‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 45 sur 267 · O ' ^* SINGES · texte numérisé non relu

O ' ^* SINGES

BuRV. ijfH. Vbers. I. 32,1. — ReU$, n. 801,1. — Raiem-

BACH, Affen, etc. 4 fig. 11. — 13.

Tar. à visage blanc.

Jaeehus leucocephalus, Gboffr. 1. 1. 119. Hc^k kueaeephala, Euhl., Pr. Wibd, Rbichbvbaos» etc.

Le genre Bapale^ créé par Illiobr en 1811, et nn peu phu tard, par Gboffrot, sons le nom de Jacchus^ se distingue de tons les antres singes américains, par le nombre de cinq molaires de chaque côté des deux mâchoires et par leurs ongles plus longs, très-comprimés et aigus, sauf celui aux orteils. Des espèces nombreuses sont répandues dans toute l'Amérique méridionale et Tune d'elles se retrouve aussi sur la fironttère nord de notre République. Il se rencontre rarement au Paraguay et ne dépasse pas au sud le tropique austral. A Buenos- Ayres, on en voit souvent des individus apportés de l'intérieur, où l'espèce n'est pas rare, et est répandue dans le Brésil, jusque dans les provinces de Matto Grosso et de Minas Geraês, où j'ai eu l'occasion de voir l'animal à l'état libre, dans les bosquets de bois de la campagne, entre Santa Lucia et Lagoa Santa.

L'animal a la taille d'un rat assez fort, sa longueur totale est de 21-22 pouces ; le corps avec la tète a de 9 à 9 \ pouces et la queue mince et retombante a de 12 à 12 | pouces; sa hauteur au milieu, dans la position horizontale, est de 4 à 5 pouces. La tète est un peu plus allongée que large, mais elle prend une forme sphérique, par deux grandes touffes de poils longs et noirs, qui couvrent les joues et les côtés du front en avant et au-dessus des oreilles. Les poils du corps sont trèsfins et d'une apparence soyeuse ; ils couvrent aussi le visage, mais sont très-rares sur le bas-ventre et la surface interne des cuisses. La couleur dominante est un gris-noiràtre qui change sur la tète et devient noir un peu brunâtre. Sur le sommet de la tête, les poils ont une pointe blanchâtre ; sur la gorge et la poitrine ils deviennent plus bruns, sur le dos et les membreSt ils sont purement gris-noirâtres, avec des bandes transverses plus foncées, presque noires, alternant avec d'autres plus claires. Cette coloration est due à de larges anneaux blanchâtres, que porte chaque poil au milieu de sa moitié externe qui est noirâtre. La queue a des bandes alternant plus claires et plus obscures, assez tranchées, et prend par cette coloration une apparence annelée. Ces anneaux sont plus larges au milieu

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de la qneue qu'à la base et à la pointe ; rextrémité est blanehfttre. Ce qa'ils ont de remarquable, c'est une tache d'nn blanc très-net^ placée au milieu du front, entre et au-dessus des yeux. Cette tache s'étend quelquefois sur tout le front, les joues et même sur le nez et la bouche jusqu'au menton, et constitue une yariété appelée H. leucacephala et regardée par OsoFFROT comme une espèce différente. Nous en avons un tel exemplaire dans notre collection, qui ne laisse aucun doute, qu'il est de la même espèce que les autres. Les mains et les pieds sont d'un noir-brunàtre, le bout des doigts blanchâtres. Ce petit singe ne vit pas en société, il se trouve toujours seul ou par paires, dans les forêts où il cherche sa nourriture, qui se comxK>se de fruits farineux, quoiqu'il prenne aussi les insectes avec une grande avidité ; il mange seulement les phytophages et ne touche pas aux insectes carnivores et copro* phages. II préfère à tous les autres les grands longicornes et les sauterelles. Cet animal s'accoutume facilement à la captivité et s'attache à l'homme qui le soigne; il y en a dans beaucoup de maisons à Buenos- Ayres, où les dames les recherchent. Son territoire d'origine s'étend plus au nord-est qu'au nordoaest; on le trouve surtout dans les provinces brésiliennes de cette région. Le système dentaire ressemble à celui du genre Nfciipiiheeus^ par la grandeur des incisives moyennes, principalement des supérieures, quoiqu'elles soient relativement plus petites. Le nombre de cinq molaires est caractéristique, ainsi que la grandeur relative, car la première est plus grande et d'une figure plus conique que chez les autres singes américains. La deuxième et la troisième sont plus larges, mais aussi plus courtes et pourvues de deux tubercules, la quatrième et la cinquième sont plus élargies en dehors et contiennent deux tubercules dans cette partie plus large, une troisième se trouve à la partie interne plus étroite. La cinquième est plus petite que la quatrième. Les dents de lait molaires sont au nombre de trois comme chez le Cebw et la quatrième molaire de ladentare persistante est la première qui apparaît après celles-ci. Le squelette de VBapale Rosalia, que nous avons au Musée, donne les quantités suivantes de vertèbres et de côtes : sept Tertèbres du cou, comme toujours ; douze du thorax, avec le m&ne nombre de paires de côtes, dont sept s'attachent directement au stemon ; sept lombaires, trois sacrales et vingt-neuf de la queue ; de celles-ci, les plus grandes se trouvent de la

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septième à la dixième, elles vont ensuite en diminuant à partir de la douzième, et la vingt-neuvième n'est pas plus grande qu'un grain de sable de grandeur médiocre. Comme le squelette de VHapale OEdipus dans TOstéographie de Blainvilli (Primates, genre Cebus^ pi. IV) donne le même nombre de vertèbres dorsales, de paires de côtes et les mêmes lombaires, il est à présumer que ces nombres doivent être les mêmes dans toutej les espèces. La queue de VOEdipus se compose de trente-quatre vertèbres^ ayant entre elles la même relation que les vingt-neuf de l'espèce H. Rosalia^ que nous venons d'étudier.

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