STATURE DU CORPS DES INDIENS
diennes sont tonjoars plas petites que les hommes, la différence ordinaire est de ^-6 pouces, avec la hauteur, des hommes. La femme n'atteint en général qu'à une hauteur correspondant à celle du sourcil de Thomme. La plupart des indiens ont les bras assez musculeux, les jambes le sont toujours moins ' ; les mains et les pieds des femmes sont souvent petits, la paume de la main est généralement large en comparaison des doigts qui sont assez courts. Chez les grands Patagoniens les mains et les pieds, dans les deux sexes, sont assez grands, parce que le travail perpétuel augmente les dimensions. Le nom moderne de cette nation vient de la grandeur du pied ; patagon a, en espagnol, la signification de grand pied. Chez les nations où les femmes ne sont pas aussi astreintes à des travaux pénibles, la main et le pied conservent davantage leur petitesse naturelle.
Les femmes sont toujours plus grêles de stature que les hommes, la région du bassin est cependant relativement plus forte que celle de l'autre sexe. Les extrémités inférieures soné grosses jusqu'au genou, et grêles du genou jusqu'au pied. Cette . disposition particulière est générale au type indien et donne à ^ femme nue un aspect lourd et désagréable, qui s'augmente avec les années, quand la femme a eu des enfants. Tout le tour du bassin et les cuisses prennent alors une extension considérable et les fesses sourtout s^agrandisseut d'une manière étonnante, imitant ainsi la structure remarquable des Hottentotes, si renommées par la grandeur excessive des mêmes pctrties du corps. On trouve chez beaucoup d'individus civilisés cette augmentation des mêmes régions qui, indiquée bien par les vêtements, donne au corps une tournure très-surprenante à voir. Après la stature, la couleur est le caractère le plus essentiel de la race américaine, quoique aussi très-variable. Les nations les plus complètement coloriées sont brunes, tantôt d'un brunroQge, comme le cuivre frais, tantôtd'un brun-noirâtre, commele cuivre ancien exposé longtemps à l'influence de l'air ; mais il y a aussi des types de couleur très-claire, d'un jaune légèrement bmnàtre, se rapprochant de la unanime des nations de l'Europe méridionale. Les nations qui se couvrent le corps avec des vêtements soUdes^ comme les Patagoniens, qui se servent de la peau du guanaco pour leur usage, ont le corps plus clair que le visage, les mains et les pieds qui restent exposés à l'ûr ; les autres, qui habitent plus au nord et sont légèrement vêtues
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d4 COULEUR DE LA PEAU
ou môme nues, ont une couleur plus homogène. Les ftonillee de ces races, qui ont vécu depuis quelques générations dans rétat de civilisation, ont la couleur plus claire et se rapprochant quelquefois du blanc de l'européen^ mais il leur manque toujours la nuance rouge de notre incarnat, et leur teinte tire toujours sur le jaune. C'est pour cela que, dans la langue vulgaire du peuple, on appelle ces individus civilisés des cjaunes» ; les joues même ne sont jamais rouges, mus à peine un peu rougies. C'est un caractère général du visage de l'Américain autochtone de ne jamais rougir par l'effet de la chaleur ni de la joie ; des affects forts sont inconnus à cette race; même la colère la plus violente, la crainte ne peuvent pas altérer beaucoup la teinte uniforme de leur visage ; ils rougissent et pâlissent trèspeu dans de semblables situations. Les nouveau-nés ressemblent à la mère, leur teinte est seulement plus claire ; peu à peu, ils deviennent promptement plus foncés et arrivent à être aussi colorés que leurs parents, car la plupart sont de suite •xposés à l'influence de l'air. J'ai pu observer que le jeune enfant reste presque pendant un an plus clair que sa mère, et dès que le petit a commencé à marcher, il prend la teinte qu'iL. conservera toute sa vie. Chez les femmes, l'auréole autour à^r bout de la mamelle est d'une couleur très-foncée, très-large ; le bout lui-même est petit et très-peu développé. Il augmente pendant tout le temps que la femme allaite, mais il diminue de nouveau quand la femme n'allaite plus. Comme dans la race noire, la face interne de la main et du pied est plus claire que la face externe ; cette différence de couleur se remarque aussi chei les personnes civilisées. Cette même face est aussi un peu plus colorée en rouge que l'autre.
Un caractère remarquable de la race américaine est la vigueur du système pileux de la tête, comparé à sa débilité sur tout le reste du corps. Les poils delà tête sont longs, très-forts, droits et retombants; ils ressemblent un peu, par leur couleur noire très-foncée et leur diamètre considérable, aux crins des chevaux. Toutes les nations les portent longs, mais soutenus chei la plupart par une ceinture placée autour de la tête, posée sur le front et se terminant à l'occiput en dessous du sommet. On met cette ceinture aux nouveau-nés pour leur tenir la tête dans une position fixe et on leur attache le corps avec d'autres ceintures, sur un morceau de bois ou sur une petite table, pour faciliter à la mère le transport de son enfant. Comme la tête reste