‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 7 sur 267 · DIFFÉRENCE DE LA FAUNE ARGENTINE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE DE LA FAUNE ARGENTINE

car ces régions ne soDt que la contiouaiion des hauteurs piv anciennes des montagnes brésiliennes, qui forment aujoui d'hui la Sierra do mar, et sont peuplées de la même manièi par les descendants des êtres originaux propres à cette col de rAmérrque méridionale, qui fut séparée de la partie occ dentale par la grande vallée, alors pleine d'eau^ que parcoi rent actuellement le Rio de la Plata et le Rio d'Amazones ay( leurs nombreux bras tributaires.

Il est facile, de cette différence fondamentale de la faut orientale et occidentale de notre République, de déduire 1 différence encore existante entre les produits des deux moitié du pays. Les terrains du sol onduleux formant actuellemei les provinces d'£ntre-Rios, de Corrientes et des Missions, qi j'ai compris sous le nom de la Mésopotamie argentine (L p. 317), sont plus anciens que la plaine de la pampa, au cô ouest du rio Paranà ; ils formaient, dans un tehips très-éloi gné de notre époque géologique^ une sorte de péninsule de i grande Ile orientale de l'ancienne Amérique méridionale, r présentée par les montagnes brésiliennes, de même que plateau de la Bolivie avec les appendices des Cordillères foi niaient une autre île occidentale entre laquelle les montagni du système central argentin (t. I, p. 334) se dressaient ci sein de la mer, comme des bancs de pierre séparant lesdei ilcs. L'organisation de la péninsule qui, dans l'époque a< tuellc, appartient à notre République, est descendue c centre de l'Ile d'est et présente, par conséquent, un caractè particulier, tout à fait diflërent de celui, de l'autre Ile occ dentale. C'est le caractère brésilien. La Mésopotamie argentii est peuplée par les êtres originaires du Brésil, comme le tei rain argentin occidental et la Patagonie par les êtres orig naircs de la Bolivie; beaucoup des espèces de mammifère oiseaux et insectes de notre sol sont les inênies que ceux i Brésil et du Paraguay, qui présentent surtout un caractè complètement identique avec celui du Brésil méridional. ( peut dire que ces espèces communes étaient les plus ancieon

DES DEUX COTÉS D<£ST gT D'OUEST 9

et les plus capables de conserver leurs caractères particuliers, et par cette qualité elles se sont répandues peu à peu, sans changer de Hature, sur les autres régions plus éloignées du centre. Plus tard, d'autres espèces d'une nature moins persistante suivaient la marche des antérieures et perdaient leurs caractères particuliers, d^autant plus qu'elles descen-r daient plus loin dans les régions plus distantes du centre, forcées par l'influence de la population antérieure plus vigoureuse, de se chercher une nouvelle patrie, au dehors des terrains déjà occupés. Ainsi se sont formées de nouvelles espèces plus ou moins différentes, qui peuvent se considérer aussi comme de simples variétés, à mesure qu'on les regarde plus près ou plus loin du lieu de leur origine, des espèces pri^ mitives. Un auteur actuelles classe en espèces différentes, un autre en variétés d'une espèce principale ; une telle distinction dépend d'appréciations personnelles, et même la distinction spécifique a été niée en général par quelques auteurs modernes.

Peu à peU| la mer située entre les îles primitives se changeh en sol habitable, les espèces originaires de chacune se rappror chèrentrune de l'autre, et du mélange des deux groupes d'esT pèces se forma une population intermédiaire, tenant cette double origine. Il semble prouvé par l'inclinaison du sol argentin^de l'ouest à l'est, que la partie occidentale se forma avant la partie orientale et que l'intervalle entre les Cordillères et les montagnes centrales, était déjà devenu une région habitable, quand le même phénomène ne s'était pas encore produit pour la région située entre ces mêmes montagnes et l'île orientale. Ainsi trouve-t-on des espèces occidentales sur ces montagnes et dans les environs de Cordova, quand elles manquent à l'est de la pampa et dans les provinces de la Mésopotamie argentine. Ici, dans cette plaine, les émigrânts de chaque côté se rencontraient enfin et se trouvaient dans la mutuelle obli-^ gation de prendi^ un domicile fixe, puisqu'ils trouvaient déjà occupé le terrain au dehors dé leur frontière. Rarement

Vnmt^M Vwit^ 4«§ ^s^sfÂfS»^ finst ferler qa^ ^ v^csûe, péi Inut (4af «o «ri^fil ^ iirîMsl iispêrnU^ les ^Emams exi

k «raielén; 4^ IV>npAi%i:>e 4^ Doire RêpuMîqiie doit être 1 ioébfHp; 4« d^tu d.iSéf^nU ^Dfn» d'oreuiisatîoD* et qn inu«te M«k!itt^it qii^iqw;^ prwiaits isolés lïartkra^îers sur l^i^miiif^ b plu |Mift d^ ^res éCaot ideotiqnes avec ceux ci ysrriUnrt% roHirui, oa m'en difiérant que par des modificatio léffikn». Il ^1 naturel que eelte loi se présente plus clair tuétni tMfOL lt!% animaux plus fixes an sol, comme les mamn tkrnn, qui; i'Àttzâf^ animaux trèsHnobiles comme les oiseai qui ont la faculté de m transporter facilement d'un côt^ VHUirH ; noui» trourona donc entre les mammifères les tjf fiarficulicrH du paya, tels que le Lagastamus et le Dolichoi Le premier i^i le représentant le plus singulier de la régi Ail notns aol rarreftfiondant aux pampas fertiles, le secoi ci3lui doH pampas stériles, et les deux n'existent nulle part dehors de la République Argentine. Je ne puis nomm< parmi les oiseaux, aucune autre espèce argentine plus c ractéristiquu que la martincta (Eudromia) et le gallito (R fioenjpta)^ qui, comme les deux mammifères cités, se tro vont seulement sur le terrain bas de la pampa, mais plus sud, assez loin de la latitude de Tembouchure du Rio de Plata, où ils sont connus depuis l'Atlantique jusqu^aux pic dus Tiordillùrus.

f/rst ic!i lu moment de discuter la question de Torigine < dn la preniiàre apparition sur le sol des êtres organisé question tout à fait à l'onlre du jour et qui, sous le nom In drsc*eudan(H) originaire, occupe Tattention, non-seulemc dos nalurnlisU's. mais encore de presque tout le monde.

Tour diri' frnncliemont mon opinion, je confesse que no no savons rien positivement qunnt à rorigine primitive d animaux et des plantes ; tout ce qu'on a dit sur ce sujet < hjrpotiiélii|ue et ne s*appuie pas sur des observations exacu

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