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étroites que présente la surface, ÉTÉ
., Les. couches de la vallée où se. trouve le volcan, plongent de chaque côté de l'axe decette vallée, et cette disposition , qu'on peut très bien observer de Guimar,
est précisément celle qui serait résultée d’une éruption ou d’un phénomène anälogue, dont l’action aurait été dé briser et de ‘relever les couches supérieures. En bas, au fond du ravin, on voit de nouveau la roche formée de hornblende et: d'augite , dont une partie renferme beaucoup de péridot’; et immédiate- ment au-dessus de cette roche s'élève le cône d’éruption qui se; trou à 2,141 pieds au-dessus de la mer. La crevasse dans laquelle ilest renfermé.est tellément resserrée ,. que le cône en occupe toute la largeur. Le volcan s'élève éncore à 200 pieds de hauteur , etil s'étend considérablement le long de cette vañée: Les rapilles qui sont sorties de ce cratère contiennent les matières qui se trouvent dans les-couches les plus voisines ; ainsi on y observe beaucoup de petits fragments brillants et jaunes d’or dé péridot, qui sont mêlés dans la masse. Îl en ést de même de la lave-“qui s’ést précipitée du pied du volcan, ef qui s’est pans au loin en plusieurs coulées.
Pari toutes les laves de l’île de Ténériffe qui forment des coulées bien caractérisées.et qui évidemment appar-!
tiennent au volcan principal du Pic; celle-ci est péut-"4
êtré la seule qui contienné du péridot. C’est aussi ja seule coulée qui ait fait éruption à travers des couches de ‘la nature de celles qüi entourent le cratère. La masse, principale de la lave est un peu brillante, ne contient pas du tout de féldspath, et ; > au contraire ; beaucoup d’augité.
“Au point où là vallée s'élargit lé courant parait
’être divisé en trois bränches : F’une.d’elles-s’est pré-
dipitée sous forme d’une cascade dans -une gorge €B
se dirigeant vers Guiiñar , mais s’est arrêtée ayant : d’être parvenue jusques là; % partie extérieure du courant du côté gauche, ‘a. coulé sur une surface moins inclinée, entre Candelaria et-Guimar elle s’est étendue
DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE: 207
sur un espace de deux lieues , mais n° ‘est point par- Yenué pourtant jusqu’au rivage de la mer ; la troisième branche beaucoup plus large, maisänesi moins.étendue en longueur , se trouve entre les deux. Chaque bras du Courant COrrespond à une ouverture particulière. dans le flanc de la montagne ; mais ces ouvertures se-sont produites pendant la même éruption...
- Dans le bas, .vers Candelaria, cette lave : recouyre immédiatement la Fosca , qui se irouve. dans cette Sitüatiof à une assez grande hautéur, Cette roche est Composée de morceaux de pierres-ponces entrémélés . Comme les briques de Engers, avec lesquelles sont construites toutes les murailles. Le contraste que forme IE blancheur éclatante dé la, Fosca: avée la couleur noire €t inégale delalave est d’un effet. singulier,
Lorsqu'on considère le passage élroit.par lequel cette $rande masse de Jlaves est sortie, il est évident. que
l’éruption qui les à rejetées, a du cu dans l'intérieur un vide immense ; -et-pourtant ce-gouffre. ne peut pas s'étendre à une grande profondeur au-dessous de … la Surface, sans quoi les matières qui forment la lave ou qui PASSER n'auraient pas autant d’analogie avèc les roches qui Avoisinent la coulée. | -Si cette partie de l’île était soumise à de fréquentes érüptions, ; il est probable que son aspect serait bientôt Complétement changé , mais jusqu'ici cette éruption. eSt.la seule- qui ait eu lieu dans la contrée. On n’y Observe point non plus ces courants plus anciens dont là date est inconnue; qui se présentent aux environs du Cratère de soulèvément- du Pic, et.à la distance d’une Petite Jieue du centre de-éette montagne … La première éruption auprès de Guimar eut lieu, d après les renseignements: recueillis par Viera (Vera, Ur,531), le 34 décembre 1704, dans Llano delos.Inlntes, au-dessus. de Îcoré ; et par conséquent suivant
toute probabilité dans les parties basses de la contrée. | Le: courant de lavé avait au plus la longueur d'un æercio di millia , Géorge Glas (p.244) qui ‘eut enire les mains ‘une description des phénomènes de cette CTuption s'exprime d’après le manuscrit, de la. manière suivanté : « Déjà le 24 décembré on. avait ressenti: de violentès secousses. ; les commotions se , succédaient avec une telle rapidité qu ‘on en compta 29 dans l’espace dé trois - heures ; leur intensité allait , toujouts croissant, lorsque 1e 51 décembre on ‘apérçut audessus de ‘Manja, du côté de la montagne blanche: une lumière extrêmement vive. La terre s’enfrouvrit, et. il sé.forma deux volcans qui rejetèrent un di. ‘grande quantité de fragments que ceux-ci en S ’accumulant, produisirént deux montagnes. )Le 5 ‘janvier 1703, continue Glas, le soleil fut. caché par des” nuages de vapeurs et de fumées, et avant la nuit tout ce qui se trouvait dans un cercle de trois Leagues, fut éclairé par un couränt incandescent , sorti d’un nouveau volcan; et qui $ était fait jour par trente ouvertures différentes dans un espace d’un demi-mille vers Orotava ( à parti .de Guimar). Les secoussés qui aécompagnäient ces phénomènes renversaient les, maisons et continuèrent : aussi long-temps que dura l’éruption. Le bruit qui en résulta se faisait entendre à une distance de vingt milles en mer. Le2 février s'ouyrit le volcan, dont la lavé arriva jusqu'à Guimar et détruisit l’église. Les phéno” mènes volcaniques se manifestèrent j jusqu'au 26: février” Le récit que Viera fait de cêtte dernière éruption est éncore plus cireonstancié, Le 5 janvier, dit-il, lé second volcan s’ouvrit à la distance d’une, legua du premier auprès de la Canada de Almerchiga- Là lave se précir . Pita dans le baranco : de-Areza où deFasnia, et combli cé ravin-extrémement, profond ; dans l’étendue d’un° legua.et demie diner manière Sb “complète, -que le fond
PESCRERÇION GECGNOSTIQUE. 209 de la vallée $e trouvh ne plus former qu’une seule plaine avec les bords. Le volcan s'éteignit le13 janvier. Probablement nous n’avons pas observé cette coulée de lave. Fasnia se trouve au sud-est de Guimar au-delà d’une série de rochers.escarpés nommés le Ladera de Guimar et du côté deRio; et toute la partie de l’île située entre Rio et Guimar nous est tout-à-fait inconnue. La troisième éruption eut lieu le 2 février, à deux leguas de la précédente, dans une gorge resserrée entre des ro- Chers. La coulée de lave se divisa bientôt en deux bras : l’un d’eux suivit pendant une legua le baranco de Arafe, et se dirigea ensuite vers la mer; l’autre branche. du Courant s’étendit dans Melosar ; se divisa en plusieurs autres parties ets’avança même vers Guimar, jusqu'à une éminence située à peu de distance, qui força la lave de prendre une autre direction. Les commotions SC firent sentir d’une manière si violente dans la conirée, que la miraculeuse madone de Candellaria fût transportée jusqu’à Laguna. Au-delà de la Cumbre, à Villa Orotova , les secousses étaient encore telles, que
es habitants abandonnerent leurs maisons, et qu'on fut même obligé de sortir el santissimo de l'église et de le
Porter au milieu des champs. | Depuis la conquête de l’île vers la fin du quinzième Siècle, on n'avait vu, à Ténériffe, aucune éruption; On ne trouve, au moins, aucun document qui fasse “Rention. d'un pareil évènement. L'éruption dont nous venons de parler était donc la première depuis plu: Sieurs: siècles. Ce phénomène est d'autant plus remaruable, que cette recrudescence dans l’activité du volcan 1e se borna pas seulement à la contrée qui environne Guimar, mais qu’elle se manifesta bientôt aussi de l’autre côté du cratère principal. L'éruption qui détruisit Garachico eut lieu le 5 mai 1706, Par Un cratère qui se {rouve si exactement vis-à-vis le Volcan de Guimar,
qu'une ligne qui les joindraittousles deux passerait pat le cône du Pic et serait Même peu-éloïgnée du sommet. est étonnant que cet événement qui a complétement añéanti la partie alors la plus importante del’ile ne soit pas plus connu: Viera rapporte seulément que la lave s'est ouvert un passage dans l’Alto Risco, ets’est dirigée sur la ville. Glas ne dit rien de plus"sur cette éruption. L'éruption qui suivit celle-ci eut lieu le 47 juin 1798. Il s'était écoulé presque un siècle entier entre les deux ; mais cette dernière eut lieu sur le flanc du Pic et dans sa partie supérieure. Il paraît donc évident que les éruptions sont en relation avec le grand cratère du Pic, qui est la principale communication entre l’intérieur et Fatmosphére, et qu’elles ne sont-pas dues à des sources volcaniques indépendantes. Il résulte de là que, pour parler exactement; on ne doit considérer dans l'ile qu'un seul volcan qui-est le dôme trachytique , auquel on a donné le nom de Pic de Feyde.