‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 20 sur 90 · Dies. Pins · texte numérisé non relu

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rie die pr rolifer us F V Here icum cahariense sont comptés dans deux régions à la fois; paree qu'ils s y avancent trop pour qu où puisse lesekelure deF une ou de l'autre.

Parmi les. ‘plantes introduites ; nous comprerons celles qui ont été trouvées seülement dans les: ‘champs cultivés ,, etajamais.. hors: de, ces derniers, -ou bien celles: dont l'introduction: est, un fait connu. H:serait possible, à la vérité, que plusieurs. herbes, originaires des îles, ne se conservassent plus maintenant que dans les champs , parce qu’elles poussent plus:faz cilement leurs racines dans-une terre remuée et se dessèchent moins promptement. |

La disproportion des monocotylédonées aux dicotylédonées, si remarquable dans la seconde région, peut faire croire avec vraisemblance qu’une vingtaine

FLORE. 447 des-herbes qui s’y trouvent pourraient bien appartenir à la Flore primitive, et parmi elles peut-être le Gastridium australe, les Milium cœruleum et multi iflorum, ainsi que beaucoup de celles qui croissent aussi dans la première région. Mais des rapports entre des nom bres si bornés ne permettent: que des conclusions fort incertaines.

Cependant , quand on pa cette. ni avec celle du pays le plus voisin, et situé à peu près sous le même.climat, qui nous soit connue, celle des-enviroïs d'Alger que Desfontaines a étudiée avec-tant de soin , -on est conduit à quelques résultats très frappants, Desfontaines compte 1,416 ‘espèces distribuées dans 356 genres. La Flore des Canaries contient 377 espèces dans 259 genres; celle de Sainte-Hélène 56 espèces das. 24 genres. Le rapport des genres aux espèces est done :

Dans le nord de à Afrique continentale. 1: Do Aux îles Canaries. ET : 1.40

À Sainte-Hélène . RL 1,5%,

Voilà dans les iles une étonnante diversité pour té | formes des plantes , et qui frappe le voyageur au premier coup d'œil. De beaucoup de genres, on yÿ trouve une espèce unique. Sur les continents »les individus d'un genre se dispersent fort au loin, et, par la di- Versité des stations , de la nourriture, té sol, forment des variétés qui, à cette distance, n'étant pas croisées Par d’autres variétés et ramenées par là au type primitif, deviennent à la fin des espèces constantes et

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é LE D après le célèbre ouvrage de Histdr: De Distribut. Élañte: rum ; le rapport des genres aux Pres est en France comme 1 4 DES Du sont Comme 1 : 2,93:

particulières. Alors si, par hasard, dans d’autres directions , elles viennent à se rencontrer avec une autre variété également altérée dans sa marche, toutes deux sont des espèces fort différentes et non plus suscepfibles de se mêler. I n'en est pas ainsi dans les îles. Resserrés ordinairement dans d’étroites vallées ou dans l'enceinte d’une zone rétrécie, les individus peuvent se rencontrer , et cette rencontre devra neutraliser la tendance de toute variété à se fixer. C’est à peu près comme les défauts de langage qui, propres aux chefs de familles , se répandent avec elles dans tout un district. S'il est- séparé et isolé, si des rapports constants avec d’autres ne rendent pas au langage sa pureté primilive, de cette déviation naît un dialecte. Que des obstacles naturels, les mœurs ou le gouvernement cireonscrivent plus étroitement ce district et l'isolent de ses voisins, le dialecte finit par se fixer el devenir une langue totalement différente.

C’est pour cela qu’il est si important de déterminer exactement les localités et d'indiquer quelles sont celles où se trouvent les plantes dans les îles. Elles présentent presque toujours quelque chose de particulier. Un lieu se trouve-t-il isolé par des obstacles naturels ; par des chaînes de montagnes qui établissent une séparation plus effective que des espaces considérables de. mer interposés, on peut {oujours s'attendre à y trouver des éspèces de plantes entièrement nouvelles, et ne croissant pas dans les autres parties dé l’île. Un basard favorable a peut- être porté, par üun enchaînemeut particulier de circonstances , des semences pardessus les: montag: nes. Abandonnée à elle-même, la variété qui résulte des nouvelles conditions auxquelles elle est soumise, y formera, avec le. cours du temps, une espèce distincte, qui s'éloigne d'autant plus de sa forme primitive, qu’elle reste plus long-temps

dans cette localité isolée, exempte d’autres influences. Dans la région de Ja Cumbre , dont la Flore est presque entièrement formée de plantes particulières aux Caparies, il n’y a pas encore un seul genre qui comprenne deux espèces différentes ; car elle est: ouverte et libre, et chacune de ses parties a des rapports constants avec les autres. Au contraire, quelle diversité dans les Pyrethrum, et bopettae en même temps quel air de ressemblance ! Il est tel, qu’en se trouve naturellement porté à cousidérer toutes les espèces de ce genre comme issues d’une:souche commune: Ces espèces diverses ne se trouvent presque nulle part réunies, mais himitées chacune à une vallée ou à un district particulier. La différence des Cineraria n'esl-pas non: plus tellement considérable qu'on me puisse les regarder comme produites sur les diverses îles par la diversité destation, de soi et de climat. Des considérations de cet ordre pourraient bien nous Conduire à là connaissance de la cause qui fait des composées , une portion si considérable de la Flore canarienne. Elles forment en effet plus du septième de la somme. totale .des plgnss originaires. Elles n'entrent pourtant que pour 73 on celle de PAfrique septentrionale. La gédine, à laquelle une aï- Srelle-sert pour ainsi dire d’aile, peut être bien plus aisément (rans portée que la graine moins mobile d'autres espèces. La difficulté du transport pourrait expliquer pourquoi, sur les côtes des îles Cañaries, On n'a encore jamais vuun Zryngtm. quoique la Flore &tlantique e en compte huit espèces, et que même, ; Sur la côte plus voisine de Maroc, croissent quatre espèces & €e genre. Cette même difficulté est peut-être aussi Cause Que, dans la Flore des: Canaries, Ja pr'oportion des Jégimineusééhresté tellement 6H arrière. de celle que la nature Semble leur ‘avoir destinée dans

ces, climats. Elles y forment à peine plus du trentiome de la masse totale ; c'est le PO dans le nord de l'Afrique. : HU

Les joubarbes, au contraire, semblent avoir. trouvé dans. ces îles une pairie particulièrement. favorable. Presque chaque vallée peut en montrer une nouvelle espèce ,'et vraisemblablement on ne les aura pas encore découvertes toutes de long-temps. Les îles Canaries fournissent les # des espèces de te genre, et, aux douze qu'on connaissait précédemment, C. Smith

a pu.en ajouter huit entièrement nouvelles.

Le nombre total des plantes croissant aux Canaries se partage en 27 fougères, 76 monocotylédonges é 458 dicotylédonées. Le rapport des deux dernières classes est done de 4 à 6.- Dans la Flore atlantique, on compte 270 monocotylédonées et 1,137 dicotylédonées ; leur rapport étant ainsi de 1 à 4. Les plantes introduites’ n’ont pu même, prises en compte, égaliser ces deux proportions. Les graminées manquent à nos îles. |

Un. coup d'œil nu sur: la Flore be Canaries indique au reste facilement qu'elle n'appartient pas à celle de l'Europe. Ces îles font réellement partie de l'Afrique: Les genres peu nombreux , qui sontcommuns avec l’Europe méridionale, ont leur point centrai, non en Europe, mais en Syrie, en Égypte et en Barbarie. Aussi , nous voyons manquer ici ce qui, dans la Flore du climat européen, forme les traits principaux. Aucune prairie ne couvre le sol; car on y rencontre à peine plus-de trois épeces annuelles, toutes les autres sont frutescentes. On n’y rencontre, pas de potentille , pas de renoncule de pré, pas de rose, pas une espèce d'Aieracium , pas même d’œillet. Au contraire les lauriers des tropiques, à feuilles lafges-et épaisses, jouent “un grand rôle dans l'aspect général de la végétation des

as DrLORE, : c d) 354 Canaries , et les formes singulières et plus profondé= ment caractéristiques des euphorbes ne laissent jamais oublier le Voisinage de l'Afrique. Dans le fait; cette Flore n’a qu'un quart de plantes en commun av ec: celle de la Méditerranée ; 48 de ces es 2 se retrouvent à Madère, et 164 sont restées. jusqu'ici exclusivement propres aux Canaries. Sans doute, la plupart de cellesci Ont aussi dans l'Atlas , peul- être même dans l'Égypte

<t la Syrie, leur point de départ; mais plusieurs autres

Paraissent être venues là de tout autre côté : le Dracæna

Ceropegia des Indes-Orientales par le milieu de l'Afri-

que, le Plocama pendulum appartenant à la famille des rubiacées , les euphorbes arborescentes, proviennent des déserts brülants de la Lybie. Quelques végétaux viennent évidemment du ! Nord, et, comme si la nature : ne Voulait sur ce point nous laisser aucun doute, a les. voit encore maintenant vis-à-vis des licux qui, les présentant en plus grand nombre, peuvent par conséquent être regardés comme leur habitation plus naturelle. Le Lavandula pinnata ; qui est évidemment une plante de Madère, est fréquent dans les vallées et sur les montagnes de Taganana, précisément vis-à-vis Madère. De l’autre côté, au sud de Ténériffe ‘près de Santa-Cruz, on ne la trouve pas, et moins encore dans Quelques aatres vallées de cette île. Ce n’est que dans celles de Saint-André et d'Ygueste, où les montagnes S'abaissent un peu au -dessous du maximum d'élévation de cette lavande, qu'on la voit passer au sud sans Ju’elle atteigne cependantl'entréede ces vallées. L'EÉrica SCoparia , très abondante à Madère et fréquente aussi dans Je Portugal ét l'Espagne, se trouve seulement sur be Montagnes nord-ouest de Laguna, et j Jamais au sud e l’île.

La Flore des Canaties a donc de l'importance par R considération dettes rayons de végétation qui vien-

nents’y rencontrer, quelques-uns s’y perdre, tandis que d’autres poursuivent leur course avec énergie, el peut-être au loin à travers là mer jusqu'aux Açores. La grande séparation de l'Afrique, par le désert mortel à toute organisation, a déjà perdu son influence sur cette Flore. | | Spb

DESCRIPRION GÉOGNOSTIQUE.

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