage of the Beagle, tome I, pages 68 et 73
pi. xvn-xix.
Blaikyills, Ostéographie, tome IV. Genre Megaiherium,
pi. I, fig. 15.
Gq/poiherium Darwinii, Rbikhardt, Mém. de VAcad. R07.
de Copenh. V. sér. cl phys. tome XII, n^ 4. Scriidotherntm ankilosopum Bravard. Catal. des foss, etc. —
OtKKYAiB, Zool. et Paléont. génér. 1. 132.
Cette espèce a été découverte par le célèbre savant dont elle porte le nom^ à Punta Alta, dans la baie de Bahia Blanca» en Patagonie, où il avait trouvé une mâchoire inférieure presque complète, la seule pièce depuis longtemps connue, jusqu'à ce que M. B.BIKHARDT, de Copenhague, vient dans ce moment de décrire un crftne parfait, reçu de Buenos- Ayres, et envoyé par le docteur Lausbv. Cette découverte a prouvé ce qui m'était déjà connu par les morceaux d'un crâne conservé au Musée, que l'espèce diffère des autres du genre, sous le rapport de l'harmonie générale, par la longueur de la partie antérieure du crâne, appartenant aux os intermaxillaires; ceux-ci étant >UÛ8 par nne prolongation forte^ recourbée en forme d'une ar* ^e osseuse, aux os du n^z, qui a dû être sans doute, pendant l^ne, très-grand et charnu, soutenu par des cartilages attachés U'arcade osseuse et renfermant des nasaux largement ouverts. L'animal a tenu à peu près la grandeur du Mylodon giganteus^ ^ la longueur générale du crâne est de 2 pieds et celle de la li&choire inférieure de 1| pied, encore un peu plus longue que Umëme de l'autre espèce. La figure générale du crâne diffère pur sa conformation très-grêle, ressemblant à celle du Scelido- ^tim, avec lequel Bravard voulait unir l'espèce, à lui bien connue, et par la hauteur convexe de la cavité du nez, encore ^ peu plus forte que la convexité de celle du M. giganteui. Quoique le crâne soit presque 6 pouces plus long que celui du '• robusiuê^ ses diamètres transversaux sont tous plus courts ^t la surface du sommet aussi étroite que celle du
::ho i'dentés gravigrades
leptorephalum. Je trouve que le nez aa milieu a 5 pouces de large, le front entre les courtes épines postorbitaires à pdne 6 ponces^ la focette sagittale entre les bords des areades temporales 4 pouces, et la surface occipitale un peu plus de 6 pouces.
Les apophyses zygomatiques des os temporaux sont fortes et distantes presque de 10 pouces, et Tarcade z jgomatîque » aa milieu une distance à peine supérieure. La cari té du nei eitde 6 pouces de haut et sa longueur avant l'apophyse zygomatiqae de la mâchoire supérieure a 8 pouces, jusqu'à raicade qui termine cette cavité en avant. La partie du crâne du \wtA antérieur des orbites jusqu'aux condyles occipitaux est de 16 poueei , et la hauteur de la caisse encéphalique a 5 pouces. L'os ïïjpmatique est de 7 pouces de long et divisé» comme chei lei autres espèces, en trois branches en arrière, dont la supérieure est la plus longue et l'inférieure la plus large, terminant avee deux angles inégaux, le supérieur aigu, l'inférieur arrondi L'ouverture lacrymale se trouve, comme chez les autres Jljfloion^ au coin supérieur de l'orbite, au-dessus d'un sillon deicendant le long du bord jusqu'à l'os zygomatique, tout conune chez Jf. robtutus.
La mâchoire inférieure a 18 pouces de longueur, y compiii le bord antérieur un peu cassé, sur lesquels la portion en araat des molaires occupe 6^ pouces. Les quatre molaires ensemble ont presque 5 pouces de long et la portion en arrière des molaires en a 7. Ces relations des portions sont assez différentes de celles de la mâchoire inférieure du if. robustuê de notre eollection. Je trouve pour la longueur totale 16 ponces, poor la portion avant les molaires 3| pouces, pour la série des molaires 5 pouces et pour la portion en arrière de celle-ci 7| pouces. La mâchoire de M. gracilis a presque les mêmes proportions relatives (3, 5, 7 = 15), et celle de M. giganieus, également tonte complète comme les deux autres, est; identique comme prédse (S}, 7, 7| =18), mais elle diffère surtout par un gnmd inter valle, entre la première dent et les trois autres, qui constitn^ le caractère essentiel de cette espèce. Néanmoins la forme g^ nérale de la mâchoire inférieure du M. Darwinii ne diffère pai des autres et prouve visiblement son caractère congénère^ sanf que le bourrelet double du côté externe de la face du menton est un peu plus fort que chez les autres espèces. Cette àiSi' rence provient naturellement de la conformation plus forte à^
GENRK xMYLOnON 361
a partie antérieare correspondante de la mâchoire supérieure, i principalement de la force supérieure que cette mâchoire a enu, à cause deVarcade osseuse entre le nez et rintermaxillaîre. Les molaires des deux mâchoires montrent quelques partialarités, quoique elles aient le type fondamental tout semblable. Concernant les supérieures, je ne donne pas beaucoup le Taleor au nombre de quatre que M. Rbinhardt signale, car on propre dessin indique bien par les cicatrices dans les os, Tant la première dent persistante, qu'une vraie première a zisté antérieurement. Cette première dent se trouve toujours, hei le Mglodon^ dans la partie du bord alvéolaire de la mâhoire supérieure correspondant à la branche postérieure ou Qterne de Tos intermaxillaire, presque vis-à-vis du trou incisif vojez ma figure pi. V, fig. 5 du tome I des Anales du Mus. ¥ubl. \b B. X.)v et exactement à la même place est bien marquée, lans la figure du Mémoire de Rbinhardt (pi. II, fig. 2), la cicarice dont î'ai fait mention. Je ne doute pas que cette cicatrice ndique une ancienne alvéole, et que la première molaire y sontenue a été probablement aussi .petite que la première inféieure, et qu'à cause de cette petitesse elle soit perdue (*). ?eut-être la petitesse de la première dent est en relation avec a grandeur relative plus forte de la seconde, que la même figure de Rbinhardt indique. Cette dent est d'une circonférence lUongée-ovalaire, un peu élargie au-dehors dans le milieu ; les uilrea trois ressemblent au type générique du Mylodon^ sauf iji'ellefl sont moins larges en diamètre transversal et par conséquent un peu plus petites. Les quatre dents de la mâchoire inférieure répètent de semblables différences spécifiques. La pnmière est plus petite que chez les autres espèces et sa forme moins ovalaire. La seconde se rapproche bien à la forme prismatique, chex les M. robusius et M, gracilis; la troisième est un pea plus étroite dans la moitié postérieure, et la quatrième est composée, comme chez le M. giganteiis, de deux lobes ellipiiqoes, sans les coins forts qui existent chez les M. robustus et M. frtcîb'j. Malgré ces petites différences, les dents de M. Bar- VMtt ne s'éloignent pas assez du type générique des autres
n Lai deatiire dn Mylodon me semble plus inclinée qae celle des autres genres à
^v'ulloM» car on troove même dnq dents dans la mâchoire inférieure, com:iiC
totA» et BLADitiLLE Ont noté et figuré chez le M. giganieus (Voyez cette tsr*es).
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espèces^ pour être séparées de celles-ci, et en raison de celaje préfère laisser les quatre espèces du genre Mjflodon unies, eonvaincu que c'est un thème plus digne du zoologiste de montrer les relations intimes des espèces entre elles, que de les séparer sans nécessité urgente en différents genres.
J'ai déjà dit que la grandeur considérable de la tête, dépsa* sant celle de AT. robusius et de M. gracilii^ semble indiqaer ise espèce aussi colossale que le M. giganteua^ mais qui a en peiiêtre les os du tronc et des membres moins massifig que ees mêmes espèces, en conséquence de son crâne plus grêle et de ses dents plus petites. Malheureusement rien est connu de Is conformation des autres os du squelette.
M. L os intermaxillaire court, le bord antérieur libre, courbé en arc peu convexe au dehors ; la partie correspondsAte de Ift mâchoire inférieure faiblement élargie, beaucoup plus oovfee que la série des dents. Mylodon^ Owbn.