il
0A\56' 0.059; 0,060 O.iViô 0.030.0.035
La crâne de It eolonne 1 est celai d'an Téhuelche actœl normal ; les trois colonnes II, III et IV viennent des tombeaax anciens da Carmen du Rio Negro ; le II est normal, le III déformé, et le IV est celai d'une femme ; le V est de la pampa occidentale, le VI et le VII ont la môme orifpne et ont été mesurés par Vircbow. La hauteur est prise des condyles occipitaux: jusqu'au sommet, le diamètre transversal entre les excroîs-sances pariétales et le diamètre longitudinal de la glabelle jusqu'au centre proéminent de l'occipital. Les autres mesures sont assez bien indiquées par elles-mêmes. Les crines présentent un caractère remarquable par Textenûon énorme deê masdes temporaux, lemontant au-dessas du tuberpt^filiale, josqa'aa sommet da crâne, où leur distance est seulement de 13-13 centimètres, et leur extension en arrière est si considérable qu'ils cou- TrenI quelquefois la suture lambdoïde qui les touche généralement.
5 (40) Depuis les dernières années, l'étude des antiquités des nations aborigènes du pays a été l'objet des recheiches de quelques jeunes savants, comme MM. François Morbno, Ramon Lista et Stanislaus Zeballos, qui ont écrit différents essais sur ce thème. Le premier, M. Morsno, a publié ane relation sur les différentes armes et ustensiles des Indiens, dans le BoUUn de la Àead. Nae, d, cien. exact, de Cordova, tome I, page 130 «liv. J'ai publié aussi plusieurs courtes notices, sur le même sujet, dans le compte rendu du Congrès intemac. de anthrop. et archéol. h Bruxelles, page 342. (Il faut rectifier dans ce travail, à la page 245. la phrase sar les aliments végétaux, qui a été mal interprétée, et lire : < comme le dit positivement Ulrich Schmidt, dans son ouvrage, des na~ « tiens de notre région, et que c'est seulement dans le Paraguay méridio- « 04l qu'il a trouvé des Indiens se nourrissant de substances végétales. » i'ai envojé plusieurs autres notices à la Société anthrop. etc., de Berlin. Tojei les compte-rendus fSitzungsberichteJ du 15 juin 1873, du 15 novembre 1873, du 14 mars 1874, page 26, du 20 octobre 1877, page 5; n* 5. M. Pfliuppi fils a donné, sur la manière de travailler la poterie, quelques nnseignements concernant des Indiens du Chili, qui me semblent pouvoir bien s'appliquer à l'industrie des nations argentines. Voyez les Sitzungeber. iHk cités, du 10 mai 1873. page 16, n* 18.
SECONDE TRIBO
SINGES. QUADRUMANA
La Rëpnbliqne Argentine ne possède pas de singes sur son territoire central et austral, et même dans les districts les plus an nord, ils sont très-rares et sont plutôt, je pense, ëchappéi des régions voisines de la Bolivie et du Brésil qu'originaires de ces districts. Nous connaissons seulement trois espèces de singes qui, exceptionnellement, ont été rencontrés sur le terrain argentin du Grand Chaco et des Missions de la province de Corrientes. On n*a pas trouvé non plus d'os de singes à Tétat fossile. Il semble que la constitution du pays, pendant Tépoqne quaternaire, ait été déjà presque la même qu'aujourd'hui, et que la pampa moyenne et celle du Sud aient été déjà aussi dé* pourvues de forêts qu'elles le sont à présent. Peut-être trouvera-t-on un jour des os de singes dans les dépôts quaternaires du nord de notre pays ; mais, de toute manière, ils seront rares, car le riche dépôt de Tariji, voisin de notre territoire, n'en a jamais donné.
Les trois espèces, qui se trouvent dans quelques endroits da sol argentin, sont bien connus par les travaux d'AzARA et de Rbnggbr ; ils vivent assez communément dans le Paragna/i et semblent passer de ce pays au nôtre.
Je les décrirai l'une après l'autre, sans étudier les généralités des singes américains, qui sont assez bien connus et qae j'ai analysés dans mes travaux élémentaires systématiques de la zoologie.