‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 70 sur 267 · Gtonre FelUi Likk · texte numérisé non relu

Gtonre FelUi Likk

Systma Naturae, I. 60. (1766)

Les diffiârences gënériqueB entre les vrais chats et le Machae^ rodus sont expliquées d'une manière assez étendue dans le texte précédent, il est inutile d'en donner par ici une nouvelle deseription. La tète est plus sphérique; les incisives sont moins ligues et pourvues d'un fort tubercule postérieur à la couronne ; les grandes canines allongées, coniques, faiblement courbées, arec deux crêtes longitudinales aiguës et une ou deux lignes itnement enfoncées entre les crêtes, sur le côté externe, qui sont AMes près de la pointe de la dent; ce sont les caractères es- •entiels du genre. Les molaires sont au nombre de quatre en kaat et de trois en bas, toutes de la forme des analogues du JtfadeMdori». La première fausse molaire en haut, de forme circuhire, est très-petite, et par suite de cette petitesse, elle se perd ionvent dans Tàge avancé de Tanimal ; mais la première en bas est plus grande et a trois tubercules. La seconde des deux mâchoires ressemble à celle-ci, sauf que sa grandeur est plus forte. La carnassière de la mandibule supérieure a quatre tubereoles, dont le plus petit, beaucoup plus bas que les autres, est pesé sur le côté interne de la couronne, entre les deux premiers tobereules de la série externe. La carnassière inférieure est pourvue de deux tubercules fort aigus et coupants; un troi- >ièoLe est indiqué en arrière, très-bas et très-petit, formant à peine un tubercule séparé. A celui-ci, correspond la petite moliire tuberculeuse au fond de la mâchoire supérieure. Le troiiième petit tubercule de la carnassière inférieure n'existe pas )k la même dent du Machaerodus et, même chez la plupart des nais chats, il est complètement rudimentaire.

Les autres caractères des chats sont bien connus ; leurs ongles fcrti, pointus, bien courbés et rétractiles, constituent le princi-

pal. Ils ont la papille des yeaz claire, perpendiculaire, et dei poils de la lèvre supérieure longs et forts.

Les espèces argentines vivent principalement dans les forèti et les bouquets de bois ; aussi dans la pampa ouverte, sur dei lieux garnis de joncs élevés ou d'autres plantes capables de lei protéger par leur hauteur. La plupart évitent le voisinage dei parties colonisées ; les environs des établissements isolés soiil seuls exposés à leurs attaques, dirigées pour se procurer dei petits des animaux domestiques. L'homme n'attaquent qiu très-rarement et quand ils le trouvent isolé dans le voisinags de leurs territoires de chasse. Ils vivent presque toujours se parés, et se réunissent seulement en paires à l'époque de leoi accouplement; à la fin de l'hiver (août). Le mâle quitte géaé ralement bientôt la femelle, lorsqu'il a satis&ût ses désirs. Li femelle produit vers le commencement de l'été, fin de décembre, de deux à quatre jeunes, qu'elle surveille avec beaucoup d'atr tention ; elle leur apprend à chasser, lorsqu'ils ont cinq à m semaines. Les chats mangent de préférence les animaux à sauf chaud, mais quelques-uns aiment beaucoup aussi les poissons, qu'ils chassent en les attendant au bord de Teau, où ils ki attrapent par un coup vif de la patte antérieure. Aucun chafc m mange la viande pourrie des animaux morts depuis qoelqaai jours.

Les sept espèces qui se rencontrent dans notre pays, soiil aussi répandues dans l'Amérique méridionale ; aucune n'esl propre à la République Argentine.

A* Espèces tricolores, jaunes ou grises, tachetées de noir, à ventre blanc.

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