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- ISLANDE (PI. Xp.
Cette ile considérable est tellement recouverte dans toutes ses parties de bouches volcaniques, qu’on est accoutumé à ne la considérer dans toute son étendue que Comme un vaste volcan. En effet, Ebenezer Henderson n’a pas compté moins de vingt-neuf volcans distincts ( Residence in Iceland, 4818, p. 41 ), dont Ja plupart, à la vérité, ne sont que de simples orifices volcaniques, etnullement des cheminées constamment ouvertes. Toutefois la position du cône principal, par lequel les phenomènes d’éruption se manifestent le plus fréquemment , se laisse plus facilement reconnaître qu'on n'aurait pu le supposer au premier abord.
Les phénomènes volcaniques sont principalement
renfermés dans une large bande qui traverse l’île du sud-ouest au nord-est (off, 11, 330). Cette bande est limitée à l’ouest par le cours du Huitaa, en remon- ‘Tant depuis Faxefiord jusqu’au pied &u Bald Jockuf, puis, dans la même direction, par une ligne qui s'étend jusqu à Eyafiord sur la côte septentrionale et vers le 66° degré de latitude. A l’est, elle est limitée par la base orientale de l'Orafa Jockuls , puis par la grande vallée de Langar Fliot,. depuis son origine auprès de Kiofa Jockul jusqu’à son extrémité qui aboutit à la mer. [l résulte par conséquent de là que cette bande traverse complétement à l’ouést le Westfrdinga Fior dung, et à l’est la plus grânde partie du Mule Syssel. Ces deux contrées ne sont pas formées par des éruptions volcaniques, mais entièrement composées de roches basaltiques , analogues à celles du comté d’Antrim en frlande ou des îles Hébrides , et d'après les
PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 949 excellentes recherches et descriptions de Sir George Mackensie, et aussi d’après les données exactes et fort importantes de Henderson, ces rapportset ces analogies se reconnaissent parfaitement auprès de Olafsen et de Povelsen.
La large bande volcanique qui se trouve limitée, ainsi Que nous venons dire, est sillonnée dans loutes les directions par d'immenses crevasses et recouverte par des masses de lave , tellement étendues en longueur et En largeur , qu'on n’en trouve d'aussi considérables dans aucune autre contrée volcanique.
Une de ces fissures a été produite par l'éruption du Skaptar Jockul qui, en 1785, a recouvert de lave une province entière. Une autre crevasse analogue, qui, Comme à Lancerote, se ma pifes(e par une sérieallongée de petits cratères, s’est cuverte au pied du Tirdafiall et du Blaafell (Æenderson, x, 63). Les éruptions ne se reproduisent pas par ces ouvertures; les orifices qui établissent la, communication continue de l’intérieur avec l'atmosphère, sont bien déterminés et constituent seu lement les. volcans de Krabla, Leirhnukur, Trolladyngur au nord , l'Heckla , Eyafñall et Kotligia au sud, etenfin Orofa Jockul à l'est. Par conséquent, ces monlagnes sont les seules qu'on puisse considérer comme de véritables volcans. |
L'Heckla , isolé comme le Vésuve, mais présentant une masse plus considérable , s'élève, d’après les me- Sures trigonométriques de MM. Ohisen et Vetlesen, à 4,795 pieds de Paris, au-dessus du niveau de. la er ; cette hauteur se trouve vérifiée par les obsertions parométriques de Sir Joseph Banks qui, s'étant élevé sur le sommet de la montagne, à trouvé. pour la hauteur du baromètre 24,722 pouces anglais, Ja
température étant de 38 Far. (30,3 c.) (Hooker, Tour in Iceland, p.403). L’Annuaïre du. Bureau des lon-
: | æ x 350 PHENOMÈNES VOLCANIQUES.
gitudes de 1817 donne seulement 5,118 pieds pour la hauteur de l'Heckla; ee nombre est évidemment beaucoup trop faible. |
La belle carte marine de MM. Ohlsen, Friesack et Vetlesen ( Copenh., 1825) offre une vue remarquable de l'Eyafiall ( Ostrefield) , qui en l’année 1822 était en pleine éruption. Lés mêmes auteurs évaluent, d'après des observations barométriques, la hauteur de cette montagne à 5,534 pieds. &
La hauteur de lOrafa Jockul , déterminée à l’aide du baromètre par M. Paulson, est de 5,561 pieds (Henderson, 1,249). On regarde cette montagne comme la plus élevée de toute l'Islande : c'est en effet la plus haute de celles qui ont été mesurées avec quelque exactitude.
D'après ce qu’on connait des laves de l'Islande, elles renferment du feldspath, mais point d’augite. Au Krabla, on observe une masse considérable d’obsidienne et de pierres-ponces. À une distance de cinq milles alle- mands , au nord -ouest de l'Heckla , Sir Georges Mackensie a observé une immense coulée d’obsidienne recouverte de pierres-ponces ( Zravels, p. 564. )
À la fin du mois de janvier 4783, à cinq milles allemands de Reikianes , on vit pendant plusieurs-mois des flammes faire éruption du sein de la mer, elilse forma une nouvelle île qui disparat bientôt, mais dès que les flammes eurent cessé de parañre, commenca la grande éruption de Skapla Jockul. Pendant tout ce temps une grande quantité de pierres-ponces furent continuellement lancées sur la côte de Guldbringe et de Snafialls Syssel ( Mackensie, p. 565). Toutes les matières produites dans ces circonstances se rapprochent de la nature du trachyte, et différént, au contraire, beaucoup des roches basaltiques : les phénomènes n’ont aussi été observés que dans l’intérieur de la bande volcanique dont nous avons fait mention. |
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Cette bandevolcanique est dirigée parallèlement à à côte du Groënland qui se trouve vis-à-vis. Cette disposition montre donc ‘encore dans ce cas que les
“'olcans sont généralement en relation avec les conti Ren(s ou les chaînes de montagnes qui les forment.
Dans le'prolongement de ja Chaîne volcanique de l'Islande se {rouve l'ile volcanique Jan Mayen que le apitaine W, Scoresby a décrite et fait connaître { Aretie
cgions, p.154), Le Beerenberg s'élève sur celte île à 6,448 pieds de Paris, bauteur à laquelle ne s’ Aucun des voleans de l'Islande. |
L'étendue de la grande bande trachytique qui tra- Verse l’Eslande du sud-ouest au nord-ouest a été pleine- Mentconfirmée par les recherches de M. Krug de Nidda :
il a en outre déterminé ses limites avec une grande Précision et y a ajouté des observations et des considélations qui sont du plus grand intérêt Pour toute la théorie des volcans (V. Archives des {Mines de Karsten, XVII, 4854, 426). Les limites de cette bande s'éten- “dent, au couchant, depuis les environs de Reikiavig à l'ouest du volcan de Skialdbroid et du Hofs Jockul jus- Qu'au commencement de l'Oefiard, Vers lorient, cette limite longerait le Langar Fliot, à travers le Sniofell (Me Klofa Jockul, Cette bande occuperait toute l'étendue de l’île dans la même direction, s’il ne Se trouvait trois autres masses détachées de trachyte dans la partie nord-ouest de l'ile, le Snofialls Jockul, levé , d'après M. Baine (John Barrow jun., Zravels Iceland, 275 ) de 4,564 pieds de Paris, le Glama Jockui et le Dranga Jockul près du Cap nord.
Là bande principalé est d'une forme très remar- Quable, Ses bords, de part et d'autre, sont formés de dômes arrondis trachytiques, qui suivent tous la direction générale et qui se maintiennent à une hauteur de 000 pieds , d'uxe mer à l'autre. On Pourrait les re-
élève
352 PHÉNOMNENES. VOLCANIQUES:
garder, dit M. Krug de Nidda, commeformant déux immenses bourrelets qui éneaissent une vallée pro” fonde au milieu ; en s’élevant à des considérations d'un autre ordre, on peut se représenfer cette bande comme une immense voûte de trachyte, comparable à la vallée de Quito, qui aurait percé les couches de basalte et d'amyÿs daloïde , mais-dont la partie moyenne trop élargie s'est affaissée sur elle-même, et est retomhée dans l'abime: C'est précisément à cette vallée du milieu que se trou vent limités tous les phénomènes d’une action volca” nique continue ; c'est là qu'on rencontre les fontaines d'eaux bouillantes, le Geyser, le Stroiti, ete.s c’est là qu'on trouve les solfatares, les sourcés acidulés* les dépôts de soufre. Rien de’tout ceci n’est visible du côté basaltique des bourrelets , et moins encore da5 la partie basaltique même. Plusieurs de ces dômes de trachyte peuvent être regardés comme des cheminées par lesquels une communication de l’intérieur aveu l'atmosphère est constamment maintenue : telles sont: dans la partie méridionale de l'ile, l'Oestre Jockul OÙ Eyafiall dont la belle forme en cloche, qui frappe tous les observateurs, suffirait seule pour réfuter l’opiniof
‘ qu'un pareil volcan pourrait être le résultat de l'aceur mulation de courants de lave superposés ; le Katlogiat connu par ses éruptionsen 1755;le Sida Jockul, enfiis l'Orofa Jockul, la plis haute montagne qu’on ait obsels vée.. Tous ces volcans se trouvent à peu près. dan° le même alignement, qui est celui de toute la bande,” & elle-même, et tous sont siluës vers son hord oriental, # Dans le nord, on trouve principalement le Krabla et le Leirhnukur, qu’on doit regärder comme des co” munications permanentes, par conséquent comme ® vrais volcans ef non comme des éruptions particulière” La plupart de ces volcans n’ont jamais rejeté de cou“ rants de lave, non pius que les cratères des volcans des -
Jun jument a
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PHÉNOMENES VOLCANIQUES. 835
Andes; ces laves sortent presque constamment au bied du volcan, et jamais elles ne se font jour à Plusieurs reprises par la même ouverture. Mais ces Courants peuvent toujours être rattachés à’ quelque Volean connu , ou à quelque dôme trachytique, d’où leurs cratères d’éruption émanent comme d’un centre. En effet, les éruptions de lave d'Islande se font ordihairement par des bouches volcaniques semblables à la série des petits cratères qui se sont élevés en 1750 dans l'ile de Lancerote. Ces cratères s'ouvrent l'un après l’autre, sur un même alignement, au pied des montagnes et dans les vallées, et vomissent une immense quantité de matière fluide qui s'étend sur la plaine. Ces monticules ne s'élèvent que de quelques Centaines de pieds, et restent sans action après que l'éruption s'est terminée. Or, M. Krug fait voir que leur direction passe {oujours par le centre du volcan, dont On peut croire qu’ils dépendent. C’est ainsi que plusieurs centaines. de monticuüles qui ont ravagé par leurs laves la presqu'île de Reikianess se dirigent vers le majestueux dôme trachytique du Skialdbreid, qui do- Mine les solfatares et les sources jaillissantes de Skalholt; “0 que toutes les éruptions autour du Sneefialls Jockul, éruptions qui s'étendent à plus de dix lieues Vers lorient, se dirigent toujours vers cette haute monlagne, et c’estencore la direction des cratères d’éruption des phénomènes volcaniques autour de l’'Oestre Nockul dontl'Heckla même ne paraît être qu’une dépendance.C’est le même phénonème surune grande échelle Que celui des monticules qui s'élèvent sur les crevasses dont la direction passe toujours parle centredu volcan, Phénomène qu’on observe avec une si grande facilité à Chaque éruption autour du Vésuve et de l’Etna.
Les observations et les remarques de M. Krug de Nidda sur la partie basaltique del’Islande ne sont pas
moins ietéressantes, Les couches de bagale, parallèles les unes aux autres , se succèdent avec une régularité admirable , et s'étendent sur. un plan qui est presque uniforme , sans cimes élevées ét marquantes. Mais elles sont entrecoupées par des canaux à parois perpendicu” laires, qui prennent la forme-de vallées escarpées Sur terre et de golfes, de ftords, dans le voisinage de la mer- Or ces nombreux canaux à fond plat et peu incliné, on! toujours une direction presque perpendieulaire à celle de la bande principale trachytique. Auprès de cette bande même, on ne voit plus ces canaux, ni ces golies à côtes escarpées, qui entrent jusqu'à dix ou quinz£ lieues dans les terres. Ce sont, dit M. Krug, des ere” vasses qui se sont formées lors du soulèvement des cou” ches par le trachyte; et cette opinion prend encore plus deconsistance lorsqu'on remarque que cette loi de disposition est de suite changée dès qu'on arrive à Ja partie" nord-ouest de l'ile, où trois autres petits centres tra | chytiques font naître d’autres directions de crevasses ou de vallons. M. Krug croit pouvoir distinguer dan
la partie basaltique de l’île, deux séries de couches basaltiques et d’amygdaloïdes , en les suivant depuis les plus inférieures jusqu’à celles de la surface. La première et la plus basse est formée par une roche semblable 7 salle de la Chaussée des Géants ou des îles Hébrides”» c'est-à-dire que c’est unbasalte grenu qui contien! beaucoup de pyroxène, mais jamais de péridot. 1} nes! jamais aussi compact, aussi pesant, ni aussi temac” que lcs basaltes de France ou d'Allemagne , qui dan° cet état renferment constamment des cristaux et de grandes masses de péridot combinés avee le pyroxène mais qui ne contiennent point de feldspath labradoï- Ces basaltes grenus alternent avec des couches d’am}£" daloïde,, dont les grandes.cavités sont fapissées par 4° superbes cristaux dela famille des zéolites, C’est encore
JMHÉROMÈNES VOLCANIQUES. 555 dans-cette Partie inférieure que se trouvent entre les touches basalliques d'autres couches d'argile et de grès, entièrement composées de détritus basaltiques : celles-ci sont accompagnées de couches d’un lignite, le surturbrand des Islandais, dont la puissance ne s'élève pas au-delà de quelques pouces de hauteur." Tes troncs qui ÿ sont enfouis ont souveñt plus d’un Pied de diamètre, mais la pression les à tellement aplatis qu’ils Sont réduits parfois à n’avoir qu’un seul Pouce de hauteur. On les trouve sans feuilles, sans branches et Sans écorce, ‘dans le même état que les bois flottants, qui, encore actuellement, sont jetés en grande quantité sur les côtes de l'Île. Il est donc-très probable qu'ils
ont une origine semblable, car on ne peut admettre. qu'ils se soient formés sur une surface quim’a certaine- "ment pu exister tant que les couches basalliques ont pu setproduire. si 1e La partie supérieure des’ couches basaltiques est formée par une roche qüi ressemble àun porphyre, et dans laquelle les cristaux de feldspath labrador prédominent beaucoup ; les pyroxènes s’y trouvent en cristaux isolés , mais n'entrentyplus en si grande abondance dans la masse principale ; aussi la couleur des Couches, en général, est moins foncée que celle des’ Couches inférieures ; elles ne contiennent ni amygdaloïdes ni lignites. JR ; ss" Toutes ces couches sont traversées par une immense Quantité de filons basaltiques ; souvent leur abondance est si grande, et ils se présentent de tous côtés sous des formes si bizarres etsiyariées, qu’onserait tenté, comme à Diupavog , dans le fiord de Pene , deëse croire en- louré des ruines d’une grande ville détruite, La masse de ces filons ressemble en tout à celles des Couches qu’ils traversent; du moins il est toujours assez facile de dé- Couyrir une couche , dent la nature Correspoñdrait par-
mA REC à 356 PHÉNOMENFS VOLCANIQUES:.
faitement à celle d’un filon quelconque. Il est done p'o- bable qué les couches sont le résultat du débordement d’une grande quantité de filons dont les erevasses 5€ sont ouvertes en même temps, etpar lesquelles Ja masse solide, arrivée à la surface, a pu s'étendre sur un espace très considérable ; la pression de sa propre masse, et surtout celle tésaltant du poids d’un océan profond a dû niveler la surface nouvelle et former une couche d’égale hauteur jusqu'aux limites de son étendue. De nouveaux filons auront produit de nouvelles couches horizontales comme les précédentes, et recouvrant les substances qui seseront déposées sur lespremières. Ce mode de formation.est bien différent de ce que nous observons dans les Courants de lave, qu'aucune pression ne peut amener “à présenioune surface horizontale. Aussi est-il bien certain qu'aucune espèce de zéolite n’a encore ee il été trouYée dans un véritable courant de lave /nyraisemblablement parce qu’une forte pression a une condition indispensable pour la formation des zéolites. La présence des zéolites suffirait par conséquent pour distinguer une couche basaltique d’un courant de lave. llest donc tout-à-fait contre nature de vouloir comparer.le grand couran “du Skapta Jockul en 1783 à les courants qui couvrent la presqu'île de Reikiane avec les couches basaltiques qui, tant defois , alternent dvec une si grande te dans les parties est et ouest de l'il e. |
Il n'est peut-être pas hors de propos de que l'élévation des trachytes n’a pas seulement rompü la conlinuité des couches basaltiques dans le milieu de l'île, mais que toutes ces couches doivent encore avoir | été soulevées en même temps du fond jusqu’à leu? bauteur actuelle, quiest ordinairement de 2,500 ieds, mais qui atteint près de 4,000 pieds au-dessus de Ben€” fiord : elles seraient plus inélinées qu’elles né le sont en
. PHÉNOMÈRES VOLCANIQUES. 357
effet, si ce soulèvement m'avait pas été contemporain. Toutefois; comme l'élévation des trach yLes doit avoir clé postérieure à la formation des lignites , on voit que cette élévation est un des phénomènes géologiques les plus récents du globe terrestre. 2, 1
MLES ACÇORES.
LePico de l’île du même noms’élève à une hauteur, tellément considérable, que les aufres îles disparaissent pour aïnsi dire, à côté de lui : cette montagne est, dans le groupe des Açores , la principale communication » de l'intérieur avec l'atmosphère , ct on l'a tôtijours COD=
.sidérée comme telle. Sa hauteur n’a jamais été connue qu'imparfaitement ; Fleurieu (7% oyage de la Flore, 1, 945) estime; d’après des données approximatives et peu exactes de la distance où ce pic se laisse apercevoir en Mer, que sa hauteur est de 6,588 pieds ; Ferrer (Zach corresp. , novembre 4798, p. 595) porte ce nombre à 7,528 pieds, et Tofino (Humboldt, ,Rel. 1, 93) à7 »561 pièds. Fleurieu ajoute même que d'après Ja hau- Leur qu’il donne à cette montagne, On ne peut l’aperce- Yoir en mer que jusqu’à la distance de 29 milles marins; or il est certain qu’on la Voit encore à 36 et même 37 Milles, ce qui, aïnsi que le remarque M. de Humboldt, Porterait la hauteur de la montagne à 8,586 pieds. . La » mesure de Ferrer doit être celle qui se rapproche le plus de la vérité. 4 nt “+
“Le Corriere de las Antillas, 2° éd., 1895 (Zach. LV, 341) donne pour la hauteur du Pic 7,275 pieds de Paris.
Fleurieu donne une vue grossière de ce Pic, qu’il
Teprésente en forme de cloche ou dôme, et ce qu’il y
a de plus surprenant, c’est ce qu'il dit d’un dessin toutà-fait semblable fait sur la carte des Açores du dépôt de la marine à Paris, quec’est un dessin fait à plaisir ettrès différent de la Héabisée
Ce n’est que dans les premiers écrits de John Webster surles Acores (Descript. of the Island of $. Michael, ete., Boston, 1821, p. 2552), qu’on trouve quelques docu- . ments sur ce Volcan dans le récit d’une ascension au sommet faite par G. Heriot de Fayal : toutefois la relation du Voyage ne porte ni la date de l’année, ni cellede l’époque où il fut entrepris»
Après avoir monté pendant cinq heures , on parvient au bord du cratère leplus ancien, qui paraît avoir un milles anglais de circonférence : les bords du cratère
“sont mn nord et à l'est, et ne subsistent qu'à l’ouest etauSud : au milieu s'élève un cône très rapides M de:300 pieds de hauteur, qu'il est extrêmement difficile | de gravir; les flancs du cône présentent un grand nombre de fissures par lesquelles se dégagent des
vapeurs. Il est entièrement formé d’écailles solides de laves, durés comme du fer , etiqui doivent avoir été primitivement dans un certain état de fluidité. La cime extrèmement “aiguë du cône volcanique n’a que à pas déflongueur et cinq en largeur. Le cratère o vert du côté du nord et un peu au-dessous de la crête de la montagne, a environ vingt pas de diamètre et dégage continuellement des masses de vapeurs, bien qu'il soit entièrememtcomblé par des matières solides et dés
roches calcinées. Du côté de l’est, le Pic se rattache à un€ arête aiguë sur laquelle se trouvent un grand nombre de cratères d’éruptlions anciennes, mais par lesquels il ne s’échappe.plus de vapeurs. C’est de ce côté qu ’eul lieu l’éruption de 1718, qui détruisit ld plus a" partie des vignobles situés au pied du volean.
an L'ile de Pico est allongée du sud-estau no#d-ouesf, ef
PRÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 859 Il en est de même de toutes Les autres îles, Saint-
Georges, Saint-Michaël, Terceira, et ce qu'il y a de plus À
remarquable, C’esbque toutes ees îles jusqu’à Flores et Corvo sont situées l’une derrière Pautre , exactement dans cette même direction. On ne peut s'empêcher de reconnaître dans cette disposition une bandewvolca nique, analogue à celle qui traverse l'Islande, une sorte d'immense faille , remplie par des roches en partie tachées dans la profondeur de la mer. #
Les Acores paraissent être formées presque entièrement de masses trachytiques ; on n’y voit nulle part de Couches basaltiques , excepté peut-être dans les îles de Corvo et de Flores, que l’on ne connaît pas d'une manière complète, Cette nature de roches se trouve démontrée par la description de Webster et par les relations qui ont été publiées sur les dernières éruplions de l’île de Saint-Georges. M. Dabneÿ, consul américain à Fayal, à adressé au président des États- tas (New-Forck , Phil. Trans., 1815, t. 515 sq.) ;
description dés phénomères volcaniques de l'île as -
Saint-Georges, dans laquelle il s'exprime ainsi : «le 4° Mai 4808, le sol , à trois leagues au nord-est de Vellas,
dans la partie nord-ouest de l’île, vis-ä-vis l’île de
Pico , s’est entr'ouvert avec un bruit semblable à celui du canon, et ilse forma au milieu des champs cultivés ua immense cratère de 24 acres d’étendue. Dans l'esbace de deux jours ce cratère rejeta une telle quantité
… lescories, de picrres-ponces, que le sole en était recou-
vert sur une épaisseur d'un à quatre pieds, dans une ‘tendue de trois leagues de long et une de large. Le 2 Mai, il se forma une autre ouverture, à une league au nord de la précédente et à une distance de deux leagués de. Vellas : on pouvait approcher de cet orifice qui se trouvait formé par une grande quantité de fentes, ayant Souvent six pieds de largeur, traversant Le sol dans
jé ad 2 tt -\ ab RS
toutes les directions. Cette ouverture avait environ : 150 piéds de, circonférence. Le 5 mai et les jours suivants , il se forma dans ce sol ainsiserevassé 42 ou 15 petits cratères , d’où il sortit une grande masse de lave qui se dirigea vers Vellas. Très probablement cette masse était de l obsidienne , car elle avait été précédée d’une éruption de piérres-ponces , et ces deux matières indiquent d’une mani ère évidente la présence du traie dans cettà île.
e 14 mai, la lave cessa de couler, et alors. conimenca une née. rs et violente éruption quis effectua par le premier cratère , et de Fayal on vit constamment jusqu'au 5 juin un courant incandescent descendre suf les flancs de ce cratère etse précipiter dans la mer. Après Cela, tout redevint tranquille. Cet immense cratère est à 4 mille anglais du rivage et est à peu près élevé de 5,900 pieds au-dessus de la mers Avant sa formation * aucune autre partie deVile n'atteignait cette hauteur.
Fayal paraît n’être qu’une partie de l’ile de Pico, car Ja direction générale de ces îles et leurs rivages se correspondent parfaitement; toutefois, l'ile semble présenter dans sa partie centrale un crätère de soulèyement. Webster dit (p. 259), que sa plus grande élévation est d'environ trois mille pieds; que les flancs de la moñiagne s'élèvent par une pente douce jusqu’à une « caldera » qui a cinq mille anglais de circonférence et dont le fond est recouvert de 4 à 5 pieds d’eau. Le lieutenant suédois Hebbe (Eyriés Anhang zu Mawes, J’oyages, 1
351), donne à cette caldera une étendue de deux lieues: ,
Il paraît d’après cela fort douteux que cette caldera 5€ soitformée,comme le rapporte Adanson,dansla dernière éruption de Fayal en 4672. Labat dit seulement aussi que dans cette année, la montagne s'était ouverte sur le flanc occidental, et qu’il en était sorti un courant de lave qui avait ravagé deux cents arpents des meil-
PHÉNOMEÈNES VOLCANIQUES. 561
leures terres (Nouv. Relat. de l’Afriq. occid., 1725., v, 505). Malgré les nombreuses observations faités dans Cette Île, on ne connaît pas exactement la composition des roches dont elle est formée.
L'ile de Saint-Michaël est fort connue par les îles qui ont à plusieurs reprises tenté de s'élever dans son voisinage du côté de Terceira ou plutôt du côté de Saint- Georges. Le 11 juin 4658 (Hoff.,1r, 287), parutune nou- Yelle Île qui avait deux lieues’et demie de largeur, et plus de 560 pieds de hauteur ( Wicquefort's Mandelslob, r1, 707) ;.le 31 décembre 1719, ils’en forma üne autre qui avait disparu le 17 novembre 1725 ; celle-ci était éloignée de la terre de 12 : milles marins (d’Anville Charte von Africa, 1749, et Fleurieu, Flore, 1, 965). Enfin le même phénomène se reproduisit l’année 1841, Dans cetle année, le fond de la mer se souleva même en deux points différents qui paraissent être peu connus. Déjà pendant les mois de juillet et d'août de l’année 1810 , toute l'ile de Saint-Michaël avait été , à ce que rapporte Webster (p. 139 sq.), ébranlée par un tremblement de terre. Le 51 janvier 1811, une violente se- Cousse, et une odeur pénétrante de vapeurs sulfureuses annoncèrent une fracture qui venait de s’opérerdans le fond de la mer, à l'extrémité occidentale de l'île, et à deux milles anglais de distance du rivage, vis-à-vis le village de Ginetas. Une masse considérable de fumée, de cendres et d’eau s’élança du sein de la mer , et forma une grande colonne de plusieurs centaines de pieds de hauteur ; les pierres qui accompagnaient cette éruption furent projetées à une hauteur bien plus considérable, et s’élevèrent à près de deux mille pieds. À l'instant où ces pierres sortirent dela mer, elles paraissaient noires, mais à peine eurent-elles dépassé la masse de fumée qu’elles devinrent rougeset incandescentes, phé- Nomène évidemment produit par une combustion dans
l'atmosphère des matières métalliques dontelies € (aient probablement formées, L'éruption se coutinua ainsi pendant huit jours; quand elle euts cessé, il s était formé dans la mer, un écueil sur lequel.les vagues vVepaient se briser, dans une partie ou auparavant le fond de la mer élait à soixante ou quatre-vingt brasses de profondeur. Le 45 juin, eut lieu la seconde éruption à deux milles et demi anglais de là première, et à un mille: de distance dela terre, vis-à-visle Pico das Camarinhas; le résultat de cette éruption fut l'île de Sabrina, d’environ un mille de circonférence , et de 500 pieds de hauteur. Cetteîle présentait un cratère bien formé, ouvert vers le sud-ouest et par cet orifice sortait un courant d’eau chaude qui coulait vers la mer ; il était terminé par une faille, comme le sont généralement {tous les cratères de soulèvement. Cette ouverture avait 30 pieds de largeur, Le capitaire Tillard, qui a visité le cratère le 4 juillet, et lui a donné le nom de son navire, a figuré cette île telle qu’elle se présente du rivage de la mer; il a tracé aussi le plan et la vue de cette île singulière : ces dessins ont été publiés sur une feuille particulière en mai 1812 par Boydell à Londres. Dans une note explicative de cette planche, l’auteur ajoute qu’il a appris du consul anglais M. Read, que vers le mois d'octobre l’île a commencé à s’enfoncer peu à peu, el que vers ja fin de février 4812, on ne voyait plus que des vapeurs se dégager encore de temps en temps de l'endroit de la mer où elle s'était d’abord formée.
L'ile remarquable de Porto de Iiheo, auprès de Villa Francça est tout-à-fait analogue à l’île & Sabrina, eta certainement la même origine, Au milieu de cette île, se trouve un cratère où les vaisseaux viennent s’abrite” et qui se termine par une crevasseanalogue à celles qui caractérisent d’ une manière spéciale ces sortes de Ta tères. On trouve des vues de cetteîle dans l Æistory ofthe
PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES. 365 Azores, 1815, p.80 et 82 (Thomas Ashe) et sur la belle Carte de Saint-Michaël, dressée par le consul Read, Londres, 1808. Webster dit (p. 186) que les bords de ce cratère s'élèvent jusqu’à 400 pieds de hauteur et se composent d'un tuf dans lequel se trouvent mélangés des fragments de lave, des scories et des pierres- ponces. Aucune partie des flancs de cratère n’est formée de roches solides. :
Bien que les nombreuses sources chaudes de l’île de Saint-Michaël soient des indices non équivoques d’une aclion volcanique constante, cette île ne présente ce- Pendant pas de volcan ; toutefois dans son étendue on reconnaît distinctement trois immenses cratères de soulèvement. Celui de ces cratères qui est situé le plus au nord-ouest, est le plus considérable ; il a plus de 2,000 Pieds de hauteur, et la crcqnférence formée par ses bords supérieurs à une étendue de six lieues. Il paraît être tout-à-fait analogue au lac de Laach, près de Coblentz. L'intérieur du cratère est occupé par deux lacs communiquant l’un avec l’autre, le Lagoa Grande, etle Lagoa Azul. Les flancs de ce cratère sont composés de Pierres-ponces incohérentes au-dessous desquelles se trouve caché le tuf qu’on observe aux bords de la mer. Dans le fond seulement on voit des roches trachytiques contenant du feldspath vitreux et de longs cristaux de hornblende. - :
Le second cratère est le Lagoa de Pao , situé au milieu de l’île, et entièrement creusé dans une masse de Pierres-ponces. Au pied du cratère, vers le rivage, dans la partie où se trouve le village Agoa de Pao, on observe une roche en place, dans laquelle prédomine de l'augite; mais bientôt on voit paraître des masses de tonglomérats trachytiques dans les gorges profondes qui Re cr le flanc dela montagne. Au milieu de ces fonglomérais, se trouvent assez souvent des blocs gros
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comme deux fois la tête, formés par un mélange de gros cristaux de feldspath et de hornblende, et un peu de fer oxydulé magnétique , analogues à du granite, et probablement tout-à-fait semblables à la roche qu’on trouve à Santa-Maria de Bethencouria, dans l'ile de Fuerlaventura, où dans la Caldera de Palma, On ne trouve nulle part ces blocs en place. La plus grande partie de la montagne autour de la Caldera ,. est entièrement formée de pierres-ponces , contenant des critaux de feldspath. Sur la crête la plus élevée , On voit cependant sortir des masses de ponces un rocher solide formé de trachyte gris clair, renfermant de petitscristaux noirs dehornblendé. Cette roche est enüèrement semblable au trachyte du Siebengebirge sur Îles bords du Rhin ( Webster, p. 176 ). Ce. rocher nommé la montagne d’Agoa de Pao, est d’après des observations barométriques , élevé de 5,463 pieds de Paris, au-dessus du niveau de la mer.
Enfin le dernier cratère de soulèvement, Alagoa das Furnas , au milieu duquel sourdent les eaux chaudes, n’est pas moins considérable que celui de Alagoa Grande , et il est également creusé dans une masse considérable de pierres-ponces incohérentes qui paraissent former sur une grande étendue la masse principale de toute l’île, dans laquelle les roches basaltiques manquent presque complétement. Sur le côté septentrional seulement , un peu au nord de Punta de Ajuda, on voit à la marée basse, un rocher divisé en colonnes pentagonales mal formées, et dont la masse principale est compacte et noire comme le basaite de Saxe.
L'île éntière est donc probablement une grande faille dans laquelle les roches trachytiques auront été chan, gées en obsidiennes et en pierres-ponces, et dont les parois sont formées par des roches basaltiques qui restent cachées par les eaux de là mer. De Alagoa das
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Furnas, les montagnes de pierres-ponces continuent à S'élever en formant une surface continue , et parvienñent jusqu’au Pico de Vara , dont la hauteur au-dessus dela mer peut être évaluée à près de 3,000 pieds. C'est la Seule sommité de l'ile sur laquelle on voie quelquefois de laneige.
La description de ces îles par le capitaine Boyd (Description of the Azores, 1853), contient beaucoup de faits importants pour la connaissance physique de l’archipel. On ne saurait plus douter que tout Cet assemblage dirigé du sud-est au nord-ouest, ne doive être regardé comme une immense crevasse sur laquelle se sont élevés des cratères de soulèvement, qui Souvent se réunissent pour ne former qu’une seule île, car M. Boyd, nous fait connaître même les bords de cette trevasse. L'île de Sainte-Marie, la seule qui soit située hors dela direction générale vers le sud-est, n’est plus Yolcanique. Aucune partie de sa surface ne paraît avoir souffert de l’action de la chaleur ou d’une éruption , postérieure à sa formation (p. 10). Toute l’île est composée de couches de schiste, qui affectent une position Presque perpendiculaire et qui forment de grandes falaises vers la mer. Du côté du nord-ouest, on voit dans ce schiste, dans un lieu inaccessible, et saillant hors du roc, un immense fémur d’an grand animal. Ce schiste serait-il donc un schiste du lias ? Il est couvert d’une formation calcaire remplie de corps marins; ce cal- Caire dont on exporte la chaux , est vraisemblablement d’une formation très récente. |
Peu d'îles présentent des phénomènes: volcaniques aussi variés que l’île de Saïint-Michaël, quoi qu’un Yrai volcan central ne s’y soit jamais ouvert. Après que Gonzalo Velho Cabral , eut réussi à établir une colonie dans l'ile de Sainte-Marie, découverte en 1454, il %bordaen 1444 sur la côte nord-ouest de Saint-Michaël,
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et la plaine qu’il vit s'étendre devant ses yeux lui parut si capable d’une haute culture , qu’il retourna de suite à Sainte-Marie pour y préparer une colonisation de la ne nouvellement découverte. Mais quand il aborda de nouveau à cet endroit, en 1445, avec tout ei était nécessaire pour établir sa colonie, quel ne fut pas son étonnement , lorsqu’au lieu d’une plaine il ne trouva plus qu’une énorme montagne, qui s'était élevée au-dessus de cette plaine; un immense cratère descendait de sa cime; des torrents d’eau, de boue; des pierres, des scories et des cendres s’étendaient sur les flancs et dévastaient les alentours. Cette montagne qui s'élait formée était le cratère de soulèvement de Alagoa las sete cidades; son fond est occupé maintenant par deux lacs. La circonférence de ses bords, est de 45 milles anglais, celle du fond de 9 milles , et sa hauteur au-dessus de-la mer surpasse 2,000 pieds: Depuis cette époque , il n’y a pas eu d'éruption , ni paf ce cratère, ni-sur les flancs. Voila donc un cratère de = soulèvement des plus décidés , formé presque sous n% yeux ; s’il s'était fait jour à travers les flots de la mer; il aurait formé une île aussi grande que celle de Graciosa et peu inférieure à celle de Fayal, Cette montagne n’est donc que le résultat d’une grande action volcanique qui ne s’esi exercée qu’une seule fois et qui n'a point établi de communication continue entre les foyers intérieurs et l'atmosphère.
M. Boyd, donne une liste des éruptions de Saint-Michaël, qui mérite d’être rappelée. On y remarquer sans peine que Îles orifices de ces éruptions changent! continuellement et ne se manifestent point autour d’ ui centre commun.
Après l'élévation de l’Ælagoa de las sete cidades ; l'île resta tranquille pendant près d’un siècle. En .1522, une éruption lança. en l'air les deux collines de
Lorical et de Rubacai » El Courrit de débris la ville de Villa Franca, qui fut entièrement détruite. 4,000 habilants perdirent la vie sous les décombres.
. 1565, il ÿ eut une.éruption du Pico Sapadéiro. UR courant de lave très large se précipita Yers la mer du côtédu nord, près de Rébeira Secca. Onle voit encore actuellement. |
En 1658, une île considérable parut 15 milles Vers Pouest de Saint-Michaël, resta tranquitle perdant Plusieurs années , puis disparut tout-à-coup et laissa à Sa place un abîme sans fond.
En 1652, leswæollines Pico do Foro, Romos et Pico do Paya, au nôrd-est du Rosto de Cao près de Punta Delgada, rejettèrent une grande quantité de pierres et de cendres et déyastèrent les environs. E,
En 1694, après de très violents tremblements deterre, On vit s'élever plusieurs petits îlots non loin de la côte.
En 1719, parut une nouvelle île à 45 lieues ouest en mer, Son diamètre était de 9 milles, elle disparut en 1725 et laissa un fond de 70 brasses. +
Le grand tremblement de Lisbonne en 1755, se ma-
nifesta sur l'ile, également par des secousses non sui-
Vies d'éruption.&
Le 14 d'août 1810 , on ressentit de violents tremble- Mmen{(s de terre. Des flammes étaient sorties des crevasses dans la partie nord-est deVile et il y cut une petite éruption du pic de Génétas, dans sa partie sud-ouest.
Le 15 juin 1841, parut l'ile de Sabrina , qai disparut au mois d'octobre. Depuis cette année PAPSOUASS, l'île n'a plus été inquiétée. A
L'île de Terceira, contient un cratère de soulève- +254 milles, au nord-ouest de la ville d'Angra; de larges fissures ouvertes sur les flancs en Jaissent émaner d’abondantes vapeurs. Ces fissures se sont formées après un tremblement de terre en 1614, Par
lequel la ville de Praya a été renversée. Depuis Ce temps €es mouvements ont cessé sur l’île. Le cratère se nomme Furnas d'Euxofre. Il paraît être entouré de collines de pierres-ponces. | “S- M. Boyd, raconte que ces poncess éboulent fréquém- è ment et entraînent dans leur chute des arbres, qui, ensevelis par les décombres, pourraient faire supposer qu’ils ont été entourés lors de l’éruption de ces ponces. Une seulé éruption connue . en 1761, vomit une lave du pic de Bagacina, qui après avoir couvert une étendue d’une lieue, se jeta dans la mer. L'île de Saint-Georges, si près de la communication centrale ouverte par le Pico , est aussi. celle qui paraît la plus agitée. Une éruptionten 1580, à une demi-lieue duport de Veihas, dura plusieurs jours, et des nombreux courants de laves se jetèrent dans la mer, où ils forment à présent une côte extrêmement raboteuse et escarpée. En 1691 , les mouvements se firent en mer. | Beaucoup de petits îlots parurent à la surface, au- d tour des côtes, mais disparurent de nouveau bientôt après. Ce même phénomène s’est répété en 1720, année de l'apparition de File près de Saint-Michael, et en 1757, on vit paraître dix-huit petitessiles à 150 toises
de la côle, qui après peu d’années disparurent égale- #.
ment. En mai 1808, se fit la grandé éruption, décrite par M. Dabney.
Les éruptions du Pic même, se bornent à celle de : 1572 du côté de l’est. Une lave s’échappa de la mortagne et entra en mer à six milles dé distance près de la ville de Prainha. Dans ce même siècle deux autrés éruptions furent accompagnées de courants de lave; Yun vers le nord près de Bardéira, l’autre du côté du sud, non loin de Saint Matéo. La dernière éruptioP en 1718, s’est effectuée du côté de l’ouest. :
La vue du Pic, que M. Boyd, donne d’après l'amiral
Sartorius est aussi belle qu'instructive. M. Boyd assure
Positivement, que le courant dé lave qu'on vit sortir
en 1672, sur l’île de Fayal , s’est fait jour par les flancs
d'un pic non loin de la ville de Praya, et qu'il n’est
“Point descendu des côtés du cratère de soulèvement du milieu, où il n’y à point de courants de lave.
Les trois cratères de soulèvement des ilesles plus con- … Sidérables du groupe des Canaries, celles de laGran Ca- » naria de Ténériffe et de Palma, se trouvent exactement … placés dans la même direction, sur une ligne qui, à Ja | surface de la terre; s’étend du nord-est au sud-ouest. Cette disposition, qui ne paraît certainément pas être l'effet du hasard, est probablement Je résultat d’une action intérieure, et l'on peut très bien admettre que cetle action est la même que celle qui a déterminé la Sortie du trachyte. Les îles de Lancerote et de Fuerta- Ventura qui se trouvent dans une tout autre direction ne présentent aucune trace de trachyte ; au contraire ; * l'intérieur de la Calderade l'ile-de Palma est entière- Ment composé de trachyte ; cette roche forme toute la Partie du Pic de Ténérifre, qui est'isolée du cratère de … Soulèvement, et dans la grande Canarie elle se présente aussi dans la même direction et forme lés mon- D tignes les plus élevées et les plus considérables de cette Île... # Se de * Si l’île de Madère appartenait au Système volcanique des îles Canaries, il serait intéressant d'étudier, sousce Tapportde connexité, lecalcaire remarquable découvert
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sit PHÉNOMÈNES VOLCANIQUES
par Bowdih, auprès de $. Vicente, dans la partie septentrionale de celte île (Journal of Science, XXVN, 316). Ce calcaire est tout-à-fait semblable à celui qui se présente
vis-à-vis de Lisbonne, sur larive méridionale du Tage,
cependant il est un peu plus grenu. Le basalte recouvre |
le calcaire et le traverse sous forme de nombreux filons. Cé calcaire se présente en masses extrêmement puissantes , ayant 700 pieds d'épaisseur depuis la partie .
inférieure des masses basaltiques qui le recouvrent ju$f
qu’à la surface de la mer. Les fossiles qui se trouvent dans un calcaire semblable à Porto Santo, êt qui sont des ampullaria, des pecten multiradiatum et glaber; des turitella, et des conus prouvent. que ce calcaire
‘appartient aux formations les plus récentes, et qu'il à
probablement été traversé par les masses de bäsalte.
Les fossiles contenus dans le tuf de Tomarazeyte;dans la grande Canarie, pourraient.fort-bien avoir appartentM originairement à un calcaire analogue.